Victoria Meadows
astronome américaine
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Victoria Suzanne Meadows est professeure au département d'astronomie de l'Université de Washington[1] et dirige son programme d'astrobiologie. Elle est aussi chercheuse principale au sein de l'équipe du Laboratoire planétaire virtuel[2] de l'Institut d'astrobiologie de la NASA, en plus de présider le groupe de travail HAB consacré à l'habitabilité et aux biosignatures astronomiques. Les travaux de son équipe portent sur le développement de modèles informatiques visant à expliquer la formation, la stabilité et l'évolution orbitale des planètes, ainsi qu'à simuler l'environnement et les spectres de celles qui pourraient être habitables.
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Elle a obtenu un baccalauréat en physique à l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, puis un doctorat en physique au département d'astrophysique à l'Université de Sydney.
Le magazine Scientific American a fait appel à son expertise pour commenter les découvertes de la mission du télescope spatial Kepler, qui a révélé un grand nombre de planètes en orbite autour d'étoiles lointaines[3].
Recherches
Les travaux de Victoria Suzanne Meadows se concentrent surtout sur l'identification des processus permettant d'évaluer si une exoplanète pourrait abriter la vie. À travers son Laboratoire planétaire virtuel, elle conçoit des modèles informatiques pour étudier la formation des planètes, leur stabilité ainsi que l'évolution de leurs orbites. Ces outils contribuent aussi à la conception de missions de détection axées sur les méthodes les plus prometteuses. En 2015, elle a copublié un nouvel indicateur, l'«indice d'habitabilité des planètes en transit», destiné à hiérarchiser les milliers d'exoplanètes découvertes en mettant en avant celles qui présentent le plus fort potentiel de révéler des signes de vie extraterrestre[4].
L'un des éléments déterminants consiste à vérifier la présence d'oxygène sur les planètes candidates. C'est dans cette optique que, en 2016, son équipe composée de 75 chercheurs s'est penchée sur les moyens de distinguer les faux positifs des véritables indice d'activité biologique.
En 2020, elle a coécrit une étude portant sur l'analyse spectrale des gaz présents sur Vénus. Elle y a indiqué que des indices d'abord interprétés comme de la phosphine (un potentiel signe de vie) pourraient en réalité correspondre à du dioxyde de souffre (SO2), qui n'est pas considéré comme un indicateur biologique[5].
Prix
En 2018, l’Institut SETI lui a décerné le prix Drake « en reconnaissance de sa contribution au domaine de l’astrobiologie ainsi que de son rôle de chercheuse, de leader et de source d’inspiration pour tous ceux qui travaillent dans son domaine »[6]. Elle a été la première femme à recevoir ce prix[7].