Villars (Loire)

commune française du département de la Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Villars [vilaʁ] est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Villars
Villars (Loire)
La commune vue depuis Saint-Genest-Lerpt.
Blason de Villars
Blason
Image illustrative de l’article Villars (Loire)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Intercommunalité Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Jordan Da Silva
2020-2026
Code postal 42390
Code commune 42330
Démographie
Gentilé Villardaire
Population
municipale
7 664 hab. (2023 en évolution de −3,84 % par rapport à 2017)
Densité 1 340 hab./km2
Population
unité urbaine
376 371 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 11″ nord, 4° 21′ 19″ est
Altitude Min. 428 m
Max. 600 m
Superficie 5,72 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Saint-Étienne
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Étienne
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Saint-Étienne-4
Législatives Première circonscription
Localisation
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Villars
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Villars
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Villars
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Villars
Liens
Site web www.villars.fr
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Géographie

Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire. Saint-Étienne est à km[1], Roanne à 81 km[2].

La superficie de la commune est de 5,72 km2 ; son altitude varie de 428 à 600 mètres[3].

L'A72 passe au nord, un important échangeur permet de rallier la zone commerciale de Ratarieux et le CHU, ou la ZAC de Montravel, le lycée horticole et le sud-ouest de l'agglomération (D 201, direction Firminy-Le Puy).

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 733 mm, avec 8,5 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Étienne à 5 km à vol d'oiseau[10], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 793,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,5 °C, atteinte le [Note 1].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station SAINT-ETIENNE (42) - alt : 640 m, lat : 45°26'07"N, lon : 4°22'05"E (à 3,9 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
18,2
10.01.15
20,9
23.02.20
24
30.03.21
27,8
22.04.18
32
13.05.15
36,8
27.06.19
39
07.07.15
38,6
24.08.23
33,5
05.09.23
29,9
02.10.23
23,1
02.11.20
18,3
05.12.06
39
2015
Maximale moyenne 5,9 6,9 11,6 15,8 19,1 24 26,3 25,6 21,3 16,2 10,6 7,1 15,9
Moyenne 3 3,4 7,1 10,8 14,1 18,6 20,5 19,9 16,1 12,2 7,4 4,1 11,4
Minimale moyenne 0,2 −0,1 2,5 5,8 9,1 13,1 14,7 14,2 11 8,3 4,2 1,1 7
Record de froid
date du record
−12,9
13.01.03
−15,6
05.02.12
−16,5
01.03.05
−4,5
08.04.21
0,1
06.05.10
4,4
02.06.06
7,4
10.07.07
7,4
31.08.06
2,1
27.09.10
−5
26.10.03
−8,7
28.11.13
−11,1
26.12.10
−16,5
2005
Précipitations
Hauteur (mm) 41,8 38,7 39,7 62,7 83,7 80,6 78,7 79,4 65,1 81 87,1 55,4 793,9
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
35,1
16.01.15
42,6
22.02.04
28
26.03.24
52,2
16.04.05
93,3
10.05.21
55,7
12.06.20
74,9
02.07.09
59,6
06.08.19
140,6
07.09.10
66,3
25.10.04
102,5
01.11.08
103,4
01.12.03
140,6
2010
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Source : « Fiche 42218011 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
5,9
0,2
41,8
30 mm
60 mm
jan.
6,9
−0,1
38,7
fév.
11,6
2,5
39,7
mars
15,8
5,8
62,7
avril
19,1
9,1
83,7
mai
24
13,1
80,6
juin
26,3
14,7
78,7
jui.
25,6
14,2
79,4
août
21,3
11
65,1
sep.
16,2
8,3
81
oct.
10,6
4,2
87,1
nov.
7,1
1,1
55,4
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Villars est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Étienne[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant 32 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune du pôle principal[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Toponymie

Histoire

L'obituaire de l'Église de Lyon fait mention de la donation du doyen Blandinus (vers 1085-87) qui fit don de l'église de Villars, du cimetière et de ses terres à l'Église de Lyon[18].

L'existence de la localité est attestée par écrit dès le XIIe siècle. Mention en est faite dans la permutation de 1173, consacrant la séparation du Lyonnais et du Forez qui laisse Villars "à la liberté de l'Église de Lyon". À la suite de cet acte, la paroisse de Villars fit partie d'une enclave directement dépendante du chapitre de Lyon, aux confins du Jarez et du Forez et finalement rendue à la seigneurie de Saint-Priest-en-Jarez en 1278[19].

