Vestiaire Collective
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| Vestiaire Collective | |
| Création | 2009 |
|---|---|
| Fondateurs | Fanny Moizant, Sophie Hersan |
| Personnages clés | Bernard Osta (Directeur Général), Sophie Hersan (Co-fondatrice et directrice mode) |
| Forme juridique | Société anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d)[1] |
| Siège social | Paris |
| Activité | Vérification d'authenticité, marketplace C2C & B2C, dépôt-vente, partenariats avec marques et distributeurs de luxe (RaaS) |
| Produits | Commerce en ligne de mode et de luxe de seconde main, incluant vêtements, chaussures, accessoires et bijoux |
| Effectif | 600 en 2024 |
| SIREN | 517465225 |
| Site web | https://www.vestiairecollective.com |
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Vestiaire Collective est une plateforme française d'achat et de revente de pièces de luxe et de créateurs, de seconde main[2]. La plateforme met en relation acheteurs et vendeurs d’articles de seconde main, avec des annonces vérifiées numériquement et sélectionnées par une équipe interne soutenue par des technologies d’intelligence artificielle[3]. Les acheteurs peuvent choisir une authentification physique via des hubs internationaux ou opter pour une expédition directe. En 2020, Vestiaire Collective a été reconnue comme la 11ᵉ licorne française dans le cadre de la liste French Tech Next 40/120[4].
Vestiaire Collective est fondée en 2009 sous le nom de « Vestiaire de Copines » par Fanny Moizant, Sophie Hersan, Sébastien Fabre, Alexandre Cognard, Henrique Fernandes et Christian Jorge[5]. La plateforme est lancée avec 3 000 articles de mode d’occasion provenant de proches des fondateurs. En 2012, l’entreprise adopte le nom « Vestiaire Collective » et entame son expansion internationale[6].
La société débute ses activités au Royaume-Uni en 2012, puis s’implante aux États-Unis en 2014[7],[8]. Elle poursuit son développement en Europe en 2015, avant de s’étendre à Hong Kong, Singapour et l’Australie en 2017. Vestiaire Collective est aujourd’hui présente dans plus de 70 pays[9]. En 2022, l’entreprise acquiert Tradesy, une société américaine de revente, dans le cadre de son développement en Amérique du Nord[10].
En 2019, Maximilian Bittner devient directeur général mondial avec pour objectif de renforcer la présence de l’entreprise sur le marché américain[11]. En octobre 2025, Bernard Osta, alors directeur financier, est nommé directeur général, succédant à Maximilian Bittner[12].
Levées de fonds
L’entreprise a levé des fonds auprès d’investisseurs institutionnels et de sociétés de capital-risque, parmi lesquels Kering, Tiger Global Management[13], Condé Nast, SoftBank Group et Generation Investment Management (cofondé par l’ancien vice-président des États-Unis Al Gore)[14]. D’autres investisseurs incluent Eurazeo, Fidelity International, Korelya Capital, Luxury Tech Fund, Cuir Invest, Vitruvian Partners et Bpifrance.
En , la valorisation de Vestiaire Collective atteint 1,1 milliard d'euros, suite à un tour de table[15]. En février 2024, l'entreprise mène une campagne de financement participatif qui permet de récolter environ 3,5 millions d'euros, dépassant de plus de trois fois l'objectif initial[16].
Activités
Services (C2C, B2C, VIP, RaaS)
Vestiaire Collective offre une plateforme où les utilisateurs peuvent acheter et vendre des articles de mode d'occasion. La plateforme met en relation les acheteurs et les vendeurs, les annonces étant vérifiées numériquement et gérées par une équipe interne. Les acheteurs peuvent choisir l'authentification physique par le biais de centres d’authentification ou opter pour l'expédition directe[17].
