Villeton (Lot-et-Garonne)

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Localisation

Commune située sur la Garonne, à 2 km au sud de Tonneins dans le Queyran.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Calonges, Lagruère, Monheurt, Puch-d'Agenais, Razimet et Tonneins.

Communes limitrophes de Villeton[1]
Lagruère
Calonges Villeton Tonneins
Razimet Puch-d'Agenais Monheurt

Hydrographie

Le territoire communal est irrigué par de nombreux ruisseaux dont les plus importants sont l'Ourbise qui le traverse du sud-ouest au nord-ouest puis fait office de limite nord avec Lagruère et le ruisseau de la Cave qui en traverse la partie sud-est.

La commune est également traversée du sud-est au nord-ouest par le canal latéral à la Garonne et abrite l'écluse no 42, dite de la Gaule dont la maison éclusière a été aménagée en café-restaurant, et l'écluse no 43, dite de la Gaulette.

Une halte nautique est aménagée à proximité de la mairie du village, au lieu-dit Lacassore.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 816 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prayssas à 21 km à vol d'oiseau[8], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 815,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,9 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Villeton est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tonneins, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,3 %), zones agricoles hétérogènes (13,5 %), forêts (7,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,7 %), zones urbanisées (2,4 %), eaux continentales[Note 3] (1,6 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Villeton est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Risques naturels

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Tonneins et Marmande, regroupant 19 communes concernées par un risque de débordement de la Garonne, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[18]. Les événements antérieurs à 2014 les plus significatifs sont les crues de 1770, 1875, 1930 et 1952. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[19]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1999, 2009 et 2021[20],[16].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Villeton.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[22]. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (91,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 4],[23].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2009 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[16].

Risque technologique

La commune est en outre située en aval des barrages de Grandval dans le Cantal et de Sarrans en Aveyron, des ouvrages de classe A[Note 5]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[25].

Toponymie

Histoire

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 juin 1995 Noël Lohiac PCF  
juin 1995 mai 2020 Jean Guiraud PCF Retraité artisan électricien
mai 2020[26] en cours Alain Dalla Maria   Retraité de l'industrie

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

En 2023, la commune comptait 475 habitants[Note 6], en évolution de +4,17 % par rapport à 2017 (Lot-et-Garonne : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
545519678661680677764672657
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
685622633641625567580609611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
530566543470414423470448507
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
469471426444511519515519475
2018 2023 - - - - - - -
457475-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

  • L’église paroissiale Saint-Christophe, de style néo-gothique, aurait été rénovée vers 1875 tout en conservant son plan en forme croix latine, ses chapelles latérales formant transept, son abside à trois pans, son clocher-mur[31] ; elle se trouve sur la corniche au-dessus du canal, dans le sud de la commune, à proximité de l'écluse no 42 de la Gaule.
  • La réserve naturelle nationale de l'étang de la Mazière est située dans le nord-est de la commune[32]. Elle abrite un pigeonnier du XVIIIe siècle qui était précédemment sur la commune de Monheurt et a été restauré et implanté sur la réserve en 2008[33].
  • Près de la mairie et de la halte nautique du canal, un « musée de la mémoire paysanne » a été implanté en 2004 par le maire, Jean Guiraud, en hommage au monde rural ; outils, machines anciennes, un séchoir à tabac, un atelier de sabotier, un atelier de fabrication de farine à l’ancienne, un fournil, un four à pain et un jardin potager peuvent être visités[34].

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

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