Verrerie Chappuy
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| Destination initiale |
Fabrication de produits verriers |
|---|---|
| Construction |
1843 |
| Propriétaire |
Louis-François Chappuy |
| Pays | |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
Frais-Marais |
| Coordonnées |
|---|
La verrerie Chappuy est autorisée par ordonnance royale n° 17 272 du au profit de Louis Chappuy à Frais-Marais; hameau de Douai dans le département du Nord pour une fabrication de verre blanc à vitres et à bouteilles[1]. Elle deviendra par la suite la Société Anonyme des Verreries à Bouteilles du Nord à la suite de l'absorption de trois autres verreries.
Un peu d'histoire
Des opposants à l'installation de la verrerie Chartier à Douai-Dorignies l'oblige à construire au centre de la parcelle avec une cheminée de 20 mètres. Ces contraintes sont également appliquées à Louis-François Chappuy qui est également autorisé en 1842 à une verrerie à Frais-Marais. Elle lui sera accordée sous réserves qu'elle soit construite au centre du terrain avec une cheminée de 20 m pour ne pas gêner le voisinage[2].
La verrerie s’établit sur les bords de la Scarpe canalisée dans une situation pour recevoir les matières premières et écouler ses produits.
Verrerie Louis Chappuy
Louis Chappuy est né le à Saint-Dié-des-Vosges et décède en 1878[3]
La famille Chappuy est originaire des Vosges. Son berceau est la petite ville de Mirecourt. Le père de Louis Chappuy avait été commissaire des guerres sous Napoléon Ier, il rentra, après l'écroulement de l'Empire, et fut nommé à Douai receveur principal des contributions indirectes et entreposeur des tabacs.
Louis-François Chappuy étudia l'art de la verrerie dans sa région natale ; les Vosges et dès 1841, se mit résolument à l’œuvre. Il fut d'abord chargé de la construction et de la direction d'une verrerie au Havre, mais, pour se rapprocher de son père, il entreprend de fonder un établissement analogue près de Douai[3].
C'est au hameau de Frais-Marais qu'il en choisit l'emplacement.
« L'usine de Frais-Marais fut construite entre le canal de la Scarpe et la grande route de Douai à Lille, placée ainsi de façon à recevoir facilement les matières premières, comme à expédier les produits de sa fabrication, ainsi favorablement située, dirigée avec une volonté ferme et prudente, une vigilance de tous les instants et une réelle entente commerciale. Louis Chappuy prit part à beaucoup d'expositions industrielles et y fut l'objet des distinctions les plus flatteuses. Un diplôme d'honneur, 2 médailles d'or, un rappel de médaille d'or, 3 médailles d'argent, 6 médailles de bronze et autant de mentions honorables forment les titres de noblesse de la verrerie de Frais-Marais. »[3]
Le , Louis Chappuy délivre un brevet d'invention pour la fabrication de la chaux.
La verrerie occupe 60 ouvriers en 1850, puis prospéra pour en compter jusqu’à 150 par la suite[3].
En 1855, elle fabrique annuellement plus d'un million de bouteilles et 40.000 dames-jeannes. Les trois-quarts de ses produits sont destinés à l'exportation. Elle fait des dames-jeannes de 50 à 100 litres de contenance et qui ne pèsent que 10 à 18 kilogrammes. La confection de ces vases, qui sont soufflés dans moules présente de grandes difficultés d'exécution[4].
Les relations que Louis Chappuy avait conservées au Havre lui donnèrent la facilité de nouer de fructueux rapports avec l'Amérique, où il expédiait chaque année notamment une grande quantité de dames-jeannes.
L'installation de cette verrerie attirera d'autres implantations, des constructions de logements, d'école et d'église apportant une expansion de ce hameau qui ne comportait que quelques maisons. Par ailleurs, il se lança dans plusieurs œuvres de charité pour le bien-être de ses ouvriers et de la population de Frais-Marais (voir l'article détaillé).
Le , le conseil des prud'hommes de Douai ordonne a Louis Chappuy la régularisation du livret (de travail) de M Georges, et condamne Louis Chappuy à payer M. Georges onze journées de travail à titre de dommages et intérêts[5].

