Villa Médicis (Buti)
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| Villa Médicis | |
| Début construction | XVIe siècle |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 43′ 34″ nord, 10° 35′ 07″ est |
| Pays | |
| Région | |
| Province | Pise |
| Commune | Buti |
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La Villa Médicis de Buti (en italien : Villa medicea di Buti) est situé dans la partie la plus ancienne de la commune de Buti dans la province de Pise en Toscane[1],[2].
La Villa Médicis est située au 58 de la via Marianini, dans la partie haute du bourg de Buti (56032), province de Pise [3]. L'édifice s'élève sur les vestiges d'une ancienne forteresse médiévale dont les origines remontent au IXe ou XIe siècle [3]. Son appellation courante de « Villa Médicis » ne résulte pas d'une appartenance effective à la famille florentine, mais relève de l'antonomase populaire : la notoriété des prototypes grand-ducaux a établi un mécanisme sémantique par lequel toute demeure seigneuriale présentant des analogies visuelles avec ces modèles tend à être qualifiée de « médicéenne » [4]. Cette désignation s'ancre également dans le prestige de Pietro Tonini, propriétaire au début du XVIIe siècle, qui occupa les charges de Ministre du Scrittoio de Pise puis de Provveditore della Grascia au sein de l'appareil administratif du Grand-Duché de Toscane [3],[4].
Histoire
Les origines du complexe remontent à une forteresse médiévale située dans ce qui est encore dénommé le « Castel Tonini » [4]. La tradition locale rapportée par l'Anonyme de Buti évoque une ancienne roche ou fortilizia sur laquelle furent édifiées de nouvelles habitations [4].
La ferme de Cascine di Buti, appartenant à la maison de Médicis, possédait en 1556, dans la partie la plus élevée du château de Buti (aujourd'hui appelé Château Tonini), une tour et une maison réservées aux administrateurs du grand-duché de Toscane. Les Tonini, reconnus citoyens de Pise en 1667 puis anoblis chevaliers de l'Ordre de Saint-Étienne en 1687, constituèrent une lignée de fonctionnaires grand-ducaux dont l'ascension sociale s'accompagna du renforcement de leurs possessions [4].
La propriété porta successivement plusieurs noms reflétant ses propriétaires. Connue sous le nom de « Palazzo Petracchi » — dont les armoiries sont encore visibles au-dessus de la porte d'entrée — elle fut abandonnée à la suite d'un malheur familial, puis louée en fermage à Giovanni Mattia Berti avant d'être acquise par ce dernier en 1706, devenant ainsi le « Palazzo dei Berti ». En 1767, un membre de la famille Berti vendit le palais à Santi Banti. Ce transfert, daté par une autre source des années 1760 [3], marqua un tournant : Santi Banti, qui avait exercé la charge de camerlingo de la communauté de Buti en 1759-1760 avant d'être élu prieur, confia au peintre florentin Pietro Giarrè — également auteur des décors de la Certosa di Calci — la décoration intérieure des salles entre 1774 et 1775 [4]. L'édifice devint alors « Villa Delizia », assumant une fonction représentative du prestige économique et social de ses nouveaux propriétaires [3]. La succession des propriétaires se poursuivit avec les familles Danielli puis Spigai, détentrices actuelles du domaine.