Peu après, on trouve trace d'un fief dénommé Curnieu. Différentes familles se succèdent, dont les Dalmais et Mathevon.

Villars possède deux bâtisses historiques : le vieux château à l'écart du centre, restauré en 1910, et le château du bourg face à l'église, mairie de la commune depuis 1976.

La houille est exploitée vers le XVIe siècle, d'autres activités viennent s'y greffer comme la passementerie, les armes... La main-d'œuvre vient des régions limitrophes, surtout Haute-Loire et Ardèche. Les ouvriers travaillent aux champs la belle saison, cherchent de l'embauche en ville afin de compléter leurs maigres ressources.

Au cours de l'été 1911 a eu lieu le premier meeting aérien du département de la Loire, sur le terrain de Champirol (situé à cette époque sur les communes de Villars et de Saint-Priest-en-Jarez), à l'emplacement actuel de l'Hôpital Nord. Parmi les huit pilotes présents à cette manifestation se trouvait Roland Garros[20].

Le 21 janvier 1942, un coup de grisou tue 65 mineurs au puits de Chana.

Politique et administration

Liste des maires

Le premier maire de Villars connu à ce jour, fut Claude Denis de 1790 à 1792. Cette liste débute au XXe siècle (liste complète sur le site de Villars).

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1904 1914 Jean-Baptiste Paret    
1914 1918 Étienne Reynaud    
1918 1921 Jean Domet    
1921 1938 Louis Soulier    
1938 1944 Pierre Barailler    
1944 1945 Henri Faure    
1945 1947 François Binet    
1947 1960 Georges Gillier    
1960 1974

(décès)

Louis Bernichon    
1975 1977 Fernand Bost    
mars 1977 avril 2007
(décès)
Hubert Pouquet DVD Vice-président du Conseil général de la Loire
avril 2007 juin 2018
(démission)[21]
Paul Celle[22] DVD puis UDI
puis DVD
Vice-président de Saint-Étienne Métropole
Conseiller général du canton de Saint-Étienne-Nord-Ouest-1 (2007-2015)
Conseiller départemental du canton de Saint-Étienne-4 (depuis 2015)
septembre 2018 en cours Jordan Da Silva DVD Chef d'entreprises
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Tendances politiques et résultats

Démographie

En 2023 en évolution de −3,84 % par rapport à 2017, la commune comptait 7 664 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Une réforme du mode de recensement permet à l'Insee de publier annuellement les populations légales des communes à partir de 2006. Pour Villars, commune de moins de 10 000 habitants, les recensements ont lieu tous les cinq ans, les populations légales intermédiaires sont quant à elles estimées par calcul[23]. Les populations légales des années 2006, 2011, 2016 correspondent à des recensements exhaustifs[24].

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
560478507616618580702831877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1401 5251 8031 7412 0592 2242 3752 5122 512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7872 8542 9893 0633 1873 0612 8112 8663 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 3973 7206 8287 5298 1898 4948 0627 7857 978
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
7 7837 664-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Urbanisation

Culture locale et patrimoine

Monuments historiques

Villars possède un pont de chemin de fer situé au lieu-dit du Bois Monzil. Héritage de la première ligne de chemin de fer de France, il a été mis en service en 1827 et est donc le plus ancien pont ferroviaire d'Europe continentale. À ce titre il a été inscrit au monument historique par l'arrêté du [27]. La limite communale entre Villars et Saint-Priest-en-Jarez passe sous l'arche de ce pont. Le pont est visible depuis le 44 chemin des champs à Saint-Priest-en-Jarez mais on ne peut y accéder car il est sur une propriété privée.

Autres monuments

La commune fait partie de la paroisse Bienheureux Antoine Chevrier, qui rassemble l'église Saint-Laurent (Villars), l'église Saint-Prix (Saint-Priest-en-Jarez) et l'église du Sacré-Cœur, La Terrasse (Saint-Étienne).

Église Saint-Laurent

La première église de Villars date du XVe siècle. Incorporée aujourd'hui à la mairie, sert de salle des conseils et mariages. Vers la fin du XIXe siècle, la population ayant fortement augmenté, il faut bâtir un nouvel édifice : l'actuelle église Saint-Laurent. Les travaux débutent en 1860 pour se terminer 10 ans plus tard.

