View-Master
From Wikipedia, the free encyclopedia

Le View-Master, parfois Sawyer's View-Master, est un dispositif commercialisé dès la fin des années 1930 par la société Sawyer's Photo Services, permettant de visionner des images en stéréoscopie (3D), à partir de disques cartonnés portant sept paires de diapositives stéréoscopiques.

Conçu par l'Américain Wilhelm Gruber, en partenariat avec la société Sawyer's Photo Services, dont la principale activité est la production de cartes postales, le View-Master voit le jour en 1939, et se destine plutôt à un public adulte.
Cantonné tout d'abord au secteur touristique, avec des disques comportant essentiellement des photos de monuments ou de paysages, et permettant de rapporter un souvenir de lieux visités, notamment le parc Disneyland, dès son ouverture, à la suite de l'acquisition des droits d'exploitation sur les Walt Disney Studios en 1951[réf. nécessaire], par le biais du rachat d'un concurrent, le View-Master s'ouvre à un plus large public, notamment aux enfants, à compter de 1966, lorsque Sawyer's est racheté par la société GAF (General Aniline & Film). Son catalogue voit alors l'arrivée de nombreuses franchises culturelles, issues notamment des secteurs du cinéma et de la télévision.
Entre 1981 et 1989, la licence View-Master change plusieurs fois de propriétaires, et est acquise par la société Tyco Toys, avant de devenir la propriété de Mattel, à la suite de la fusion des deux sociétés en 1997. View-Master a été distribué ensuite sous la marque Fisher-Price, division de Mattel, et depuis 2013 par la société Basic Fun, en Floride, filiale de la société The Bridge Direct basée a New-York. La nouvelle production Basic Fun, d'aussi bonne qualité, est fabriquée en Chine, alors que les usines historiques étaient situées d'abord aux États-Unis (Portland, Oregon), et pour une diffusion plus internationale, au Mexique, en Belgique, et déjà partiellement en Chine dės 2008.
Description

La visionneuse View-Master se présente sous forme de jumelles dans lesquelles l'utilisateur insère un disque cranté cartonné, comportant 7 paires de diapositives (on parle alors de 7 « vues »), soit 14 au total. Chaque œil visualisant une image distincte, celles-ci peuvent être identiques pour former une image simple en deux dimensions, ou peuvent présenter la même scène sous un angle légèrement différent, et former une image en relief. Le View-Master est d'abord produit en bakélite noir, à ses débuts, puis dans un plastique plus léger, avec une grande variété de formes et de couleurs, notamment en rouge, couleur dans laquelle il est le mieux connu du grand public.
L'utilisateur actionne une gâchette sur le côté de la visionneuse pour faire tourner le disque, et passer d'un cliché à l'autre, tel un appareil photo inversé. Il est nécessaire de regarder à travers l'appareil en direction d'une source de lumière, pour que les images soient correctement visibles ; certains modèles embarquent une source de lumière interne, et requièrent par conséquent des piles.
Ce système étant breveté, la concurrence n'a pas pu le reprendre tel quel, obligeant, durant des années, les dispositifs d'autres marques, Lestrade[1] notamment, à utiliser un système de lecture rectiligne des supports de diapositives. Ceux-ci se présentent alors sous forme de grilles, qui doivent être rechargées dans l'appareil après chaque passage, si l'on souhaite les revisionner ; une faiblesse qui jouera en défaveur de la concurrence.
Talking View-Master
À partir de 1971, GAF commercialise le Talking View-Master, une variante de la visionneuse capable de lire en plus du son. Les premiers disques, spécifiques à ce système, incorporent une seconde couche sous forme d'un disque plastique transparent, contenant des informations sonores.
D'autres procédés et formats de stockage du son, seront développés au fil des années, en vue notamment d'améliorer la qualité sonore, mais resteront incompatibles avec les visionneuses classiques.
Projecteurs View-Master
À l'instar des projecteurs de diapositives, il existe des projecteurs pour disques View-Master, capables de rendre, ou non, la stéréoscopie, selon s'ils possèdent, respectivement, deux objectifs, ou un seul.
Dans le cas des projecteurs stéréoscopiques, tels que le Stereo-Matic 500, des lunettes polarisées et un écran spécial, sont requis, pour profiter du relief.
View-Master Virtual Reality
En 2015, Mattel et Google s'associent pour lancer le View-Master VR, un casque de réalité virtuelle connecté à un smartphone sous IOS ou Androïd. Seule la couleur des modèles d'origine est conservée, le design étant lui totalement différent, abandonnant les angles droits pour des lunettes toutes en courbe. Ce casque est compatible Cardboard. Une seconde version lui succédera en 2016, le View-Master Viewer DLX avec une molette de mise au point et un clip de maintien du téléphone améliorés[2].
Image 3D
Dès 2009, l'utilisation des visionneuses 3D comme faire-part de mariage fait son apparition. La société Image 3D qui propose des appareils similaires au View-Master verra par la suite son activité relayée par des sites de mariage. Ceux-ci proposent alors d'envoyer ses propres photos en ligne et de recevoir ensuite sa visionneuse personnalisée, de couleur blanche. Il est possible également d'y apposer le nom des futurs mariés sur le devant de l'appareil.
