Vanessa Mendoza Cortés commence sa carrière de psychologue à Barcelone, mais elle revient en Andorre en 2012 pour militer pour les droits des femmes[2].
En 2014, elle fonde et devient présidente de « Stop Violències », une organisation qui milite contre les violences basées sur le genre[3] et milite pour la dépénalisation de l'avortement en Andorre[4],[5]. En 2018, elle organise la première manifestation de rue andorrane, appelant à la dépénalisation de l'avortement[6],[7]. Elle est menacée de violences physiques et sexuelles en réponse à son militantisme[8].
En 2020, après le dépôt d’une plainte par le gouvernement, Vanessa Mendoza Cortés est accusée de diffamation par le procureur général d'Andorre pour avoir exprimé ses préoccupations concernant l’interdiction totale de l’avortement en Andorre lors d’une réunion du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes en 2019.
À la suite du tollé international suscité, deux des accusations impliquant des peines d’emprisonnement ont été abandonnées. Le procès de Vanessa Mendoza Cortés, accusée de « délit contre le prestige des institutions », s'est ouvert en décembre 2023 et s'est terminé par son acquittement le 17 janvier 2024[9].
Amnesty International et d'autres organisations ayant soutenu la militante ont déclaré à cette occasion : "L’acquittement d’aujourd’hui confirme le droit à la liberté d’expression de Vanessa Mendoza Cortés ainsi que la légitimité des efforts déployés par toutes les personnes qui défendent les droits des femmes et les droits sexuels et reproductifs. Vanessa Mendoza Cortés a cependant payé un lourd tribut à la défense des droits humains. Elle a subi une procédure judiciaire injuste et prolongée qui a duré plus de quatre ans[9]."