Vandana Shiva
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Université de Guelph
Université du Panjab
St. Mary's Convent High School (en)
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation |
Université Western Ontario Université de Guelph Université du Panjab St. Mary's Convent High School (en) |
| Activités |
| A travaillé pour |
Indian Institute of Science Indian Institute of Management Amritsar (en) |
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| Directeur de thèse | |
| Site web |
(en) www.vandanashiva.com |
| Distinctions | Liste détaillée Right Livelihood Award () Prix de la planète bleue (d) () LennonOno Grant for Peace (en) () Docteure honoris causa de l'université Paris-Nanterre () Prix Sydney de la paix () Prix Thomas-Merton () Prix de la culture asiatique de Fukuoka () The Glass of Reason () MIDORI Prize for Biodiversity (d) () 100 Women () Docteur honoris causa de l'université Pompeu Fabra () Docteur honoris causa de l'université de Florence Docteur honoris causa de l'Université de Toronto |
Vandana Shiva, née le à Dehradun (Uttarakhand), est une écoféministe indienne[1].
Elle dirige la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles (Research Foundation for Science, Technology and Natural Resource Policy). Elle a reçu le Right Livelihood Award en 1993[2].
Engagements et positions anti-OGM
Après avoir obtenu une licence de physique en 1972, puis un master en 1974[1], à l'université du Panjab, à Chandigarh en Inde, Vandana Shiva poursuit ses études au Canada. Elle y obtient un master de philosophie des sciences à l’université de Guelph en 1977, puis un doctorat dans la même discipline obtenu en 1978 à l'université de Western Ontario. Elle réoriente ensuite ses recherches dans le domaine des politiques environnementales à l'Indian Institute of Science[3].
Elle est l'une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, notamment pour la promotion de l'agriculture paysanne traditionnelle et biologique, en opposition à la politique d'expansion des multinationales agro-alimentaires et au génie génétique. Elle lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie[4].
Dès les années 1980, elle a été très active dans le « Narmada Bachao Andolan » (Mouvement Sauvons le Narmada) qui s'oppose à la construction d'énormes barrages sur la rivière Narmadâ, barrages bouleversant les écosystèmes et obligeant aux déplacements de millions de paysans pauvres[5].
En 1991, Vandana Shiva fonde l'association « Navdanya (« Neuf semences ») », association pour la conservation de la biodiversité dans les pratiques agricoles[6].
Elle est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le [7].

Tout en poursuivant sa lutte contre l'introduction des OGM dans son pays[8],[9], Vandana Shiva s'engage en faveur de la paix, la biodiversité et du droit des peuples de disposer d'eux-mêmes.
En 2001, Vandana Shiva, avec quatorze lauréats du Right Livelihood Award et du Prix Goldman, demande au Congrès mexicain la reconnaissance constitutionnelle des peuples autochtones et de leurs droits, en insistant sur leur rôle dans le développement et la conservation de la biodiversité naturelle et culturelle[10]. En 2004, après deux ans de combat, Vandana Shiva obtient la fermeture de l'usine Coca-Cola du Kerala[11].
Sa fondation de recherche surveille les activités liées aux OGM depuis 1997 et mène une campagne anti-OGM au niveau national et international. Elle accuse les OGM du coton Bt introduits en 2002 d'être responsable des suicides des paysans indiens qui se seraient endettés et n'auraient pas eu les rendements prévus. Ces accusations sont reprises par diverses organisations, par exemple par le Centre pour les droits de l’Homme et la justice mondiale (CHRGJ) de la faculté de droit de l'université de New York (NYU) dans un rapport datant de 2011[12] (dont la co-autrice, la professeure Smita Narula évoque dans une vidéo le rôle des OGM dans la recrudescence des suicides chez les paysans indiens[13]). Mais les études portant sur les suicides d'agriculteurs en Inde réfutent ces affirmations, constatant qu'il n'y a pas eu d'augmentation du taux de suicides depuis l'adoption massive du coton Bt en 2002[14],[15], l'une d'elles indiquant même une diminution du taux de suicides à partir de 2005[15]. La principale cause des suicides serait en réalité un surendettement des agriculteurs, induit par un ensemble de facteurs incluant le manque d'irrigation ou la diminution des prêts accordés aux agriculteurs[16]. Les théories de Vandana Shiva concernant une supposée forme de « totalitarisme alimentaire » orchestrée selon elle par les laboratoires et certaines fondations caritatives[17] sont contestées par certains scientifiques[18].
