Villaine (Massy)

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Villaine
Villaine (Massy)
Place Lucien Sergent centre de l’ancien hameau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Ville Massy (Essonne)
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 57″ nord, 2° 15′ 28″ est
Localisation
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Villaine

Villaine est un quartier de Massy, dans le département français de l'Essonne.

Le quartier de Villaine est situé entre les voies du RER C et celles du TGV Atlantique (de l'avenue du Général-de-Gaulle à la rue du Pont-de-Pierre) à l'est, la limite communale de Verrières-le-Buisson au nord (essentiellement la voie de la Vallée de la Bièvre ou RD 60), le parc et quartier de Vilgénis à l'ouest, la limite communale avec Palaiseau (chemin des Bœufs) au sud.

Villaine qui forme la plus grande partie de l'ouest du territoire de Massy est séparé par des voies ferrées qui forment une coupure physique avec d'autres quartiers, Atlantis, Massy Centre (ou Vieux Massy) à l'est et Le Pileu au sud.

Villaine comprend plusieurs micro-quartiers qui se sont développés à partir des années 1920 autour du hameau ancien au centre, ou Vieux Villaine (autour de la rue de Versailles), Les Graviers, l'Épine Montain et Vilmorin au sud, Nouveau Villaine au nord, Poterne-Bièvre au nord-est entre la rue de Migneaux, l'avenue des Martyrs-de-Soweto et Verrières-le Buisson.

Histoire

Origine

Il existait une Villa Aimon mentionnée dans une charte du Roi Robert de 1027, également citée dans un litige entre Guérin de Paris et l'Abbaye de Saint-Germain en 1030. D'après Paul Bailliart le hameau de Villaine serait issu du partage au début du XIIe siècle du domaine de Jean Ier de Massy entre ses trois fils, le second Aymon recevant une fraction où il établit sa villa, la « villa Haymonis », d'où le nom de Villaine, également mentionné dans une charte d'affranchissement des habitants du bourg d'Antony accordée en 1248 par l'abbé de Saint-Germain-des-Prés, seigneur du lieu.

On retrouve des seigneurs de Villaine au XVIe siècle, Charles Pasquier (1509-1540) et ses descendants[1].

Un hameau agricole

Jusqu'au début du XXe siècle Villaine est un hameau de Massy avec une activité agricole prépondérante qui se perpétue jusque dans les années 1950. Les spécialités de Villaine étaient les cultures maraichères et fruitières, la vigne et l'élevage dans la vallée de la Bièvre, ce cours d'eau formant la limite avec Verrières-le-Buisson[2]. Des notables parisiens s'y établissent au XVIIIe siècle, en particulier Jacques Tenon dans une grande ferme probablement à l'emplacement de l'ancien domaine seigneurial[3].

Le hameau de Villaine est relié au village de Massy, où se trouvent la mairie, l'école et les principaux commerces, jusqu'à la création en 1854 de la ligne Paris à Palaiseau dans le prolongement de la ligne de Sceaux par un chemin direct dans l'axe du sentier du trou de l'hôtel aboutissant devant l'entrée du Vieux château. À partir de cette date, cette liaison s'effectue par une voie à l'emplacement des actuelles rue Victor-Basch et de la Division-Leclerc.

Au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle l'ouverture de la gare amène à Villaine des parisiens aisés qui construisent des pavillons en meulière[3].

Une urbanisation progressive

Le terroir agricole autour du hameau se réduit par des implantations successives à partir de la fin du XIXe siècle.

Les établissements Vilmorin

En 1890, Henry de Vilmorin construit un premier établissement relié à la voie ferrée de Massy-Palaiseau qui se développe avec création, autour de pépinières, de hangars de stockage, de magasins, d'une écurie et de maisons. Un grand bâtiment de 4 étages de 120 mètres de long sur 30 mètres de large est construit en 1940 abritant le centre de conditionnement et d'expéditions des graines.

Les lotissements de l'entre-deux-guerres

Des notables achètent des terrains sur le lieu-dit Les Graviers, vergers, champs et un petit bois qui a appartenu à la famille de Condé propriétaire du château de Vilgénis puis à Jérôme Bonaparte, pour les diviser et les vendre au détail. Deux premiers petits lotissements sont réalisés en 1913 entre la rue des Graviers et la rue de Vilgénis qui seront intégrés de 1925 au début des années 1930 dans le lotissement des Vergers-Graviers au nord des rues des Ruelles et des Graviers jusqu'à la rue de Vilgénis avec ouverture de rues dans un réseau en éventail : rue du plateau, des Vergers, des Vignes, du Château. L'Association Syndicale Autorisée des Petits Propriétaires des Vergers-Graviers se charge de 1927 à 1943 d'établir les canalisations d'eau, le réseau électrique, la viabilisation des rues. Jusque dans les années 1950-1960, le quartier des Graviers était animé avec des nombreux commerces et artisans[4].

