Fumay

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Fumay
Fumay
Blason de Fumay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Intercommunalité CC Ardenne Rives de Meuse
Maire
Mandat
Mathieu Sonnet
2026-2032
Code postal 08170
Code commune 08185
Démographie
Gentilé Fumaciens, Fumaciennes[1]
Population
municipale
3 086 hab. (2023 en évolution de −11,35 % par rapport à 2017)
Densité 82 hab./km2
Population
unité urbaine
4 880 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 49° 59′ 39″ nord, 4° 42′ 27″ est
Altitude 289 m
Min. 112 m
Max. 466 m
Superficie 37,56 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Fumay
(ville-centre)
Aire d'attraction Fumay
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Revin
Législatives 2e circonscription des Ardennes
Localisation
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Fumay
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Fumay
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Fumay
Liens
Site web https://www.ville-fumay.net/

Fumay est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Fumay, située dans le parc naturel régional des Ardennes et frontalière de la Belgique, est parfois nommée « la cité de l'ardoise » en référence au matériau qui fit sa prospérité au XIXe siècle.

Localisation

Commune des Ardennes frontalière de la Belgique située dans la callée de la Meuse, Fumay se situe à 30 km au nord de Charleville-Mézières dans la pointe de Givet (que les géographes désignent également sous le terme de « doigt de Givet »).

Le ruisseau de l'Alyse qui se jette dans la Meuse en aval de la commune est un des points de repère qui séparent les deux pays.

La commune est la ville-centre de l'aire d'attraction de Fumay, de son unité urbaine et de son bassin de vie. Elle se trouve dans la zone d'emploi de Charleville-Mézières[I 1].

Communes limitrophes

Rose des vents Couvin
(Drapeau de la Belgique Belgique)
Viroinval
(Drapeau de la Belgique Belgique)
Haybes Rose des vents
Rocroi N Haybes
O    Fumay    E
S
Revin

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 37,56 km2 ; son altitude varie de 112 à 466 mètres[2].

Le territoire communal se compose essentiellement d'espaces boisés. Si la forêt domine dans le paysage, c'est principalement une ressource de son sous-sol qui fit la renommée de la ville : le schiste ardoisier. De qualité exceptionnelle, il fut exploité jusqu'au début des années 1970.

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Fumay.

La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Meuse, le canal de l'Est Branche-Nord, le ruisseau des Manises, le ruisseau d'Alyse, le ruisseau de Faliere, le ruisseau du Chat, le ruisseau de la Folie, le ruisseau du Poteau, le ruisseau Chevalyse et le ruisseau des Censes[3],[Carte 1].

La Meuse, d'une longueur de 486 km dans sa partie française, est un fleuve européen qui prend sa source en France, dans la commune du Châtelet-sur-Meuse, à 409 mètres d'altitude, et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas[4]. Elle s'écoule du sud vers le nord en longeant la commune sur son flanc sud-est puis la traversant, sur une longueur d'environ 10 km.

Le canal de l'Est Branche-Nord, d'une longueur de 141 km, est un chenal et un cours d'eau naturel navigable qui relie Givet à Troussey, où il rejoint le canal de la Marne au Rhin[5]. Il se superpose, dans la commune, à la Meusesur une longueur d'environ km.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[9]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 952 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rocroi à 15 km à vol d'oiseau[12], est de 9,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 210,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Fumay a adhéré à la charte du parc naturel régional des Ardennes, à sa création en [16].

Urbanisme

Typologie

Au , Fumay est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17].

Elle fait partie de l'unité urbaine de Fumay, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[18],[I 1].

La commune fait également partie de l'aire d'attraction de Fumay, dont elle est la commune-centre[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 4 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (90,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,6 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (83,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,2 %), zones urbanisées (3,9 %), eaux continentales[Note 3] (2,7 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %), prairies (0,7 %)[21].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Morphologie urbaine

Plan sommaire de Fumay.

La partie la plus ancienne de la ville s'est développée dans un méandre de la Meuse extrêmement resserré, dessinant une véritable presqu'île, les quartiers les plus récents se développant sur ses pourtours. Fumay semble chapeautée par son église. On prétend que l'exploitation de l'ardoise a peu à peu fait s'affaisser l'ensemble de la commune, mais que personne n'osa jamais creuser sous l'église, ce qui fait qu'elle domine aujourd'hui.

Fumay, depuis le point de vue de la Platale.

