Villages Nature Paris
village vacances du groupe Pierre & Vacances
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Villages Nature Paris est un village de vacances du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs et un parc aquatique, initialement développés en partenariat avec Euro Disney, sous la forme d'une coentreprise. Il se situe à Val d'Europe, la ville nouvelle de Marne-la-Vallée en Seine-et-Marne, à 6 km au sud des parcs Disney, sur les communes de Villeneuve-le-Comte, Bailly-Romainvilliers et Serris.

| Villages Nature Paris | |||
| Slogan | Ensemble par nature | ||
|---|---|---|---|
| Création | |||
| Superficie | 259 ha | ||
| Coordonnées | 48° 49′ 35″ nord, 2° 49′ 18″ est | ||
| Ville | Villeneuve-le-Comte, Bailly-Romainvilliers et Serris, Seine-et-Marne | ||
| Pays | |||
| Propriétaire | Center Parcs (Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs) | ||
| Nombre de parcs | 1 parc aquatique | ||
| Nom des parcs | Aqua Mundo | ||
| Nombre d'hôtels | 1 061 hébergements | ||
| Site Web | Site officiel | ||
| Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Géolocalisation sur la carte : France
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Historique
Officialisation du projet
Le projet est évoqué dès 2003. Sa mise à l'étude est officialisée le [1] par Pierre et Vacances, Euro Disney et les partenaires publics concernés. La société Villages Nature Management S.A.R.L. (société à responsabilité limitée) a été créée le [2].
Le , le conseil régional d'Île-de-France vote en faveur de la création de Villages Nature[3]. Le , Euro Disney, l’État et les collectivités territoriales signent un avenant à la convention de 1987[4] qui les lie. Il la prolonge jusqu'en 2030 et agrandit le périmètre de développement délégué à Euro Disney qui passe de 1 943 ha à 2 230 ha[5],[6].
Le , les deux sociétés présentent officiellement le projet et les premières ambitions de son financement : un investissement de près de 700 millions d'euros dans un premier temps et 1,8 milliard à terme. Les deux groupes de tourisme ne prendraient en charge sur leurs fonds propres que 5% de ce total. Le reste serait apporté par des investisseurs privés[7].
Débat public
Des débats publics sont organisés entre 2010 et 2014. L'aménageur public EPA Marne acquiert les terrains qui seront concédés aux promoteurs. En , il a déjà investi une vingtaine de millions d'euros dans les terrassements et l'équipement de la voirie. Villages Nature a aussi investi 20 millions dans les premiers travaux d'embellissement du site[8].
Concrétisation

La société Villages Nature Tourisme SAS (société par actions simplifiée) a été créée le [9]. Le , Villages Nature Paris concrétise et officialise un financement de 360 millions d'euros. 190 millions sont destinés aux équipements. Ils ont été financés à hauteur de 100 millions d'euros par des investisseurs privés (75%) et par la Caisse des dépôts (25 %). 90 millions restants proviennent de prêts bancaires auprès de banques privées. 170 millions d'euros sont consacrés aux hébergements qui seront ensuite largement revendus à des particuliers[10].
Le , le premier ministre Manuel Valls pose la première pierre du complexe[11]. La première phase est achevée en 2017. Une deuxième phase initialement prévue en 2020-2022 est repoussée à 2025[12].
L'ouverture du complexe, initialement prévue à l'automne 2016[10], est dans un premier temps décalée au printemps 2017[13],[14]. La date du est finalement annoncée pour le grand public, avant que celle-ci ne soit à nouveau repoussée au [15]. Le complexe est inauguré le [16].
Rachat
Le , le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs rachète les parts de Villages Nature Tourisme appartenant à Euro Disney SCA[17],[18].
Complexe
La direction artistique du projet est assurée par Thierry Huau, urbaniste paysagiste, et Joe Rohde, Senior Vice President de Walt Disney Imagineering[19]. Ils collaborent avec des architectes notables dont les réalisations rayonnent sur 259 hectares[20] de terrains boisés autour d'un lac artificiel.
Le complexe se différencie des autres Center Parcs :
- par une nature moins spontanée, plus mise en scène, à l'image de ce qui se fait dans les parcs Disney[21],
- une dimension plus urbaine avec des immeubles d'appartements et non uniquement des cottages[21],
- des tarifs plus élevés[21],
- un des plus grands dômes tropicaux d'Europe dédiés aux divertissements aquatiques et des lagons extérieurs chauffés par géothermie[22].
Hébergements

Jean de Gastines est l'architecte des 868 hébergements[12] (448 cottages et 320 appartements) que compte le complexe à son ouverture. Une volonté d'intégration du bâti à la nature[23] est revendiquée avec des façades végétalisées, des toits plats arborés, des balcons et des jardins suspendus[24].
L'offre est renforcée dans sa dimension haut de gamme en 2025 avec un nouvel hameau de 193 cottages soit 1 061 hébergements en tout.[12] 3 niveaux de confort sont proposés : confort, premium ou VIP.
Le parc aquatique Aqua Mundo

