Victimes suédoises du tsunami de décembre 2004

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La Suède a payé un lourd tribut au tsunami qui le matin du dimanche a ravagé les côtes de l'océan Indien : 543 de ses ressortissants, pour la plupart des touristes séjournant sur les plages thaïlandaises, ont trouvé la mort.

Rapidement mis sur la sellette du fait de la réaction lente et inadaptée des autorités suédoises, le gouvernement du Premier ministre Göran Persson est sévèrement réprimandé en par une commission indépendante chargée d'évaluer sa gestion de la catastrophe.

En , Persson et sa ministre des Affaires étrangères Laila Freivalds présentent tous deux leurs excuses devant le comité constitutionnel du Parlement suédois. Le directeur de cabinet du Premier ministre, Lars Danielsson, qui assurait la permanence gouvernementale le , est contraint à la démission.

Le séisme qui frappe au large des côtes de Sumatra le matin du est, avec une magnitude supérieure à 9 sur l'échelle de Richter, l'un des plus violents jamais enregistrés. Les vagues géantes qu'il provoque causent la mort de plus de 200 000 personnes, essentiellement en Indonésie, au Sri Lanka, en Inde et en Thaïlande.

Parmi les pays non directement impactés par la catastrophe, la Suède est l'un de ceux qui paie le plus lourd tribut[nt 1]. La Thaïlande est en effet l'une des destinations favorites des touristes suédois, et on estime entre 25 000 et 30 000 le nombre de Suédois présents au royaume de Siam pour les fêtes de fin d'année 2004. La plupart (près de 500) des morts et disparus suédois séjournaient à Khao Lak, au nord de Phuket, une zone durement touchée par les vagues meurtrières[fv 1]. Un décès est par ailleurs à déplorer au Sri Lanka[fv 2]. Le bilan définitif s'établit à 543 morts et portés disparus auxquels s'ajoutent environ 1 500 blessés[fv 3].

Dans les mois qui suivent la catastrophe, les travaux d'identification des victimes se révèlent bien organisés en Thaïlande, où la coopération internationale est particulièrement efficace[fv 4]. L'identification des victimes suédoises est de plus facilitée par l'existence en Suède d'empreintes dentaires pour la plupart des citoyens (à l'exception notoire des jeunes enfants[fv 5]) mais aussi d'un registre national contenant les échantillons sanguins prélevés à la naissance sur tous les individus nés après 1975[nt 2]. L'utilisation de ce registre dans le cadre de tests ADN sur les victimes de la catastrophe est autorisée par un vote du Parlement suédois le [fv 6]. Fin , 523 des 543 victimes suédoises sont identifiées, principalement grâce à leurs empreintes dentaires (70 % des identifications s'appuient uniquement sur les empreintes dentaires), à leurs empreintes digitales et à leur ADN[fv 7].

Fiasco

Réprimandes

Notes et références

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