Cet encaissement de la Meuse dans le massif de l'Ardenne renforce l'impression de confinement et d'isolement, caractérisant la valleye. On peut y flâner le long de la Meuse, en partant du port fluvial, en poursuivant par le traditionnel chemin de halage, et en remontant vers la place du Baty où l'on se reposera à l'ombre des tilleuls. Le long de cette promenade on remarquera les immenses buttes de déchets d'ardoises les fouégés que les scailleteux ont laissés là lors de l'exploitation des ardoisières.

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 1 892, alors qu'il était de 1 952 en 2016 et de 1 843 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 77 % étaient des résidences principales, 4,2 % des résidences secondaires et 18,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 76,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 21,8 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Fumay en 2022 en comparaison avec celle des Ardennes et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,2 %) supérieure à celle du département (3,9 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Fumay en 2022.
Typologie Fumay[I 3] Ardennes[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 77 84,6 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 4,2 3,9 9,7
Logements vacants (en %) 18,8 11,5 8

Toponymie

Nom d'un homme Germanique Filiman suivi de la finale -ay.
Fimai et Fimahin (vers 1100), Fiman (1178), Fimania (1182), Fimain (1216), Fyma (1222)[22].

La ville est nommée Fumwè en wallon.[réf. nécessaire]

Histoire

Histoire politique

Vue depuis Haybes.

On raconte que saint Materne, un moine évangélisateur établit au VIe siècle, à l'emplacement d'un site romain situé à proximité de l'Alyse, une chapelle qu'il dédia à la Vierge, appelée localement sous le vocable de Notre-Dame de Divers-Monts. On raconte aussi qu'il l'aurait érigé après avoir tué, dit-on, « le fameux serpent qui terrorisait les bois de Fumay ». Les premiers habitants se seraient ensuite installés autour de cet édifice, desservi par les moines de la collégiale de Molhain.

En 762, Pépin le Bref cède les terres qui correspondent aujourd’hui aux communes de Revin, Fumay et Fépin à l’abbaye de Prüm[23] (ville de l’actuel land allemand de la Rhénanie-Palatinat), lesquelles acquièrent alors le statut particulier de terre franche. Le seigneur abbé, pour le représenter sur ses terres, mais aussi pour les protéger, désigne un avoué dont le rôle gagne en importance au détriment de l'abbaye. En 1222, la signature d'un texte, dit « charte de Fumay »[24], précise les droits et obligations de chaque partie. Mais, en 1288, l'abbaye perd toute prérogative sur la désignation de son avoué, quand celui-ci vend sa charge d'avouerie à Jean II d'Avesnes, prince du Hainaut.

En 1433, Jacqueline de Bavière, dernière héritière directe de Jean II d'Avesnes, se voit dans l'obligation de céder ses terres, dont la charge d'avouerie de Revin, Fumay et Fépin à son cousin germain, Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Il revendra cette dernière en 1453 à Antoine de Croÿ, comte de Porcien et seigneur de Renty. À sa mort, l'avouerie est transmise à son fils Philippe puis Philippe II, prince de Chimay que Charles Quint élève, pour services rendus, au titre de duc d'Arschott. En 1610, la charge est vendue aux Aremberg, princes de Chimay puis, en 1689, à Jacques Théodore, comte de Bryas, archevêque de Cambrai.

Si Fumay est une terre franche, son administration la place dans la zone d'influence des Pays-Bas[25]. Sa situation géographique, aux « Limites » du royaume de France et sur le cours de la Meuse, fait que le bourg acquiert une importance stratégique, tant sur le plan militaire qu'économique. Aussi, royaume de France et Pays-Bas s'en disputent la propriété, remettant en cause ce statut accordé par Pépin le Bref, durant près de deux siècles. Cette situation de tension ne prendra fin qu'en 1769 avec la signature du traité des Limites rattachant, notamment, Fumay au royaume de France.

Lors de l'occupation allemande de la Première Guerre mondiale, elle fut rattachée administrativement, ainsi que Givet, à la Belgique à partir de 1915 avec sa scierie qui possédait une gare.

Carte de la Belgique occupée.

Histoire économique

Vue panoramique de l'ancienne ardoisière Sainte-Anne, vers 1900.

