Verdinaso

From Wikipedia, the free encyclopedia

ChefJoris Van Severen (1931-1940)
Emiel Thiers (1940)
Fondation
Disparition1940
Verbond van dietsche nationaal soladiresten
Image illustrative de l’article Verdinaso
Logotype officiel.
Présentation
Chef Joris Van Severen (1931-1940)
Emiel Thiers (1940)
Fondation
Disparition 1940
Positionnement Extrême droite
Idéologie Majorités :
National-solidarisme
Unitarisme
Factions :
Belgicanisme
Droite chrétienne
Adhérents Plus de 10 000
Couleurs Bleu et orange (en référence aux couleurs national néerlandaise)
Le drapeau du parti.

Le Verdinaso est une organisation politique fasciste belge, née en 1931.

Le parti, qui est actif en Belgique et aux Pays-Bas, est dirigé par Joris Van Severen. Il est dissous par les nazis au début de l'Occupation.[pas clair]

Le Verbond van dietsche nationaal solidaristen (en français : « groupement des solidaristes nationaux thiois »), plus couramment appelé le Verdinaso a été fondé pendant l'Entre-deux-guerres, le . Son fondateur est Joris Van Severen, homme politique belge ancien député au Frontpartij et vétéran de la Première Guerre mondiale. Il est issu d'une famille bourgeoise francophone[1]. Le parti nait à la suite d'un conflit entre Van Severen et le Katholiek Vlaamsh Nationaal Verbond : le VNV a comme ambition de fédéraliser la Belgique, alors que Van Severen considère le fédéralisme comme un facteur de la désunion entre flamands et wallons ce qui nuit à atteindre son objectif de fusion des Pays-Bas[2]. Le Verdinaso naît donc à cause d'un schisme au sein du Frontpartij. Au départ, le parti est dirigé par Van Severen et Jules Declercq à Gand et à Anvers mais la structure du parti va très vite évoluer[1]. Le mouvement aurait compté, au moment de son apogée, plus de 10 000 militants[3].

Idéologie

Ce parti d'extrême droite a pour objectif de créer un état populaire thiois, c'est-à-dire un État catholique qui rassemblerait les Pays-Bas actuels, la Flandre belge et la Flandre française[3],[1]. Pour ce faire, le parti se base sur un mouvement politique appelé le nationalisme solidariste thiois, il s'agit d'une idéologie qui prône une solidarité entre les différents membres d’un même État pour le bien de la nation. Cela se base sur un système autoritaire qui prévoit une planification socio-économique[3].

S'inspirant de l'action française de Charles Maurras[3] ainsi que de l'idéologie de Mussolini, le Verdinaso s'inscrit dans le mouvement du nationalisme thiois qui peut être défini comme étant « l'action énergique de la communauté nationale thioise en vue de consolider son unité organique dans un état qui corresponde à cette unité organique »[4].

L'objectif de ce mouvement est, principalement, de développer et assurer la sauvegarde de l’identité nationale thioise, pour atteindre ce but, le mouvement cherche à créer une nation thioise et, pour conserver cette dernière, créer un état thiois[4].

Joris Van Severen, fondateur du parti lors d'un rassemblement avec ses partisans.

Pour mener à bien ses objectifs, le Verdinaso souhaite modifier le système en place, à savoir la démocratie. En effet, il considère que la souveraineté populaire n'existe pas et qu’elle est en réalité une invention des ennemis du peuple contre ces derniers. Le peuple est divisé dans diverses corporations notamment en fonction de leur profession, au sein de celle-ci ils donnent leur avis par voie référendaire[1]. Les partisans et membres du Verdinaso sont également contre le système libéral, qu’ils considèrent, de la même façon que pour la démocratie, comme un ennemi du peuple[4]. Pour remplacer ce système, le parti prévoit une solidarité des citoyens pour satisfaire les besoins de la nation et également un régime spécial en ce qui concerne la propriété privée, il y aurait une obligation du service social de cette propriété, en clair ils souhaiteraient instaurer une économie nationale[4].

Durant l'Entre-deux-guerres et la Seconde Guerre mondiale, l'idéologie du Verdinaso a de nombreux points de similitude avec l'idéologie de l'Allemagne nazie prônée par Hitler. Il est largement antisémite[5]. Malgré tout, le parti et en particulier son leader, Joris Van Severen, est en désaccord avec le Troisième Reich. En effet, il considère que l'Allemagne nazie est la première et la principale ennemie du pays thiois. À propos des ressemblances avec l'idéologie nazie, les formes de la propagande du Verdinaso sont très similaires au national socialisme allemand en ce qui concerne les drapeaux ou les emblèmes du parti.

En ce qui concerne la révolution belge de 1830, Joris Van Severen considère « la petite émeute brabançonne de 1830 comme un regrettable incident dans notre histoire séculaire ». Il prétend que la révolution belge a été manœuvrée par des Français présents à Bruxelles[2].

Au niveau des idées du parti, il y a également une similitude, les juifs seraient considérés comme une menace pour les citoyens belges[2]. Par ailleurs, des comptes rendus officiels du parti nazi auraient aussi été régulièrement publiés dans le journal du parti, nommé le Hier Dinaso, ces comptes rendus sont généralement tournés vers les personnes considérées comme étant problématiques pour le régime hitlérien[3]. De ce fait, le Verdinaso a des points communs avec le parti national socialiste allemand en plus de l’orientation politique, qui est tournée vers l’extrême droite.

Structure

Dissolution

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI