Verrerie d'en bas
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| Destination initiale |
Fabrication de produits verriers |
|---|---|
| Construction |
1854 |
| Propriétaire |
Commune d'Aniche |
| Pays | |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
Rue Denfert-Rochereau |
| Coordonnées |
|---|
La verrerie d'en bas est fondée à Aniche dans le département du Nord par Constant Lemaire en 1854[1].
Le site industriel de la Verrerie d'en bas est toujours en activité depuis plus de 160 ans après sa création[1]. La verrerie d'en bas sera l'objet d'une longue transmission familiale puis de nombreuses sociétés utiliseront ce site.
Après la découverte de la houille, à Aniche, le 16 septembre 1778, à la Fosse Sainte-Catherine - Saint-Mathias de la Compagnie d'Aniche du Marquis de Trainel l'industrie verrière se développe à Aniche à partir de 1813-1823, grâce à l'énergie de la houille de terre exploitée à proximité et la mise à disposition gratuitement du réseau ferré de la Compagnie d'Aniche pour l'amenée des matières premières et l'envoi des produits finis.
De nombreuses verreries ouvrières verront le jour à partir de 1848 après la création des ateliers sociaux.Les ateliers sociaux étaient une proposition économique et industrielle pour la France, développée par Louis Blanc dans L'Organisation du travail (1839) et qu'il mit en pratique lorsqu’il fut président de la commission du Luxembourg après la Révolution française de 1848[2]
Le gouvernement provisoire publie un décret rédigé à la hâte par Louis Blanc garantissant le droit au travail :
« Le gouvernement provisoire de la République s'engage à garantir l'existence des ouvriers par le travail. Il s'engage à garantir le travail […] à tous les citoyens. Il reconnaît que les ouvriers doivent s'associer entre eux pour jouir du bénéfice légitime de leur travail. »
Première verrerie d'en-bas
Il existe en 1953 une « verrerie d'en bas » gérée par une société d'ouvriers commandités par le gouvernement[3].
Constant Lemaire
Fondateurs associés de la verrerie Saint-Martin Constant Lemaire et Joseph Boucquiaux revendent leurs parts à Henry Delhay en 1854[4].
Constant Lemaire reprend la même année 1854 la verrerie d'en bas à Aniche[5].
En 1864, la verrerie devient la verrerie Lemaire Constant, père & fils[6].
La fille ainée de Constant Lemaire, Désirée (née le 21 février 1843 à Aniche), épouse le 29 août 1865 à Aniche Alexandre Fogt (né le 18 mai 1840 à Fumay, 1er septembre 1907 à Aniche) tandis que la cadette Victorine Lemaire (née le 4 mars 1845 à Aniche, décès 12 février 1868 à Aniche) épousera son beau-frère deux ans plus tard le 1er mai 1867 Louis Fogt (né le 14 novembre 1844 à Fumay, décédé le 8 avril 1915 à Aniche[réf. nécessaire].
Fogt Frères et H. Lemaire



Ainsi, la verrerie d'En-Bas repart sous le nom de Saint-Laurent.
Les frères Alphonse et Louis Fogt s'associent avec Henri Lemaire pour fonder la société Fogt frères et H. Lemaire en 1854[7].
La verrerie est toujours active en 1874 comme confirmé par une audience le 15/11/1873 au tribunal des Prud'hommes de Douai, Séance présidée par Paul Hayez[8],[9].
M. Lemaire cède ses parts aux Frères Fogt le 23 septembre 1881 ; exploitants de la verrerie Saint-Laurent[10]. La société devient Verrerie Frère Fogt et Cie.
La verrerie Victor Fogt et Cie fera faillite le 12 juillet 1893.
En 1909, La verrerie sera reprise par Joseph Lapeyre-Fogt (né le 9 septembre 1857 à Givors), maître de verreries à Penchot dans l'Aveyron qui épouse le 10 juin 1890 à Aniche Victorine Fogt (née le 30 mars 1868 à Aniche), fille d’Alexandre Fogt.[réf. nécessaire]
Charles Ducret
Charles Ducret (15 juillet 1809 à Faverney[11], Douai 26 juin 1892[réf. nécessaire]) ; fils de Jean Baptiste et de Françoise Martin ; épouse le 11 novembre 1840 Aldegonde Marguerite Joseph Buisset[12]. Il entre en 27 avril 1839 à la verrerie d'en Haut qu'il quitte comme directeur de la comptabilité à la verrerie d'En-Haut le 1er juillet 1860.
Il est directeur de la Compagnie des mines d'Azincourt en 1864[6].
En 1860, il fonde deux verreries l'une de gobeleterie à Auberchicourt, les verreries Caton. II va vite s'associer avec un maître-verrier, Auguste Caton, à qui il revendra l'usine en avril 1873. La deuxième verrerie de verres à vitres qu'il fondera en 1873 à Verrerie Ducret d'Aniche[13], en 1867, il est adjoint au maire d'Aniche de novembre 1875 à janvier 1876 puis conseiller cantonal jusqu'en 1880[14]. Charles Ducret est aussi un maître de verrerie à Aniche, à Auberchicourt, employant environ 290 personnes[13] et au 22 rue d'Infroy à Douai[15].
Charles Ducret fut nommé Chevalier de la Légion d'Honneur en 1882[13].
Compagnies Réunies Des Glaces Et Verres Spéciaux Du Nord De La France
Compagnies réunies des Glaces et Verres spéciaux du Nord de la France. est une société, constituée en 1908, résultant de la fusion de la Compagnie des Glaces et Verres Spéciaux du Nord et de la Compagnie des Glaces et Verres Spéciaux de la France, la première résultant elle-même de la réunion, en 1893, des Glaceries de Jeumont et de Recquignies.
Avant 1914, la Société exploitait trois établissements situés à Jeumont, Recquignies et Boussois. Les trois usines furent détruites entre 1914 et 1918. Tous les efforts de la Société furent concentrés sur la reconstitution de l'usine de Boussois[16],[17].
