Verreries de Fourmies
From Wikipedia, the free encyclopedia
Verreries de Fourmies
| Type |
Verrerie |
|---|---|
| Destination initiale |
Fabrication de produits verriers |
| Construction |
1599 - 1620 |
| Propriétaire |
Commune de Fourmies |
| Pays | |
|---|---|
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
Les verreries de Fourmies sont la verrerie du Houy, fondée en 1599, et la verrerie de Montplaisir (ou Monplaisir), fondée en 1620. Elles sont les premières verreries installées dans le département du Nord, à Fourmies[1],[2].
Historique
- Fourmies - Entrée de la verrerie noire.
- Fourmies - Entrée de la verrerie.
Fonder une verrerie était un privilège donné à un noble par décision royale. Le seigneur de Fourmies, Colnet de Montplaisir, fonde ainsi deux verreries sur ses terres afin de rentabiliser ses immenses propriétés foncières forestières[3]. Cette famille de Colnet, originaire d'Italie, fonde sur le territoire de Fourmies la verrerie du Houy puis un peu plus tard celle du Monplaisir[4].
La verrerie de Montplaisir est spécialisée dans la fabrication de cristaux et de Globeterie[5].
La famille de Colnet est toujours propriétaire de la verrerie en 1841 avec Auguste de Colnet[6].
Verrerie Legrand, Lenain, Macaigne et d'Hinzelin
Cette verrerie est fondée en 1868. Le premier gérant est Alcide Lenain, cousin et associé, fils d’un greffier de justice de paix, ancien élève au Lycée impérial de Douai, sorti de l'École centrale Paris, promotion 1864, spécialité mécanicien. L'affaire débute. Alcide Lenain décède en 1878[7].
Les verreries Mulat, Legrand et Cie
- Fourmies - Verrerie Mulat, Legrand et Cie.
- Fourmies - Verrerie noire après l'explosion de 1918.
- Fourmies - Verrerie après l'explosion.
Pierre Alexandre Mulat, né le à Doingt-Flamicourt, décédé le à Paris, ingénieur de l'École centrale Paris, conseiller général du canton de Trélon (1892-1904), exploite la verrerie à partir de 1874, après avoir racheté les parts d'Alcide Lenain[7] et acquis en 1884 un brevet d'un moule pour bouteilles champenoises[8]. En 1911, la verrerie de Montplaisir est toujours en activité avec des conditions de travail très pénibles. Les enfants sont aux fours[9].
Lors de sa retraite en 1918, l'armée allemande rassemble des wagons de munitions en gare de Fourmies et n'hésite pas à les faire sauter du 8 au . Une terrible déflagration ravage la gare et ses abords immédiats, dont la verrerie.
Après la première guerre, et à la suite des dégâts dus à l'explosion, la verrerie est transformée et modernisée. Elle fabrique désormais des bouteilles par un procédé entièrement automatique. Elle ferme en 1958.