Victor Anoul
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Militaire, homme politique |
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Victor Arnoul, né à Bruxelles le et mort à Saint-Gilles le , est un général et ministre de la Guerre belge.
Origines et début de carrière
Victor Prosper Ernest Arnoul est né à Bruxelles, dans le département de la Dyle, le , pendant la période française de l'histoire de la Belgique. Il est le fils de Louis Philippe Anoul et de Anne Marie Suys. Il se marie à Reine-Anne Lefebure[1].
Sous le Premier Empire français, il entre à l'école de cavalerie en décembre 1810. Il est nommé brigadier en novembre 1811 et incorporé dans un régiment de cavalerie. Il prend part à la campagne d'Allemagne en 1813 et, lieutenant du 14e régiment de cuirassiers, est grièvement blessé en 1813 à la bataille de Leipzig. Il prend part à la campagne de France en 1814 avant de passer au service de la Principauté souveraine des Pays-Bas unis en novembre 1814 à la suite de la chute de Napoléon Ier. Le , il participe à la bataille de Waterloo avec l'armée néerlandaise et y est de nouveau blessé. En juillet 1822, il est contraint de quitter les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas en raison des séquelles de ses blessures.
Période belge
Lorsque la révolution belge se déclenche avec les émeutes d'août 1830 à Bruxelles, il rejoint la garde bourgeoise de Bruxelles prend le commandement de la 6e section[2]. Après l'indépendance de la Belgique du Royaume uni des Pays-Bas, le , il reprend du service actif et est nommé colonel commandant de la place de Bruxelles puis, en mai 1831, commandant militaire de la province de Brabant. En octobre 1831, il prend le commandement du régiment de cuirassiers. En avril 1841, il est promu général-major de la 2e brigade de la division de cavalerie de réserve. En 1842, il devient gouverneur militaire de Bruxelles puis commandant militaire de la province de Brabant. En octobre 1832, il est déchargé de ces fonctions pour devenir commandant de la gendarmerie nationale. En août 1847, il est promu lieutenant-général, grade le plus élevé dans la hiérarchie militaire belge[3].
Disposant de la faveur royale, il est nommé en 1847 aide de camp du roi Léopold Ier (jusqu'à sa mise à la pension en 1859) et en 1848, commandant de la 1ère division de cavalerie légère tout en restant inspecteur général de la gendarmerie[4].
Il devient ensuite nommé ministre de la Guerre de juin 1851 à mars 1855 sous les gouvernements libéraux Rogier I et de Brouckère. Lors de son passage au ministère, à la demande de Léopold Ier, il entreprend en urgence en 1852 la construction de la position fortifiée d'Anvers, constituée de sept forts pour protéger la Belgique des visées expansionnistes de Napoléon III.
Il reprend ensuite le commandement de la division de grosse cavalerie et l'inspection générale de la gendarmerie.
Il est admis à la pension le .