Vents (poème)
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| Titre |
Vents |
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Français |
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Vers libre |
Vents est un poème de Saint-John Perse, composé en 1945, pendant l'exil de l'auteur aux États-Unis, et publié en 1946 chez Gallimard.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saint-John Perse connaît un exil forcé aux États-Unis. Relevé de sa fonction de diplomate et privé de sa nationalité française sous le régime de Vichy, il vit à New York et sur la côte Est du pays, avec le soutien de puissants amis américains, dont Katherine et Francis Biddle[1]. Grâce à Archibald MacLeish, il occupe une fonction de conseiller littéraire à la Bibliothèque du Congrès de Washington à partir de 1941[1].
En 1945, suite à la publication en France de Exil, Saint-John Perse écrit Vents à Seven Hundred Acre Island, sur les côtes du Maine. L'imaginaire du poème est imprégné de ce paysage américain, auquel s'ajoutent ceux de l'Arizona, du Texas et du Colorado, États découverts par le poète lors de voyages entrepris pendant l'année 1945[2].
Vents est publié chez Gallimard en 1946, dans une édition luxueuse de grand format limitée à 2425 exemplaires[2].
Composition
Le poème est composé de quatre parties, elles-mêmes divisées en plusieurs chants. La première partie compte sept chants, la seconde et la troisième en comptent six chacune, et la dernière en compte également sept[3].
« C’étaient de très grands vents sur toutes faces de ce monde,
De très grands vents en liesse par le monde, qui n’avaient d’aire ni de gîte,
Qui n’avaient garde ni mesure, et nous laissaient, hommes de paille,
En l’an de paille sur leur erre... Ah ! oui, de très grands vents sur toutes faces de vivants ! »
Vents I, 1.
Analyse
De façon similaire aux poèmes « Pluies » et « Neiges », Vents met en scène le surgissement et l'emprise d'un élément cosmique, les « très grands vents », dont le poème suit la course symbolique[3].