Le , l'église accueille trois nouvelles cloches qui viennent s'ajouter à celles déjà existantes. Elles donnent respectivement le "do", "mi", "la" et "sol".

Le , après de multiples constatations, Hubert Pouquet, maire de la ville[28] ordonne une fermeture provisoire. L'humidité remontant du sol provoque un soulèvement de la base et un effritement des piliers. Calculs et projets sont lancés pour sa survie.

Des travaux sont entrepris en 2006, sous la direction de l'architecte Berthier. Les piliers latéraux ainsi que la partie haute de l'église sont supprimés, pour être remplacés par une charpente en lamellé-collé.

Le , M. Pouquet inaugure les transformations. Le lendemain, Mgr Lebrun dédicace le lieu.

La mairie de Villars

Le château du bourg fut longtemps propriété des Mathevon. Jean, seigneur de Curnieu, transforme et embellit la bâtisse. On raconte qu'il peut assister à la messe d'une fenêtre de ses appartements, l'église y étant adossée !

La Compagnie des Mines de Villars récupère les lieux en 1837. Elle y installe ses bureaux avant de loger son directeur, puis ses cadres.

Les Mathevon vendent, sous le mandat Soulier, titre et terres, qui reviennent partiellement à la commune.

En 1976, la mairie de Villars rénove et investit le château. Les locaux sont agrandis en 2007.

Le musée de la mine Jean-Marie Somet

Musée créé par un ancien mineur dans un bâtiment ancien, rue du Puits-Gallois. Il évoque le passé minier de la commune mais aussi la passementerie. Il est géré par l'Association des Amis du Vieux Villars. Réouverture du musée après travaux en . Ce musée est l'objet d'un livre : Devant la mémoire, une visite au Musée de la mine Jean-Marie Somet de Villars, auteur Michel Peroni, éditions Presses des Mines, 2015.

À noter également :

  • Parc Jean-Marc derrière le dépôt de la Stas, face au complexe sportif de l'ASPTT, au bord de l'autoroute.
  • Lycée horticole et ZAC de Montravel (centre commercial régional, piste de kart), desservis par la rocade Est.
  • L'ancien hippodrome est reconverti, au cours du XXe siècle, en quartier résidentiel (logements collectifs).
  • Foulées Villardaire, trois courses de plusieurs catégories à travers les rues de la ville, chaque année début d'automne.

Héraldique

Les armoiries de Villars se blasonnent ainsi :

D’azur au lion d’or armé, lampassé et couronné de gueules, au comble cousu aussi de gueules.

Jumelages

Transports en commun

Villars est parcourue par les lignes de bus 16 et 17 de la STAS[29].

  • La ligne 17 Terrasse/Lycée Simone-Weil serpente dans les rues de la ville, et dessert tous les points névralgiques : quartiers du Bois Monzil, Michard, La Feuilletière, La Taillée, musée de la mine, centre, Curnieux, Hippodrome, ASPTT et parc J. Marc. Elle ne va pas jusqu'au centre commercial, mais une navette est prévue à certaines heures pour le lycée horticole.

À l'extrémité sud (Terrasse), on rejoint le tram, T1 et T2.

  • La ligne 16 Place Gambetta/Villeboeuf-le-Haut rejoint le centre ville de Saint-Étienne puis l'Esplanade (Opéra-théâtre).

Villars est desservie sur la ligne St Étienne-Roanne, par la halte de l'Hippodrome.

Personnalités liées à la commune

  • Jean-Baptiste Sonyer du Lac (1728-1792), jurisconsulte forézien, fut le propriétaire de la rente noble de La Boutonne au XVIIIe siècle[30].
  • Famille Mathevon, dont une branche devient Mathevon de Curnieu à la suite d'un transfert de titre. Les descendants originels sont toujours installés sur le bassin stéphanois[réf. nécessaire]. Les Mathevon de Curnieu résident, quant à eux, dans le Sud-Ouest de la France. Georges-Marie-Edmond Mathevon de Curnieu, plus connu sous le nom Georges Ancey, dramaturge de théâtre [réf. nécessaire].

Notes et références

Annexes

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