Vigie-Flore
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Vigie-Flore est un programme de sciences participatives de suivi de la flore[1] sur le long terme équivalent au National Plant Monitoring Scheme. Son objectif initial est de permettre l'estimation des variations spatio-temporelles des espèces communes[2]. Les espèces sont dites 'communes' lorsque les effectifs échantillonnés permettent l'estimation de ces tendances. Ce programme a démarré en 2009. Il est porté par le Vigie-Nature et l'association Tela Botanica. Il fait partie de l'ensemble des programmes portés par le Muséum national d'Histoire naturelle et l'Office Français de la Biodiversité.
Protocole
Le principe repose sur des visites chaque printemps d'une maille d'un kilomètre carré choisie définitivement au sein d'une grille de mailles disponibles distribuées systématiquement tous les 10 km au niveau national. Au sein de cette maille huit placettes de dix mètres carrés chacune sont placées en quinconce. L'observateur doit tenter d'en suivre le maximum possible, certaines se révélant inaccessibles sur le terrain[3].
Chaque placette de 10 m² consiste en 10 réplicas d'un mètre carré distribués dans un rectangle de cinq mètres sur deux. Au sein de chacun de ces réplicas, toutes les plantes enracinées doivent être identifiées le plus précisément possible, sans pour autant prendre de risque quant à l'identification, c'est-à-dire en se limitant au niveau taxonomique dont l'identification est certaine même s'il s'agit simplement du genre, voire de la famille. Les erreurs d'identification sont plus problématiques pour les analyses que les incertitudes. Le nombre de mailles dans laquelle une espèce est présente est utilisé comme indicateur de l'abondance de l'espèce en question. En effet, pour les plantes, il est souvent impossible de compter les individus, au contraire de ce qui se pratique pour la faune[4].
L'impératif d'être le plus précis possible en terme d'identification de toutes les plantes de la maille, y compris au stade végétatif, limite la participation aux personnes ayant de très solides connaissances en botanique de leur région.
Résultats
Fin 2024, plus de 4 000 parcelles de 762 mailles ont été suivies[5]. Des effets du changement climatique sur les communautés de plantes ont été mis en évidence, y compris à court terme[6],[7]. L'influence du déclin des populations d'insectes pollinisateurs semble aussi être un facteur de recomposition des communautés de plantes, les espèces ne dépendant pas de ces insectes se trouvant favorisées par rapport aux espèces entomo-dépendantes pour leur reproduction[8].
