Victor von Carben
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Victor von Carben, Victor de Carben ou Victor von Karben, né en 1422 et mort le , est un rabbin allemand de Cologne qui s'est converti au catholicisme puis est devenu prêtre[1].
Victor s'est efforcé de montrer son zèle pour sa nouvelle religion en écrivant contre ses anciens coreligionnaires[2].
Il a été impliqué dans la controverse sur Johannes Pfefferkorn et l'un des quatre commissaires impériaux nommés pour examiner les livres juifs à la recherche de blasphèmes contre le christianisme, les trois autres étant Johannes Pfefferkorn, Johann Reuchlin et Jacob van Hoogstraaten (en)[3].
Son ouvrage Judenbüchlein, publié à Cologne en 1508 ou 1509, décrit les conditions et les coutumes des Juifs en vue de faciliter leur conversion[1].
Il a débattu avec des savants juifs devant l' archevêque de Cologne à Bonn et a obtenu l'expulsion de juifs de Brühl, de Deutz et d'autres villes du diocèse de Cologne[1],[2].
Il a écrit à l'archevêque pour le féliciter d'avoir « arraché les mauvaises herbes de son évêché »[2] bien qu'il tentât, tout comme Pfefferkorn, de persuader les chrétiens que maltraiter les Juifs ne les aiderait pas à se convertir[1].
Dans ses écrits, Victor affirme à plusieurs reprises qu'il n'est pas sage pour les chrétiens de se lancer dans une controverse religieuse avec les Juifs, ces derniers ayant appris dès leur plus jeune âge à maintenir leur foi[2].
Il se souciait avant tout de se soustraire d'être accusé d’apostasie au profit d'avantages matériels ; c'est pourquoi, il adressa un compliment gratuit aux Juifs en affirmant que, de tous les peuples de la terre, ils sont les plus difficiles à convertir, leur attachement à leur Loi (Halakha) étant si fort que ni la richesse ni la crainte de persécution ne peuvent les pousser à abandonner leur foi[2].
Dans sa vieillesse, Victor devint prêtre; et après sa mort, l'épitaphe suivante fut gravée sur la porte de l'église Sainte-Ursule à Cologne : « Victor, autrefois Juif, écrivit en 1509 quatre ouvrages contre les erreurs des Juifs »[2].
Publications
- Opus aureum ac novum in quo omnes Judæorum errores manifestantur, Cologne, 1509 ; en quatre parties, la première traitant de la vie et des coutumes des juifs (Cologne, 1509)[2] ; Raimann soutient que le véritable auteur de cet ouvrage est Ortuinus Gratius (en)[2].
- Propugnaculum fidei christianæ, instar Dialogi inter Christianum et Judæum, in quo quod Jesus verus Messias, verus Deus et Homo, totiusque humani generis Salvator sit demonstratur, Cologne, 1504–1508[2].