Vila Madalena
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Pays | |
|---|---|
| Unité fédérative | |
| Région | |
| Municipalité | |
| Sous-préfecture | |
| District | |
| Coordonnées |
| Statut |
Quartier de São Paulo (d) |
|---|
Vila Madalena est un quartier paulistano (terme portugais utilisé pour désigner des gens et des choses dont l’origine est liée à la ville de São Paulo, Brésil), localisé dans la région ouest de São Paulo[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7].
La Vila Madá, comme la désignent les citoyens paulistanos, est célèbre pour être un quartier bohème, plein de bars où la vie nocturne est habituellement intense durant tous les jours de la semaine. La zone accueille par ailleurs des grands évènements festifs qui attirent les touristes du monde entier. La Coupe du monde de football de 2014, réalisée au Brésil, et le Carnaval, organisé chaque année, en sont quelques exemples[8]. La Vila Madalena est également un centre artistique et culturel de référence. Outre les nombreuses galeries d’art ouvertes quotidiennement et accessibles au public, on peut trouver tous les samedis matin le célèbre marché de la place Benedito Calixto[9].
Fondation
Entourée par des quartiers populaires comme Pinheiros, Lapa et Sumaré, la Vila Madalena se situe à moins de 10 kilomètres de la place de la Sé, point de fondation de la ville de São Paulo en 1554. Malgré sa proximité avec des districts anciens, l’origine de la Vila Madá ne comprend pas plusieurs siècles d’histoire. Précédemment connue comme la Vila dos Farrapos (expression attribuée à des gens au faible pouvoir d’achat qui cherchent des maisons moins chères), la fondation de la Vila Madalena remonte au début du XXIe siècle grâce à un agriculteur portugais fortuné. Propriétaire d’un grand lopin terre, il décide de rendre hommage à ses trois filles en nommant chaque partie de son territoire avec leurs prénoms : Madalena, Ida et Beatriz[9]. Les deux dernières restent jusqu’à aujourd’hui comme des noms des quartiers voisins à Vila Madalena.
Les années 1920 et 1930 marquent un moment de grande transformation pour le quartier [10]. C’est dans cette période que le district, antérieurement considéré comme partie de la zone rurale de São Paulo, commence à s’urbaniser. Ce processus est possible grâce à l’établissement de la Light, l’entreprise canadienne responsable de la fourniture de l’électricité et de la gestion du système des trams de São Paulo à l’époque, sur la région. Les rues consistant autrefois en de petits chemins de terre sont remplacées par du bitume, avec des égouts pour la récolte des eaux usées et les maisons commencent à bénéficier de l’électricité.
Enfin plus intégrée sur la ville, la Vila Madá est vue comme une zone résidentielle plus attractive. C’est également à cette époque qu’on observe un flux considérable d’immigration portugaise. Malgré l’amélioration des conditions d’infrastructure, la plupart des ménages d’immigrants sont encore composés de familles à faibles revenus et sont normalement des travailleurs à la Light[10].
La présence portugaise dans la Vila Madalena est encore fortement remarquée actuellement. La plupart des boulangeries célèbres et des restaurants raffinés sont détenus par des propriétaires d’origine portugaise.
Le quartier bohème
La réputation de quartier bohème naît dans le milieu des années 70 comme conséquence d’un contexte politique troublé. Effrayé des mouvements de résistance contraires au régime militaire brésilien (1964-1985) dans le milieu universitaire, le haut commandement de l’armée interdit l’accès des résidences localisées sur le campus de l’Université de São Paulo (USP). En ces circonstances, les étudiants qui y habitent décident de se déplacer à un endroit proche de l’université et où les loyers ne sont pas encore trop chers : la Vila Madalena. La mixité entre les anciens habitants du quartier, les étudiants et des artistes contribue à la création d’une ambiance de contestation politique et culturelle qui mène des gens à se réunir dans un climat démocratique et détendu.