Jacques Ferrier est l’architecte du parc aquatique Aqua Mundo. L'emblème architectural du domaine propose une promenade en toiture sur une structure en origami mi spiralaire mi pyramidale émergeant 27 mètres au-dessus du lac artificiel de 15 hectares[25],[26].
Anciennement dénommé Aqualagon, il comprend des espaces intérieurs (9 000 m2) et extérieurs paysagés (en 2017, 3 500 m2)[27], une piscine à vague, des bains à remous, 7 toboggans, des rivières et lagons artificiels, des bassins d'activité avec mur d'escalade ou encore des jeux d'eau[28]. Une extension avec une deuxième rivière sauvage et un nouveau toboggan à sensation est en 2025 en cours de construction[29]. Le site est accessible hors séjour à la journée. Il est alimenté par la géothermie, la source d'eau chaude de la nappe du Dogger[30].
Jardins Extraordinaires
Thierry Huau est le concepteur des Jardins Extraordinaires. Sur deux hectares, ils mettent en scène les quatre éléments : l'eau, l'air, le feu et la terre[24].
Jardin de l’Eau
Rochers, éléments maçonnés... Le jardin de l'Eau veut s'inspirer des ruissellements[31] tant maîtrisés par l'Homme[32] que naturels ou encore du jaillissement des geysers. Ce jardin de rocaille ponctué d'espèces à feuillage persistant et de conifères l'est aussi par des jets d'eau et cascades[33].
- Cascade maçonnée.
- Geysers.
Jardin de l’Air
L’Air est évoqué par des plantations de graminées[24], d'arbres pleureurs[33], des massettes luminescentes, des éoliennes[31], des manches à air, des passerelles en bois inspirant ici encore l’idée de mouvement ou une tonnelle-chapiteau.
- Tonnelle-chapiteau.
- Éolienne.
Jardin du Feu
Le Feu est évoqué à travers l'usage du bois dans tous ses états[31], empilé, brûlé, d'un belvédère[32] et de végétaux aux feuillages pourpres[24] tels que des liquidambars ou érables[33].
Jardin de la Terre
Le jardin de la Terre fait référence aux vergers, aux potagers [33], aux haies, aux topiaires[31], au jardinage, à la culture de la terre par l'Homme.
- Verger.
Ferme Bellevie
La ferme pédagogique Bellevie, imaginée par l'architecte Lionel de Segonzac[32], occupe 6000m²[20] et comprend une étable, une écurie, une chèvrerie, une basse-cour...
- Une partie du cheptel bovin.
Stratégie et responsabilité
Modèle économique
Le modèle économique du Groupe Pierre & Vacances est, en 2013[34], de limiter le risque de ses investissements en le partageant et revendant les hébergements construits[21] en VEFA (Vente en l’État Futur d'Achèvement). Afin de lancer les travaux quel que soit l'état des ventes, leur construction a été financée par la société foncière Eurosic (à hauteur de 50 %), Pierre & Vacances (37,5 %) et Euro Disney (12,5 %)[21]. Ils sont ensuite revendus à des particuliers[21] avec qui sont conclus des baux commerciaux.
Le projet a bénéficié de financements publics directs (région Île-de-France[35], département de la Seine-et-Marne[5]…) et indirectement de dispositifs de défiscalisation (loi Censi-Bouvard[21],[36]) à destination des investisseurs particuliers. Malgré ce modèle économique qui vise le partage du risque et tire parti de dispositifs publics, le groupe qui a déjà basculé dans le rouge dans les années 2010[36] voit ses comptes plombés en 2017[37] par les surcoûts liés aux retards des Villages Nature. Villages Nature Tourisme et Pierre & Vacances doivent être restructurés en 2022[38]. Le groupe renoue avec les bénéfices après plus d’une décennie de pertes[39].
Emploi
Le , est signée une convention entre la société Villages Nature et plusieurs parties publiques[41]. Villages Nature Paris a alors pour ambition de générer environ 4 500 emplois directs et indirects (dont 1 600 emplois directs créés dans le complexe)[42].
En 2018, un an après son ouverture, Villages Nature emploie 400 personnes dont 200 chez ses prestataires partenaires[43].
Impact sur l'environnement
Le domaine se décrit comme engagé dans une démarche de tourisme durable. Il a cependant connu quelques critiques.
Marketing et engagements en matière d'environnement
Cherchant à se promouvoir comme la "première destination écotouristique européenne", Villages Nature Paris s’est inscrite dans un Plan d'Action Durable (PAD) en dix cibles inspiré de la méthodologie One Planet Living développée par l'ONG BioRegional[44]. Un Conseil Consultatif du Développement Durable (CCDD) a réuni, dès 2013, sous l'égide du préfet du département, les collectivités, les chambres consulaires et les associations locales...[33] autour de ces objectifs communs. Entre 2018 et 2021, le domaine a ainsi été certifié Blue Community, Clef verte [44], ISO 14001 et ISO 50001[45]…
Biodiversité
Plus de 430 000 plantes[32] et 28 800 arbres auraient été plantés dont 98 espèces protégées[20]. Le domaine met ainsi en avant sont rôle dans leur protection.
Géothermie
Le site exploite comme d'autres territoires en Île-de-France la chaleur du sol. La nappe souterraine du Dogger[30], située entre 1 500 et 2 000 mètres de profondeur s’étend sur plus de 15 000 km2 avec des températures variant de 47 à 85°C[33].
Opposition et critiques
Alors que Center Parcs a affronté une vive opposition sur son projet de Roybon (Isère)[46], Villages Nature Paris n'a pas connu le même destin. Les écologistes ont cependant dénoncé le modèle économique et les subventions reçues alors que la priorité serait, en Île-de-France, de rééquilibrer espaces naturels et espaces urbanisés et de sauvegarder 180 hectares de terres agricoles ici rognées[5],[35].