La ville trouve ses origines dans le presidio de San Miguel de Cerro Gordo, datant de l'époque coloniale. Initialement établi en 1646 sur ordre du gouverneur Luis de Valdez y Rejano pour soutenir les mines de Hidalgo del Parral, à une époque où les presidios sont nombreux mais éphémères, il est consolidé pour se défendre contre les populations indigènes du Bolsón de Mapimí. Cependant, la révolte des Pueblos à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, en 1680, ainsi que la révolte de Toboso en 1683, conduisirent à la mise en œuvre en Nouvelle-Biscaye d'une stratégie de presidios équidistants et bien armés. Ainsi est organisé le cordon défensif des presidios de Conchos, Cuéncame, San Pedro Gallo et Cerro Gordo. La garnison avait pour mission de porter secours et d'escorter les personnes, les bêtes de somme et le bétail le long du Camino Real de Tierra Adentro (Chemin Royal de l'Intérieur)[1]. En 1701, la garnison compte 23 soldats, la plus petite de Nouvelle-Biscaye. Ces hommes travaillent comme charpentiers et tailleurs, et pratiquent également l'agriculture et l'élevage, assurant ainsi l'autosuffisance du presidio et de la population installée à proximité.
En 1711, le presidio de Mapimí est fondé avec des hommes provenant des quatre presidios[2]. Après l'expédition du 3emarquis de Rubí en 1767, qui entraîne la fermeture des presidios et des missions, celui-ci demeure en activité. Cependant, la nécessité de renforcer la frontière nord du Règlement et des instructions pour que les presidios soient formés sur la ligne de frontière de la Nouvelle-Espagne, résolus par notre seigneur le roi dans un décret du , implique le transfert du presidio au nord, avec sa garnison, son personnel attaché et ses parents, au presidio de San Carlos sur les rives du rio Grande (actuellement Manuel Benavides, Chihuahua)[3],[4].
L'église San Miguel Arcángel de la ville date du XVIIIesiècle, époque à laquelle le prêtre se déplace de Nombre de Dios pour célébrer la messe. Elle est rénovée en 1852[5].
↑(en) Hadley, Diana, Naylor, Thomas H., Schuetz-Miller, Mardith K., The Presidio And Militia On The Northern Frontier Of New Spain, Vol. Two, Part Two, The Central Corridor and the Texas Corridor. 1700-1765; U. of Arizona Press, Tucson, 1997.
↑(es) Roberto Carrillo Acosta, Reconstrucción histórica del presidio de San Miguel de Cerro Gordo en el Camino Real de Tierra Adentro, en México(), vol.8, Devenir, , 159–176p. (ISSN2616-4949, DOI10.21754/devenir.v8i15.1054, lire en ligne), chap.15.