Vandana Shiva

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Vandana Shiva
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A travaillé pour
Indian Institute of Science
Indian Institute of Management Amritsar (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Site web
Distinctions
Enregistrement vocal.
Prononciation
Œuvres principales
Staying Alive: Women, Ecology, and Development (d), The Violence of the Green Revolution: Third World Agriculture, Ecology, and Politics (d), Earth Democracy (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Vandana Shiva, née le à Dehradun (Uttarakhand), est une écoféministe indienne[1].

Elle dirige la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles (Research Foundation for Science, Technology and Natural Resource Policy). Elle a reçu le Right Livelihood Award en 1993[2].

Engagements et positions anti-OGM

Après avoir obtenu une licence de physique en 1972, puis un master en 1974[1], à l'université du Panjab, à Chandigarh en Inde, Vandana Shiva poursuit ses études au Canada. Elle y obtient un master de philosophie des sciences à l’université de Guelph en 1977, puis un doctorat dans la même discipline obtenu en 1978 à l'université de Western Ontario. Elle réoriente ensuite ses recherches dans le domaine des politiques environnementales à l'Indian Institute of Science[3].

Elle est l'une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, notamment pour la promotion de l'agriculture paysanne traditionnelle et biologique, en opposition à la politique d'expansion des multinationales agro-alimentaires et au génie génétique. Elle lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie[4].

Dès les années 1980, elle a été très active dans le « Narmada Bachao Andolan » (Mouvement Sauvons le Narmada) qui s'oppose à la construction d'énormes barrages sur la rivière Narmadâ, barrages bouleversant les écosystèmes et obligeant aux déplacements de millions de paysans pauvres[5].

En 1991, Vandana Shiva fonde l'association « Navdanya Neuf semences ») », association pour la conservation de la biodiversité dans les pratiques agricoles[6].

Elle est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le [7].

Intervention de Vandana Shiva au Salon international du goût (it) - Terra Madre 2012, Turin.

Tout en poursuivant sa lutte contre l'introduction des OGM dans son pays[8],[9], Vandana Shiva s'engage en faveur de la paix, la biodiversité et du droit des peuples de disposer d'eux-mêmes.

En 2001, Vandana Shiva, avec quatorze lauréats du Right Livelihood Award et du Prix Goldman, demande au Congrès mexicain la reconnaissance constitutionnelle des peuples autochtones et de leurs droits, en insistant sur leur rôle dans le développement et la conservation de la biodiversité naturelle et culturelle[10]. En 2004, après deux ans de combat, Vandana Shiva obtient la fermeture de l'usine Coca-Cola du Kerala[11].

Sa fondation de recherche surveille les activités liées aux OGM depuis 1997 et mène une campagne anti-OGM au niveau national et international. Elle accuse les OGM du coton Bt introduits en 2002 d'être responsable des suicides des paysans indiens qui se seraient endettés et n'auraient pas eu les rendements prévus. Ces accusations sont reprises par diverses organisations, par exemple par le Centre pour les droits de l’Homme et la justice mondiale (CHRGJ) de la faculté de droit de l'université de New York (NYU) dans un rapport datant de 2011[12] (dont la co-autrice, la professeure Smita Narula évoque dans une vidéo le rôle des OGM dans la recrudescence des suicides chez les paysans indiens[13]). Mais les études portant sur les suicides d'agriculteurs en Inde réfutent ces affirmations, constatant qu'il n'y a pas eu d'augmentation du taux de suicides depuis l'adoption massive du coton Bt en 2002[14],[15], l'une d'elles indiquant même une diminution du taux de suicides à partir de 2005[15]. La principale cause des suicides serait en réalité un surendettement des agriculteurs, induit par un ensemble de facteurs incluant le manque d'irrigation ou la diminution des prêts accordés aux agriculteurs[16]. Les théories de Vandana Shiva concernant une supposée forme de « totalitarisme alimentaire » orchestrée selon elle par les laboratoires et certaines fondations caritatives[17] sont contestées par certains scientifiques[18].

Œuvres

  • Mémoires Terrestres, trad. Marin Schaffner, Rue de l'Échiquier/Wildproject, 2023 (ISBN 978-2-374254-098) présentation éditeur
  • Restons vivantes, trad. Agnès El Kaïm, Rue de l'Échiquier, 2022 (1988) (ISBN 978-2-37425-285-8)
  • Monocultures de l'esprit, trad. Marin Schaffner, Marseille, Wildproject, 2022 (1993) (ISBN 978-2-381140-339) présentation éditeur
  • The Violence of the Green Revolution - Third World Agriculture, Ecology and Politics, Paperback, 1991, 264 p.
  • Ecoféminisme (1993) avec Maria Mies (ISBN 2738471773)
  • Vandana Shiva, Éthique et agro-industrie : main basse sur la vie, L'Harmattan, , 128 p. (ISBN 978-2-7384-4409-7)
  • Vandana Shiva, Le terrorisme alimentaire, Fayard, , 197 p. (ISBN 978-2-213-61080-1)
  • Vandana Shiva, La Guerre de l'eau : privation, pollution et profit, Parangon, , 162 p. (ISBN 978-2-84190-097-8)
  • India Divided, Seven Stories Press, 2005
  • Globalization's New Wars: Seed, Water and Life Forms Women Unlimited, New Delhi, 2005 (ISBN 81-88965-17-0)
  • Earth Democracy; Justice, Sustainability, and Peace, South End Press, 2005 (ISBN 0-89608-745-X)
  • Manifestos on the Future of Food and Seed, editor, South End Press 2007 (ISBN 978-0-89608-777-4)
  • Democratizing Biology: Reinventing Biology from a Feminist, Ecological and Third World Perspective, author, Paradigm Publishers 2007 (ISBN 978-1-59451-204-9)
  • Soil Not Oil, South End Press, 2008 (ISBN 978-0-89608-782-8)
  • Biopiracy: The Plunder of Nature & Knowledge, Natraj Publishers, 2011 (ISBN 978-8-18158-160-0)
  • Making Peace With The Earth, Pluto Press, 2013 (ISBN 978-0-7453-33762)
  • "Étreindre les arbres", dans Reclaim : recueil de textes écoféministes choisis et présentés par Émilie Hache, Paris, Cambourakis, 2016
  • 1 % : Reprendre le pouvoir face à la toute-puissance des riches, Rue de l'Échiquier, 2019

Médias

Un monde à vendre (titre anglais : Life running out of control), film de Bertram Verhaag et Gabriele Kröber de 2004, diffusé sur Arte le et le , relate son combat[19]

Vandana Shiva apparait en outre dans les films documentaires suivants :

Distinctions

Prix et récompenses

Honneurs

Elle est docteur honoris causa de :

Annexes

Notes et références

Liens externes

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