Resale as a Service
Vestiaire Collective possède un programme « Official Partners », créant des partenariats avec des marques et distributeurs de luxe afin de faciliter la revente. En 2025, l’entreprise a réalisé plus de 12 partenariats:
- Courrèges[18]
- Isabel Marant[19]
- Chloé[20]
- Burberry[21]
- GIGLIO.com[22]
- LN-CC[23]
- Alexander McQueen[24]
- Mulberry[25]
- Paco Rabanne[26]
- Mytheresa[27]
- Luisaviaroma[28]
- Magda Butrym[29]
- Ganni[30]
Vérification de l’authenticité
Le processus de vérification repose sur quatre étapes : surveillance des profils, vérification numérique, authentification physique et contrôle qualité[31]. Une inspection physique est automatiquement proposée pour les achats supérieurs à 1 000 € (avec option payante pour les montants inférieurs). Les articles sont vérifiés dans l’un des centres régionaux situés à Tourcoing (Europe), Crawley (Royaume-Uni), Hong Kong (Asie) et Brooklyn (Amérique du Nord). Après réception, les acheteurs peuvent signaler un doute sur l’authenticité ; l’article est alors renvoyé pour inspection[32]. L’entreprise a mis en place en 2017 un programme interne de formation à la vérification, comprenant 750 heures d’enseignement et une spécialisation par catégorie[33],[34]. Vestiaire Collective est signataire de la Charte française de lutte contre la contrefaçon (2012) et du protocole d’accord de la Commission européenne contre la contrefaçon en ligne (avril 2024)[35].
Données de la plateforme
La plateforme propose plus de 5 millions d’articles sélectionnés, avec environ 30 000 nouvelles annonces publiées chaque jour[3]. Elle est présente dans plus de 70 pays[36] et rassemble plusieurs millions de membres à l’échelle mondiale[37]. Selon les données de l’entreprise, 85 % des utilisateurs déclarent être enclins à acheter moins d’articles mais de meilleure qualité via la plateforme[38].
Engagements en matière de durabilité
Politique relative à la fast fashion
En 2022, Vestiaire Collective annonce un plan sur trois ans visant à exclure les marques de fast fashion de sa plateforme[39], en deux phases : 30 marques en 2022[40] et 33 en 2023[41]. L’entreprise s’appuie sur un comité d’experts pour définir la fast fashion selon plusieurs critères : niveau de prix, fréquence de renouvellement des collections, volume de l’offre, rapidité de mise sur le marché et intensité promotionnelle.
Impact environnemental
Selon le rapport d’impact 2025 de l’entreprise, l’achat d’articles d’occasion sur Vestiaire Collective permet d’éviter 90 % des coûts environnementaux associés à l’achat de produits neufs[42]. Le rapport indique également que 87 % des achats réalisés remplacent un achat neuf. L’entreprise s’est engagée à réduire ses émissions de carbone conformément conformément aux exigences de l’Accord de Paris par le biais de l'incitative Science Based Targets (SBTi). Elle rapporte une réduction de l’intensité carbone et des émissions absolues de 6 % en 2023 par rapport à 2022, puis de 2 % en 2024. Le rapport 2025 mentionne également le lancement de crédits carbone destinés à financer des initiatives climatiques dans la mode circulaire[43].
Gouvernance
Co-fondateurs
Fanny Moizant
Fanny Moizant est cofondatrice et présidente de Vestiaire Collective. Nommée l'une des 40 femmes de 2021 par Forbes[44], Fanny Moizant siège un temps au conseil d'administration de l'Institut Français de la Mode (IFM) et était auparavant membre du conseil d'administration de SMCP[45]. En , Fanny est décorée de l'« Ordre national du mérite » par le ministère de l'Économie et des Finances pour ses réalisations en tant que cofondatrice de Vestiaire Collective[46].
Sophie Hersan
Sophie Hersan est cofondatrice et directrice de la mode de Vestiaire Collective[47],[48]. Elle a une formation en économie et en sciences politiques et a étudié à l'école de stylisme ESMOD à Paris[49],[50]. Elle a 15 ans d'expérience en tant que directrice de studio et mannequin[49]. En , elle est décorée de l'« ordre national du mérite » par le ministère de l'Économie et des Finances pour ses contributions significatives à l'entreprise[46]. Sophie Hersan est membre du conseil d'administration de Paris Good Fashion, une initiative lancée par la Ville de Paris visant à développer des pratiques durables, solidaires et responsables dans le secteur de la mode[51].
Directeur Général
Bernard Osta est directeur général de Vestiaire Collective. Il rejoint l’entreprise en mai 2021 en tant que directeur de la stratégie, devient directeur financier en septembre 2023, puis directeur général en octobre 2025[52]. Auparavant, il a exercé pendant 15 ans dans la banque d’investissement chez Lazard et Goldman Sachs à New York et à Paris[53]. Il est diplômé de HEC Paris et siège au conseil de surveillance de Vivendi en tant que membre indépendant[54].