Vilmos Kondor

écrivain hongrois From Wikipedia, the free encyclopedia

Vilmos Kondor, né en 1954 à Budapest, est un écrivain hongrois qui fait ses débuts littéraires en 2008 avec le roman Budapest Noir, traduit en français avec le titre Budapest la noire[1].

Alias
Vilmos Kondor
Naissance
Budapest, Hongrie
Nationalité hongroise
Pays de résidence Hongrie
Faits en bref Alias, Naissance ...
Vilmos Kondor
Description de l'image Kondor Vilmos.jpg.
Alias
Vilmos Kondor
Naissance
Budapest, Hongrie
Nationalité hongroise
Pays de résidence Hongrie
Diplôme
Profession
Activité principale
Formation
Distinctions
Prix Péter-Zsoldos (2023)
Auteur
Langue d’écriture hongrois
Genres

Œuvres principales

Budapest la noire

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Kondor dit admirer, entre autres, l'écrivain américain Dashiell Hammett, auteur de romans hardboiled[2]. Après la parution de Budapest la noire, certains critiques littéraires considèrent que c'est une œuvre importante dans l'histoire du roman policier hongrois. Ainsi, selon Mátyás Falvai, Vilmos Kondor est le pionner du hardboiled hongrois[3]. D'après Tibor Babiczky, jusqu'à Budapest la noire, le roman policier hongrois était de faible qualité et ce roman constitue un saut qualitatif dans ce domaine[4]. Pour Orsi Kiss, son héros principal incarne tous les traits du héros de roman noir, étant en même temps véridique et typiquement hongrois[5].

Après que Budapest la noire a été traduit en plusieurs langues, dont le français et l'anglais[6], il a attiré l'attention de la critique littéraire étrangère aussi. Il en est traité, par exemple, dans The Cambridge Companion to World Crime Fiction[7].

Biographie et carrière

On sait très peu de choses sur la biographie de l'écrivain, parce qu'il veille à ne pas dévoiler son identité. « Vilmos Kondor » est un pseudonyme. Il ne participe pas au lancement de ses livres ni ne les dédicace. Tout ce qu'on sait de lui provient des interviews qu'il donne par courriel et par téléphone, avec la voix déformée. En 2023, il a donné une première interview télévisée avec la voix déformée et le visage caché. Il motive cela en considérant que sa vie privée et sa personnalité d'écrivain n'ont rien à voir l'une avec l'autre, c'est pourquoi il ne veut pas qu'elles soient amalgamées. Il pense aussi que ce n'est pas la personne de l'écrivain qui est importante, mais ce qu'il écrit. Selon lui, aucun de ses livres ne serait meilleur qu'il ne l'est si on connaissait sa personne[8],[9],[10],[11].

Kondor naît en 1954, à Budapest. Il fait des études à l'Université de Szeged au début des années 1970, mais on ne sait pas dans quelle discipline, puis il passe cinq ans en France, où il obtient un diplôme d'ingénierie chimique à Sorbonne Université[2],[12].

Il vit à Budapest, qui le fascine pendant quelque temps. Dans des interviews, il dit que pour lui, sa période la plus intéressante, la plus attrayante et la plus belle s'achève vers 2008, c'est pourquoi il déménage en province[11]. D'interviews données en 2009 et 2017, il ressort que dans ces années, il est professeur de mathématiques et physique dans l'enseignement secondaire, et qu'il vit dans un village près de la ville de Sopron avec sa femme, ses deux filles jumelles, leurs chiens et leur faucon[8],[9],[2]. Quand il n'écrit pas, il aime jouer à des jeux de société, surtout aux cartes[10].

Kondor commence à écrire au début des années 1990. Ses quelques romans et nouvelles écrits alors lui semblent mauvais ou médiocres, et il les brûle[2]. Il dit dans sa première interview télévisée qu'ils se trouvent sous forme de cendres dans un bocal de cinq litres[11].

