Victor Atanasie Stănculescu
soldat, Roumanie
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Victor Atanasie Stănculescu, né le à Tecuci et mort le [1] à Ghermănești, est, en tant que militaire roumain, responsable d’avoir ouvert le feu sur les manifestants pendant la Révolution roumaine de 1989. Après la Révolution, il fit carrière dans la politique. En 2008, il fut condamné à 15 ans d'emprisonnement pour meurtre aggravé et placé en liberté conditionnelle en .
| Ministre de la Défense nationale | |
|---|---|
| - | |
Nicolae Militaru (en) Niculae Spiroiu (en) |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Victor Atanasie Stănculescu |
| Nationalité | |
| Formation |
Université nationale de défense Carol Ier (en) |
| Activités |
| Parti politique | |
|---|---|
| Grade militaire |
Général d'armée (en) |
| Conflit | |
| Condamné pour |
Biographie
Sous l'ère Ceaușescu
En 1968, il est promu général de brigade lors du Printemps de Prague[2].
De 1989 à 1991
Il joua un rôle décisif lors de la Révolution roumaine de 1989. Au début, il suivit les ordres du dictateur roumain Nicolae Ceaușescu et mit à exécution l'ordre de tirer ; il en résulta 72 tués et 250 blessés par balles. Par la suite, au cours de la révolution, il ignora les ordres de Ceaușescu, ce qui permit à la foule qui manifestait contre le régime à Bucarest de prendre le contrôle de la ville[3]. C’est lui qui, le , organisa le simulacre de procès contre le couple Ceaușescu[4]. Le , en reconnaissance de sa loyauté, il fut nommé ministre de l'Économie[5] par Ion Iliescu et promu lieutenant-général.
De au , il fut ministre de la Défense. En , il fut promu général de corps d’armée et versé dans la réserve.
Depuis 1992
Le , avec un autre général de haut rang, l’ancien ministre de l'Intérieur Mihai Chițac, il est condamné en dernière instance par la Cour suprême de Roumanie à 15 ans de prison pour homicide aggravé dans le cadre de la fusillade contre les manifestants de Timișoara pendant la Révolution roumaine de 1989[6].
Au bout de 5 ans, au tiers de sa peine, il obtient une libération conditionnelle le [7]. Le , la Cour européenne des droits de l'homme considère sa plainte irrecevable, ainsi que celle de la veuve de Chițac, mort en 2010, en raison de la longueur excessive de la procédure.