Un bourg marqué par l'extraction de l'ardoise

Les traces écrites les plus anciennes montrant qu'on extrait de l'ardoise à Fumay datent du XIIe siècle. Elles émanent de communautés religieuses demandant, à l'abbé de Prüm, l'autorisation d'extraire le schiste ardoisier pour couvrir leurs bâtiments. Tout au long du Moyen Âge, l'essor des communautés religieuses favorise la diffusion du matériau et structure les premiers réseaux économiques qui s'organisent en direction des Pays-Bas. Leur influence diminue au profit des négociants au XVe siècle, négociants originaires de villes comme Dinant, Namur, Liège. Cet essor de l'activité et du nombre conduit les ardoisiers fumaciens à fonder, en 1466[26], une corporation pour défendre leurs droits et, notamment, restreindre l'accès à des ouvriers étrangers. C'est la corporation des Mineurs Escailleurs qu'ils placent sous la protection de Notre-Dame de Divers Monts. L'activité connaît un tassement au milieu du XVIIIe siècle, lequel s'accompagne de la disparition de plusieurs exploitations, les plus modestes. Trois restent actives : Sainte-Anne, Saint-Joseph, les Trépassés. Les deux dernières ferment vers 1790, Sainte-Anne restant la seule exploitation en activité quasi-régulière jusqu'aux alentours de 1835 où le contexte économique permet l'essor de nouvelles sociétés.

Ancienne ardoisière de Saint-Joseph.

La fin du XIXe siècle est marquée par le ralentissement de la demande sur le marché français, laquelle se traduit par une baisse de la production et la réduction des effectifs. En 1886, les ardoisiers conduisent une grève d'une durée de 69 jours[27]. Toute l'activité s'arrête durant la Grande Guerre. Après le conflit, la reconstruction, qui demande bras et matériaux, masque le problème récurrent du tassement de la demande en ardoise, lequel ressurgit dès 1924.

L'ouverture d'un marché en direction de l'Angleterre permet l'écoulement d'une partie de la production, mais pas en quantités suffisantes. Aussi, la fermeture de ce marché en provoque l'arrêt de toute activité dans le bassin ardoisier de Fumay et Haybes. En 1937, 200 personnes, contre 860 dix ans plus tôt, travaillent encore dans les deux seules ardoisières en activité : Saint-Joseph et La Renaissance.

Malgré un sursaut après 1945, la production décroît après 1955, malgré un effort de diversification. La société des ardoisières de Rimogne, dans une volonté de concentration, se porte acquéreur des sites fumaciens en 1965, fusion qui repousse l'inévitable de quelques années : l'extraction cesse en 1971[28].

Citons, pêle-mêle, les ardoisières rencontrées sur le bassin de Fumay : Bacara, Belle Montagne, Bourache Malcotte, Chenay, Curé, Fontaines, Floris, Frechy, Gaye, Grand Tranchy, Gros Chène, Jaffe, Jeannette, Pierre le Maule, Malcontaine, Meuse, Mondé, Moulin Sainte-Anne, Montauban, Monteil, Munoye, Padoue, Petit-Tranchy, Grand Tranchy, Prévôt, Raguet, Renaissance, Rochettes, Thérèse Gillet, Français, Peureux, Trépassés, Sainte Désirée, Saint-Georges, Saint-Gilbert, Saint-Jean, Saint-Joseph, Saint-Pierre des Lions, Saint-Roch, Sainte-Marie, Sainte-Sésirée.

Un bourg lié à la métallurgie

Le pôle majeur du Pied Selle
Vue panoramique du Pied Selle, carte postale vers 1910.

En 1777, Jacques François Ancienne, maître de forge, se rend acquéreur du domaine du Pied Selle, lequel doit son nom à l'existence d'un gué, et y développe son activité, auquel succède Eugène Mathys en 1815. Celui-ci transforme l'activité économique du site en fondant, en 1826, une fabrique de verre à vitre, opérationnelle en 1831. Son gérant, Louis-Antoine Péchenard, devenu propriétaire en 1838, fonde un atelier d'ustensiles de cuisine en fer étamé en 1841 et abandonne la verrerie en 1848. Le site connaît une nouvelle impulsion après 1855 avec la constitution d'une nouvelle société et l'association de nouveaux partenaires, dont Eugène Boucher. L'effectif de la société est multiplié par neuf entre 1848 et 1885, passant de 70 à 650 personnes. En 1893, l'usine devient une société anonyme sous le nom des « Établissements du Pied Selle ». Elle est alors spécialisée dans la fabrication de cuisinières et d'appareils de chauffage. En 1923, la société est rachetée par le groupe Thomson.

