Victor Foucher

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Naissance

Paris
Nationalité
Française
Activité
Victor Foucher
Fonctions
1845 - 11 septembre 1847
Conseiller d'État
20 juillet 1850 - 2 février 1866
Conseiller à la Cour de cassation
Biographie
Naissance

Paris
Décès
Nationalité
Française
Activité
Fratrie
Autres informations
Mouvement
École historique française

Victor-Adrien Foucher est un juriste né le à Paris et mort le dans la même ville. Il est le frère ainé d'Adèle Foucher, femme de Victor Hugo, ce qui fait de lui le beau frère de Victor Hugo. Il fait carrière dans la magistrature et accède au poste de conseiller à la Cour de cassation le 20 juillet 1850. Il est également à l'origine de nombreuses publications comprenant plusieurs traductions de codes et de juristes étrangers. Partisan de l'école historique allemande qu'il souhaite voir se développer en France, il entretient des correspondances avec Mittermaier et Warnkönig et publie dans la revue bretonne de droit et de jurisprudence de Firmin Laferrière et dans la revue de Jean-Jacques Gaspard Foelix.

Victor Foucher[1] devient avocat le 30 août 1822 ; le 5 novembre 1823, il est nommé substitut du procureur du roi à Alençon. Il devient, le 19 décembre 1827, Procureur à Argentan, puis avocat général à Rennes le 10 juin 1829. Après la Révolution de Juillet, il accède au poste de premier avocat général à la Cour de Rennes en 1842 ; il est nommé, en 1845, maître des requêtes extraordinaire au Conseil d'État et directeur général des affaires civiles en Algérie. Le 11 septembre 1847, il devient conseiller à la Cour de Paris. Président de la Commission des transportés après les journées de juin 1848, il s'attache au parti du prince-président, qui le nomme procureur de la République près le tribunal de la Seine le 21 janvier 1849, puis conseiller à la Cour de cassation, le 20 juillet 1850[2].

Membre de la chambre des mises en accusation de la Haute cour de justice, puis du Comité pour les affaires contentieuses de la maison de l'Empereur, il est appelé au Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur, au Comité consultatif de l'Algérie et au Conseil de Paris. Il meurt à Paris le 2 février 1866, pendant une audience de la Cour de cassation.

Pendant son séjour à Rennes, il travaille activement à la revue bretonne de droit et de jurisprudence, publie de nombreux articles avec Firmin Laferrière et aux côtés d'autres juristes rennais (Lepoitvin, Huë, Gougeon, etc.)[3]. Après avoir longuement travaillé avec Foelix, les deux juristes se disputent à cause de la rédaction par ce dernier d'un compte rendu des Assises du royaume de Jérusalem et du Code civil de l'Empire Russe que Foucher trouve injurieux[2].

Foucher entretenait une correspondance avec plusieurs juristes allemands notamment Mittermaier qui lui proposa un projet de collaboration. Mittermaier étant proche de Foelix, la rupture entre ce dernier et Foucher fit tomber à l'eau ce projet et mit fin à leur correspondance[2].

Sa maitrise de l'allemand l'amena à entreprendre de nombreuses traductions de codes et d'articles juridiques, qu'il fit parvenir aux juristes de l'école historique allemande. Il fut avec Anathase Jourdan, Henri Klimrath et Édouard Lefebvre de Laboulaye une des figures de l'école historique française ; ils essayèrent d'introduire en France, tout au long du XIXe siècle, les enseignements de Savigny, alors que la science juridique française était consacrée dans toutes les facultés à l'étude exégétique du Code Civil de Napoléon.

Publications

Notes et références

Liens externes

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