Sa mère divorça au début de 1794 et l'éleva seule (le duc d'Orléans ayant péri sur l'échafaud en 1793) jusqu'en 1800.
Néanmoins, s'étant remariée en 1798 au général de Bussière, elle l'envoya à Londres, où il arriva vers la fin de l'année 1800, pour que le jeune duc d'Orléans et futur roi des Français, Louis-Philippe d'Orléans, prit soin de lui.
Le chevalier de Saint-Paul offrait, aux dires du duc d'Orléans, «une ressemblance qui fait peur et qui serre le cœur» avec son défunt père.
Ignorant le secret de sa naissance, qui ne lui fut révélé qu'en 1807, après la mort du duc de Montpensier, il fut mis en pension dans un collège anglais, en butte aux brimades de ses camarades.
Il s'engagea ensuite dans l'armée anglaise.
Lorsqu'il rédigea son testament, en 1810, Louis-Philippe d'Orléans prit des dispositions spéciales le concernant:
«Je recommande aussi à mon Amélie mon petit frère naturel, le chevalier de Saint-Paul, qui est aujourd'hui lieutenant dans les fusiliers royaux anglais ou le 7e régiment d'infanterie anglaise. Il s'est fort distingué à la Martinique sous sir George Prevost. […] J'ose me flatter que la reine [de Sicile] daignerait au besoin, par bonté pour moi, s'intéresser à ce pauvre petit qui n'a plus que moi d'appui en ce monde. Je lui ai fait un petit fonds qui doit être aujourd'hui d'environ 600 livres sterling et qui s'accumule entre les mains de Messieurs Coutts, pour lui acheter une compagnie, ou lui servir autrement selon les circonstances.»
Servant comme lieutenant dans l'armée anglaise lors de la prise de Badajoz, le chevalier de Saint-Paul eut une jambe broyée par un boulet de canon dans l'assaut du [1].
Il subit courageusement l'amputation mais mourut deux semaines plus tard au terme d'une longue et douloureuse agonie.