L'usine de Fumay emploie jusque 1 500 personnes dans les années 1950 où d'importants travaux de modernisation et d'agrandissements sont menés. Toutefois, la crise de l'électroménager dans les années 1960 conduit le conseil d'administration, après une diversification de la production, à décider la reconversion totale du site. En s'appuyant sur certains savoir-faire en émaillerie et fonderie, le transfert d'une unité extérieure, l'usine de Fumay devient, en 1971, une câblerie. Cette transformation s'accompagne de la disparition de 500 emplois. L'usine, qui appartient au groupe Nexans, a son nombre de salariés qui passe à la mi-, de 257 à 205[29].

Les autres sites fumaciens

Au Potay, Jacques Lenoir et son épouse Clara Patez fondent, en 1846, un atelier de forge. Celui-ci devient rapidement la fonderie « Lenoir et Patez ». En 1893, Joseph Bidez et Chrétien Haller font l'acquisition de la société. L'entreprise prend le nom d'établissements Bidez Haller & Chatillon avec l'acquisition, en 1937, d'une nouvelle unité à Châtillon sur Seine (Côte d’or). L'usine, au début des années 1980, est frappée de plein fouet par la crise de l'industrie sidérurgique. Début 1983 interviennent les premiers licenciements après un an de chômage partiel. La société ferme définitivement ses portes en 1994 et une grande partie des bâtiments sont détruits. Fumay a compté d'autres établissements métallurgiques comme la Fonderie François, établie sur la route de Rocroi, la fonderie ardennaise, le Tonkin. Dans les années 1960, Victor Godart fonde un atelier de réparation que son fils transforme en atelier de mécanique générale. Celui-ci, après un contrat avec Renault devient un sous-traitant pour l'industrie automobile spécialisé dans la fabrication des composants permettant la circulation des fluides.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes[I 1].

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Fumay[2],qui comprenait Fumay, Fépin, Hargnies, Haybes et Montigny-sur-Meuse. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Revin[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription des Ardennes.

Auparavant, elle a successivement appartenu à la première circonscription (Monarchie de Juillet), la troisième circonscription (Second Empire) et la circonscription de Rocroi (IIIe République).

Intercommunalité

Fumay est membre de la communauté de communes Ardenne rives de Meuse[I 1] (anciennement communauté de communes de la Région de Chooz) un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2002 et auquel la commune a transféré un certain nombre de , ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette intercommunalité a succédé au district de la Basse-Meuse fondé en et renommé district de la Région de Chooz en

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[30].

Tendances politiques et résultats

Élection présidentielle de 2017

Après ce 2e tour de la présidentielle à Fumay, Emmanuel Macron (En Marche!) est en tête du scrutin, crédité de 54,76 % des suffrages. Il devance Marine Le Pen (FN) qui obtient 45,24 % des suffrages exprimés.

Parmi les votants, 5,29 % ont glissé un bulletin blanc dans l'urne, tandis que l'on décompte 2,25 % de votes nuls[31].