Il commence à écrire en 2006-2007 son premier roman publié, Budapest la noire, paru en 2008. Celui-ci est traduit en plusieurs langues : allemand, anglais, bulgare, estonien, finnois, français, grec, italien, néerlandais, polonais, roumain, russe, slovène, tchèque[13].

Bien avant que ce roman soit mis à l'écran, on remarque que Vilmos Kondor est l'un des écrivains hongrois qui ont une pensée et une vision cinématographiques[14]. Le film Budapest la noire est réalisé en 2017[15]. On prie l'écrivain d'écrire lui-même le scénario mais il refuse en motivant qu'il ne se connaît pas au travail de scénariste[2].

En 2018 paraît le roman Értetek teszem (littéralement « Je le fais pour vous »), écrit par Kondor en collaboration avec l'écrivaine Zsófi Kemény (de), âgée de 24 ans à l'époque. Sauf la famille de Kondor, ce n'est qu'elle et quelques personnes des maisons d'édition qui publient ses livres qui connaissent Kondor personnellement en tant qu'écrivain, et elles non plus ne dévoilent pas sa véritable identité[16].

Œuvre

Les écrits de Vilmos Kondor sont groupés en séries.

Série Bűnös Budapest (litt. « Budapest la délinquante »)

Cette série comprend des romans hardboiled historiques dont l'action a lieu des années 1920 jusqu'en 1956. Tous ont pour personnage central le reporter judiciaire Zsigmond Gordon qui fait lui-même du travail de détective en risquant même sa vie, poussé par un besoin irrépressible de trouver les criminels, même si la police ne peut ou ne veut pas le faire. La toile de fond de ces romans est la Budapest de l'époque[11].

Il commence à écrire Budapest la noire après que s'est éveillé son intérêt pour les années 1930, sur lesquelles il se documente minutieusement en étudiant de nombreux romans, synthèses historiques, mémoires, journaux, magazines et des actualités cinématographiques. Il constate que l'image qui en ressort ne correspond nullement à ce qu'il savait de cette époque. Il considère qu'on ne connaît pas vraiment la Hongrie de l'entre-deux-guerres mais seulement ses interprétations du temps du régime communiste. On ne connaît pas les politiciens, les diverses orientations politiques. On connaît seulement quelques grands écrivains mais non les médiocres. On ne connaît pas la vie des gens ordinaires. La Hongrie d'alors est vue comme si c'était un autre pays. C'est pourquoi il veut rendre dans Budapest la noire ces aspects tels qu'ils se manifestaient dans la capitale. Dans les œuvres de l'écrivain, parmi les personnages, il y en a des fictifs, mais aussi des politiciens, des policiers, des journalistes, etc. réels, qu'il veut sortir de l'oubli. Il relate également des événements qui ont réellement eu lieu[8],[14].

Romans

Budapest la noire (2008) se situe en 1936, quand la Hongrie se rapproche de plus en plus de l'Allemagne nazie. Zsigmond Gordon s'intéresse au cas d'une prostituée assassinée, un cas négligé par la police. Il est intrigué par le fait que la jeune femme est juive et qu'apparemment, elle provient d'une famille aisée[17].

Bűnös Budapest (litt. « Budapest la délinquante »), 2009. L'action de ce roman se déroule en 1939, après le début de la Seconde Guerre mondiale, quand de nombreux Polonais se réfugient en Hongrie. Gordon se trouve au post-frontière et voit entrer trois camions portant la croix rouge mais ne peut pas apprendre ce qu'ils transportent. Il démarre une investigation sur ce transport et découvre une vérité dont la connaissance coûte la vie à quelques personnes[18].

A budapesti kém (litt. « L'Espion de Budapest »), 2010. En pleine guerre, en 1943, dans les cercles du pouvoir hongrois, certains cherchent des contacts avec les Alliés pour sortir de la guerre qui semble perdue aux côtés de l'allié nazi. Il y a des indices sur l'existence d'un espion de l'Allemagne dans ces cercles, mais on ne sait pas qui il est. Gordon accepte d'aider le service de contre-espionnage à le démasquer. Il s'en faut de peu que le reporter ne soit tué[19].

