La villa s'élève chemin Cheikh Bachir Ibrahimi, anciennement Beaurepaire, à El-Biar, sur les hauteurs d'Alger.
Historique
La maison initiale est construite entre 1853 et 1863. L'architecte anglais Benjamin Bucknall(en) la restructure entre 1876 et 1895 dans une architecture néo-mauresque[1]. Benjamin Bucknall aurait bénéficié de la démolition d'une partie de la casbah d'Alger pour acheter des tuiles anciennes, des piliers, des arches et d’autres éléments décoratifs d’anciennes habitations turques et mauresques et les a utilisés à Montfeld[2].
À partir de 1979, alors que la villa Montfeld est la résidence de l'ambassadeur des États-Unis, des négociations secrètes se tiennent entre Américains et Iraniens pour résoudre la crise des otages américains en Iran. En 1980, le secrétaire d'État adjoint Warren Christopher se rend à de nombreuses reprises à Alger, la villa Montfeld est alors son quartier général, pour négocier un accord en vertu duquel les otages seraient libérés. Les négociateurs sont assistés de diplomates algériens sous l'autorité du ministre des Affaires étrangèresMohamed Seddik Benyahia. Ces négociations aboutissent aux accords d’Alger du 19 janvier 1981 qui permettent la libération de 52 otages américains après plus de 14 mois de détention[4].
En 2017, les États-Unis classent la villa Montfeld dans le Registre des biens d’importance culturelle(en) comme «bien de valeur culturelle et historique». Ce patrimoine compte en 2019, 26 propriétés protégées à travers le monde[4],[2].