Liste des maires

Liste des maires successifs d'Ancien Régime[32]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1750 1752 Pierre Collin    
1752 1760 Pierre Evrard    
1760 1764 Jean Baptiste Lambert    
1764 1766 François Lelivre    
1766 1767 A. Germain    
1767 1769 Robiet    
1769 1773 Antoine Bertrand    
1773 1787 Caillez    
1787 1789 Jacques François Ancienne   Maître de forge
Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1793 Charles Mathy   Maître de forge
1793 1794 M. Dufresne    
1794 1802 Nicolas Billuart    
1802 1807 Isidore Desrousseaux    
1807 1842 François Dieudonné Perlaux   Notaire
Conseiller d'arrondissement[33] (1833 → 1842)
Président du conseil d'arrondissement
1842 1846 Alphonse Jules Caillez   Chef de bataillon retraité
Conseiller d'arrondissement (1839 → 1845)
1846 1850 Alexis Bertrand   Ancien premier adjoint
1850 1851 Pierre Thiebault    
1851 1855 Louis Laillaut    
1855 1870 Jules Beauvalet    
1870 mai 1871 Eugène Boucher    
mai 1871 février 1881 Jean Baptiste Colin   Directeur-gérant d'ardoisières
février 1881 mai 1882 Marie Jules Joseph Perlaux   Notaire
mai 1882 mai 1884 Louis Laillaut    
mai 1884 juillet 1886 Pierre Gouvernant    
juillet 1886 août 1887 Joseph-Adolphe Thiébault    
août 1887 1888
(décès)
Jean Baptiste Colin   Directeur-gérant d'ardoisières
janvier 1889 octobre 1895 Joseph Debieuvre    
octobre 1895 mai 1896 Louis Jacquet    
mai 1896 mai 1908 Jean-Baptiste Lambert[34] POSR puis PSF
puis SFIO
Ouvrier ardoisier
Conseiller d'arrondissement (1903 → 1912)
mai 1908 mai 1912 Victor Lorent Républicain libéral[35]  
août 1912 septembre 1914 Jules Bauduin[36] SFIO Artisan coiffeur
septembre 1914 décembre 1914 Jules Thiry    
décembre 1914 mai 1916 Nicolas Chopineau[37] SFIO Ouvrier ardoisier
Conseiller municipal faisant fonction de maire
mai 1916 octobre 1919 Joseph Loiseau    
octobre 1919 août 1925
(décès)
Jules Bauduin[36] SFIO Artisan coiffeur
Conseiller d'arrondissement (1919 → 1925)
octobre 1925 octobre 1927 Charles Baret    
octobre 1927 mai 1935 Eugène Renard[38] SFIO Mineur ardoisier
mai 1935 janvier 1944 Paulin Joris   Ingénieur
janvier 1944 mai 1945 Léon Joris    
mai 1945 mars 1959 Gaston Cazot[39] SFIO Instituteur puis directeur d'école
mars 1959 juin 1961 André Deraucroix    
juin 1961 janvier 1971 Serge Petit    
janvier 1971 mars 1971 Jean Maucort   Maire par intérim
mars 1971 mars 1977 Gabriel Sacrez UDR (app.)
puis RPR
Représentant, ancien résistant FFI
Conseiller général de Fumay (1973 → 1985)
Président du conseil général des Ardennes (1979 → 1982)
Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945 avec palme,
Croix du combattant volontaire de la Résistance, médaille de la Résistance
mars 1977 mars 1989 Michel Ridrimont PS Directeur d'école[40]
mars 1989 mars 2014 Jean Blanchemanche PS Directeur d'école
mars 2014 mai 2020 Mario Iglesias DVD puis UDI
puis LREM
Médecin généraliste
Vice-président de la CC Ardenne rives de Meuse
mai 2020 en cours
(au 25 mars 2026)
Mathieu Sonnet DVG Professeur des écoles, fils de Benoit Sonnet[Note 4]
Conseiller départemental de Revin (2021 → )
Vice-président (2020 → 2026) puis président (2026 → ) de la CC Ardenne rives de Meuse
Réélu pour le mandat 2026-2032[41]

Équipements et services publics

Le marché de Fumay est organisé tous les mercredis matin à la place Hameide.

Enseignement

La commune de Fumay dépend de l'académie de Reims (rectorat de Reims) et les écoles primaires de la commune dépendent de l'inspection académique des Ardennes.

Pour le calendrier des vacances scolaires, Fumay est en zone B.

Sur la commune de Fumay, 4 établissements scolaires sont ouverts : 3 écoles et 1 collège[42].

Équipements sportifs

De nouveaux bâtiments viennent de se terminer au Bois du Han, dont une grande salle de gymnastique, une salle de judo, une salle de tennis, un skate-park et un boarder cross. Ces nouveaux bâtiments viennent s'ajouter à de nombreuses autres installations comme la piscine… Les bâtiments permettent de développer l'engouement au sport dans la population[réf. nécessaire].

Justice, sécurité, secours et défense

Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le ), du tribunal pour enfants et du conseil de prud'hommes de Charleville-Mézières, du tribunal de commerce de Sedan, de la cour d'appel de Reims, du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et de la cour administrative d'appel de Nancy[43].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[45].

En 2023, la commune comptait 3 086 habitants[Note 5], en évolution de −11,35 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8151 7401 9502 2132 4212 6542 9033 3903 447
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
4 6994 5654 8575 2315 1765 0655 2815 6685 836
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
5 7904 7895 3395 3764 9404 0134 8376 1856 426
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015 2020
6 1475 7825 3634 6674 0603 9973 6973 4643 181
2023 - - - - - - - -
3 086--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

L'activité économique de la ville a longtemps reposé sur l'exploitation des ardoisières, depuis le Moyen Âge, et sur la métallurgie. Ces deux types d'activité ont cessé au XXe siècle. La ville abrite une usine du groupe Nexans[47].

Commerces

Fumay, en 2012, dispose de 11 types de commerce ouverts sur la commune.

Industrie

Le jeune constructeur automobile Lesage Motors vient d’ouvrir à Fumay une nouvelle usine destinée à la fabrication des châssis pour ses voitures[48].

Culture locale et patrimoine

Pour aller plus loin

Notes et références

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