Vieux Moulins de Thilay
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Le hameau est situé à la frontière franco-belge, au sommet d'un plateau à environ 500 m d'altitude, au milieu d'une clairière dans la forêt. Cette clairière est constituée de cultures, de prairies et de tourbières.
Histoire
Ce hameau a été le lieu d'implantation d'une caserne de douaniers, toujours en partie existante, à gauche avant le centre du hameau, mais désormais inoccupée, rendant nécessaire une école des Vieux-Moulins, inaugurée en 1911, et qui a compté jusqu'à 25 élèves. Les douaniers sont partis dans les années 1960.
Durant la Seconde Guerre mondiale, l'endroit a été important pour la résistance ardennaise, avec des zones de parachutages destinés notamment au maquis des Manises, et plusieurs complicités dans le hameau dont le commandant des douanes, Lucien Leverd, et la famille Fontaine membre actif de réseaux de passeurs pour les prisonniers évadés, les pilotes abattus, les juifs, bénéficiant du silence et de la complicité des autres habitants de ce hameau[1],[2],[3]. Un terrain de parachutage est ainsi proposé au chef du maquis, le commandant Jacques Pâris de Bollardière, surnommé « Prisme », militaire français ayant participé à la campagne de Norvège et à la bataille d'El Alamein. Ce terrain est au nord du hameau. Le premier parachutage a lieu le et il est impressionnant, puisque les résistants reçoivent 88 containers d'armes, de munitions et de vivres, soit un poids de 10 tonnes[4],[2]. D'autres parachutages suivent le , et le . Un dernier a lieu le , permettant l'arrivée d'une équipe Jedburgh alors que le maquis des Manises se reconstitue après l'attaque subie dans les hauteurs de Revin mi-juin[4].