Victor Simonin
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Famille
Victor (Victor Marie Alphonse) Simonin, né rue du Berger no 19 à Ixelles le , est le fils d'Alphonse Simonin (1825-1880), artiste dramatique né à La Rochelle, et de Marie Louise Lejour (1838), corsetière, née à Paris. Victor Simonin est célibataire[1].
Formation
Victor Simonin, orphelin de père à trois ans et élevé à Bruxelles par sa mère, est initialement élève au Conservatoire royal de Bruxelles. Ses dons pour le violon lui valent l'octroi d'une bourse et la possibilité de jouer dans l'orchestre de l'institution. Cependant, il est malencontreusement blessé par un coup de revolver à la main gauche. Cette infirmité l'empêche de poursuivre sa carrière musicale. Les cours qu'il suivait de 1894 à 1895 à l'Académie des beaux-arts de Bruxelles lui permettent de s'orienter définitivement vers la peinture. Il fréquente dès lors l'atelier d'Alfred Bastien et divers ateliers libres[2],[3].
Carrière
Victor Simonin expose pour la première fois au cercle Le Sillon, dont il est membre, en 1906. L'année suivante, il expose au Salon de Bruxelles de 1907, où le critique Sander Pierron considère sa Nature morte comme une des meilleures œuvres de ce genre. Présent à plusieurs expositions du Sillon, il envoie aussi deux toiles au Salon de Bruxelles de 1914 : Accessoires et Nature morte[4].
De 1915 à 1942, le peintre expose régulièrement ses œuvres dans des salonnets bruxellois. En 1942, il obtient, à l'unanimité du jury, le prix Auguste Oleffe. Victor Simonin est un peintre singulier par son art, son allure, sa vie et sa nature étrange et complexe. À un ami intime, il confie son désespoir face à sa carrière qu'il mésestimait[2].
Le , le corps sans vie de Victor Simonin est retrouvé à son domicile, pendu à son chevalet[5].