Frère du Père dominicain Bernard Chocarne, oncle de Paul Chocarne-Moreau, il fait des études au lycée de Dijon, au petit séminaire de Plombières, puis au séminaire de Dijon. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Dijon, le [1]. Il devient vicaire de Selongey et curé de Bellefond. En 1850, il est reçu tertiaire de Saint-Dominique, à Flavigny. Il est un moment attaché à une colonie de jeunes détenus, à Citeaux, puis, en 1852, à une œuvre d’enfants d’ouvriers, à Issy. Il essaie alors, sans y parvenir, de créer un tiers ordre dominicain pour l’éducation des enfants pauvres[1].
Il accompagne Mme de Blic et son mari à Rome l'année suivante pour rencontrer le pape Pie IX[2].
En 1879, toujours avec Mme de Blic, et avec le concours de son frère le père dominicain Bernard Chocarne, ils fondent la Congrégation des Petites Sœurs Dominicaines garde-malades des pauvres à Beaune. Depuis 1876, plusieurs sœurs avaient commencé une vie commune, mais ce n'est que trois ans plus tard que la première communauté est officiellement apparue. En 1880, la communauté est agrégée à l'ordre dominicain[3]. D'abord en civil, les sœurs prennent l'habit dominicain en 1887[4].
Plusieurs couvents seront créés à Paris et en province, mais aussi en Belgique. La maison mère de la Congrégation est quant à elle installée aujourd'hui à Saint-Jean-de-la-Ruelle près d'Orléans, ville où les sœurs sont implantées depuis leur fondation.
Références
1 2 3 M. Prévost et Roman d'Amat (dir.), Dictionnaire de biographie française, t.8, Paris, , col.1181.
↑ Stéphane Beaumont, Histoire de Lourdes, Privat, 1993