Le lotissement de la gare de Massy-Palaiseau Grande Ceinture est créé à partir de 1928 par un propriétaire de Massy autour d'une nouvelle voie, l'actuelle rue Clemenceau. Le projet repris et étendu en 1931 par la société Île-de-France Foncière comprend 84 lots, en majorité des pavillons, également deux petits immeubles construits par la société Vilmorin pour y loger des cadres et la résidence Métro II[5].

L'Épine Montain

Les 194 logements de l'Épine Montain sont construits de 1953 à 1958 par l'Association Familiale d'auto-construction dans un projet de type « Castors » avec l'appui d'une société HLM, « l'Habitat Communautaire ». L'ensemble s'étend, entre le lotissement Vergers-Graviers et la gare SNCF de Massy-Palaiseau, sur 32 parcelles acquises auprès de 15 propriétaires[6].

Nouveau Villaine

Le conseil municipal élu en mars 1959 accepte la réalisation du Grand Ensemble Massy-Antony auquel la précédente équipe s'était opposée mais s'efforce de consolider le centre ville en y implantant des services qui avaient été prévus dans ce nouveau quartier (Hôtel-de-Ville, Poste, centre culturel) et lance un projet d'aménagement dans la partie ouest du territoire. Cette décision d'équilibrage du territoire est baptisée « opération balancier », renommée ensuite « ZUP de Massy-Villaine » prévue pour 3 000 logements sur un territoire au nord du Vieux Villaine s'étendant jusqu'au bras vif (canalisé) de la Bièvre qui alimentait les moulins de Grais et des Migneaux, comprenant l'ensemble de la vallée où serpentait le bras mort. Une déclaration d'utilité publique du 30 août 1962 permet à la Ville d'exproprier les propriétaires ayant refusé les transactions amiables. À l'est de ce territoire, l'espace compris entre la rue Jeanne d'Arc et la rue de Migneaux qui comprenait à cette date des rues pavillonnaires (rue Cormier, rue du hameau de Villaine etc.) n'est cependant pas inclus dans cette opération.[7].

Cette urbanisation nécessite l'aménagement de la vallée inondable.

Les eaux de la Bièvre sont canalisées en 1968-1969 du parc de Vilgénis au pont de Migneaux (intersection entre la rue de Migneaux et la D 60) par une galerie souterraine de 1 200 mètres de 4 mètres de largeur et les lits anciens de la Bièvre vive et morte sont remblayés. Cette canalisation passe sous la voie de la vallée de la Bièvre (RD 60) ouverte en 1973. Le pont de pierre et le pont de l'avenue d'Estienne-d'Orves-avenue Cambacérès sont élargis[8]. En aval de l'ancien pont de Migneaux, la Bièvre revient à l'air libre dans un cours endigué[9]. En amont, le bassin creusé en 1971 dans le parc de Vilgénis évite les inondations.

Un projet de créer une rivière artificielle à l'emplacement de l'ancienne Bièvre morte est abandonné et l'aménagement se limite à un vallon, « la coulée verte »[10].

Cependant, un bief à faible débit est recréé en 2000 en aval du moulin de Grais le long de la D 60 à la limite communale entre Massy et Verrières-le-Buisson par dérivation d'une partie des eaux de la Bièvre souterraine. Cette rigole, généralement considérée comme la Bièvre remise à l'air libre, est prolongée en aval en 2017, dans un tracé plus naturel[9].

Le Clos de Villaine et le square du Clos Villaine

Des immeubles sont construits sur les derniers espaces encore agricoles (vergers, vignes cultures maraichères) en 1960 au sud du Vieux Villaine, à l'arrière de l'école Moreau, 285 logements du Clos de Villaine en 1963-1965, le clos de la Bergerie à la même époque puis le square du Clos de Villaine en 1973 autour du centre socio-culturel Lino Ventura et de l'église Saint-Fiacre qui remplace la chapelle des Vergers[11].

Villaine au XXIe siècle

Notes et références

Annexes

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