Œuvres
- Mémoires Terrestres, trad. Marin Schaffner, Rue de l'Échiquier/Wildproject, 2023 (ISBN 978-2-374254-098) présentation éditeur
- Restons vivantes, trad. Agnès El Kaïm, Rue de l'Échiquier, 2022 (1988) (ISBN 978-2-37425-285-8)
- Monocultures de l'esprit, trad. Marin Schaffner, Marseille, Wildproject, 2022 (1993) (ISBN 978-2-381140-339) présentation éditeur
- The Violence of the Green Revolution - Third World Agriculture, Ecology and Politics, Paperback, 1991, 264 p.
- Ecoféminisme (1993) avec Maria Mies (ISBN 2738471773)
- Vandana Shiva, Éthique et agro-industrie : main basse sur la vie, L'Harmattan, , 128 p. (ISBN 978-2-7384-4409-7)
- Vandana Shiva, Le terrorisme alimentaire, Fayard, , 197 p. (ISBN 978-2-213-61080-1)
- Vandana Shiva, La Guerre de l'eau : privation, pollution et profit, Parangon, , 162 p. (ISBN 978-2-84190-097-8)
- India Divided, Seven Stories Press, 2005
- Globalization's New Wars: Seed, Water and Life Forms Women Unlimited, New Delhi, 2005 (ISBN 81-88965-17-0)
- Earth Democracy; Justice, Sustainability, and Peace, South End Press, 2005 (ISBN 0-89608-745-X)
- Manifestos on the Future of Food and Seed, editor, South End Press 2007 (ISBN 978-0-89608-777-4)
- Democratizing Biology: Reinventing Biology from a Feminist, Ecological and Third World Perspective, author, Paradigm Publishers 2007 (ISBN 978-1-59451-204-9)
- Soil Not Oil, South End Press, 2008 (ISBN 978-0-89608-782-8)
- Biopiracy: The Plunder of Nature & Knowledge, Natraj Publishers, 2011 (ISBN 978-8-18158-160-0)
- Making Peace With The Earth, Pluto Press, 2013 (ISBN 978-0-7453-33762)
- "Étreindre les arbres", dans Reclaim : recueil de textes écoféministes choisis et présentés par Émilie Hache, Paris, Cambourakis, 2016
- 1 % : Reprendre le pouvoir face à la toute-puissance des riches, Rue de l'Échiquier, 2019
Médias
Un monde à vendre (titre anglais : Life running out of control), film de Bertram Verhaag et Gabriele Kröber de 2004, diffusé sur Arte le et le , relate son combat[19]
Vandana Shiva apparait en outre dans les films documentaires suivants :
- Dalai Lama Renaissance[20].
- Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau.
- Le Monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin.
- The True Cost d'Andrew Morgan.
- En quête de sens de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière.
- Demain de Mélanie Laurent et Cyril Dion.
- La Guerre des graines de Stenka Quillet et Clément Montfort[21].
- SEED: The Untold Story de Taggart Siegel et Jon Betz.
- Internet ou la révolution du partage (55 min) de Philippe Borrel version courte de son film La bataille du Libre (87 min) aka Hacking for the Commons .
- Haro sur l'eau (91 min) de Manuel Daubenberger et Felix Meschede (Allemagne 2023, diffusé sur Arte le 08/07/2024)
Distinctions
Prix et récompenses
- 1993 : Right Livelihood Award « pour avoir placé les femmes et l'écologie au cœur du discours sur le développement moderne »
- 2007 : Prix de la Planète bleue[22]
- 2010 : Prix Sydney de la paix[23]
- 2008 : LennonOno Grant for Peace (en)
- 2011 : Prix Thomas Merton
- 2012 : Prix de la culture asiatique de Fukuoka
- 2012 : Das Glas der Vernunft (de)
- 2016 : MIDORI Prize for Biodiversity [24]
- 2016 : Prix Danielle Mitterrand, de la Fondation France Libertés
- 2019 : BBC 100 Women
Honneurs
Elle est docteur honoris causa de :
- l'université Paris X (
France, )[25] - l'université de Toronto en Droits (
Canada, )[26] - l'université d'Oslo (
Norvège) - l'université Western Ontario (
Canada) - Connecticut College (en) (
États-Unis) - l'université de Guelph (
Canada) - l'université de Florence (
Italie)