Budapest romokban (litt. « Budapest en ruines »), 2011. La guerre est finie et Budapest est en ruines, dominée par des réseaux criminels. Deux militaires soviétiques sont tués dans un attentat. La police cherche ses auteurs et arrête toutes sortes de délinquants dont le trait commun est que le produit de leurs méfaits a disparu. En cherchant à suivre les événements, Gordon découvre à qui profite ce produit[20].

Budapest novemberben (litt. « Budapest en novembre »), 2012. Gordon et sa compagne Krisztina quittent Vienne, où ils se sont exilés dans les années 1940, pour Budapest, juste au début de la révolution hongroise de 1956. Ils cherchent la fille d'un ami qu'ils ont élevée pendant quelque temps après le décès de celui-ci. En toile de fond, il y a les événements de Budapest jusqu'à la défaite de la révolution. C'est la dernière période où apparaît Gordon dans les écrits de Kondor[21].

Szélhámos Budapest (litt. « Budapest l'escroc »), 2016. Ce roman est une préquelle où Kondor retourne dans le passé à la jeunesse de Gordon. Après la Première Guerre mondiale, il a émigré avec son père aux États-Unis. En 1929, au début de la Grande Dépression, celui-ci se ruine, puis se suicide. Gordon commence à travailler à un journal de Philadelphie au plus bas de l'échelle des emplois. Il s'initie au reportage judiciaire, puis il retourne à Budapest où il recommence sa carrière de nouveau au plus bas de l'échelle. Il s'infiltre dans une bande d'escrocs pour les démasquer[22].

A budapesti gengszter (litt. « Le Gangster de Budapest »), 2019. C'est une préquelle de la précédente. Exceptionnellement, elle est située non pas à Budapest, mais à Philadelphie, au temps de la prohibition, avant le retour de Gordon à Budapest. En tant que journaliste débutant désireux de s'imposer par un article retentissant, il s'infiltre dans une bande de contrebandiers d'alcool. Sa vie est mise en danger, parce qu'il a entendu un mot hongrois qu'il n'aurait pas dû entendre[23].

Nouvelles

Kondor a également publié deux volumes de nouvelles avec Zsigmond Gordon comme personnage principal, dont l'action a lieu dans l'entre-deux-guerres, toujours à Budapest :

  • Magda, a bestiális Népszínház utcai mindenes (litt. « Magda, la bonne bestiale de la rue Népszínház »), 2012. Ce volume comprend six nouvelles[24].
  • A haldokló részvényes (litt. « L'Actionnaire moribond »), 2016, contient une seule nouvelle[25].

Trilogie de la Sainte Couronne

Avec cette trilogie, Kondor aborde le roman historique d'aventures. Il part d'événements réels, où la couronne de saint Étienne fut déplacée d'un endroit à un autre, cachée ou sortie de Hongrie pour qu'elle ne tombe pas dans des mains qui la soustrairaient à l'autorité de l'État hongrois ou la détruiraient. Kondor relate des détails réels et fictifs de ces événements, dans trois romans situés dans un ordre chronologique inverse:

A másik szárnysegéd (litt. « L'Autre aide de camp »), 2013. Depuis mars 1944, des troupes allemandes occupent la Hongrie, pendant que l'Armée rouge avance vers l'ouest. Le gouvernement du pays et son gouverneur, Miklós Horthy cherchent à conclure une paix séparée avec l'URSS mais en octobre 1944, le pouvoir est pris par le Parti des Croix Fléchées, un parti fasciste, allié fidèle de l'Allemagne nazie. Dans ces conditions, le jeune lieutenant Miklós Wertheimer, l'un des deux aides de camp de Horthy est chargé de sortir en cachette du pays la couronne de saint Étienne, pour qu'elle ne tombe ni aux mains du nouveau pouvoir ni à ceux des Soviétiques qui vont occuper la Hongrie à leur tour. Le roman relate les nombreuses péripéties qui risquent d'être fatales au lieutenant poursuivi par les sbires du pouvoir et par les Allemands[26].

A koronaőr második tévedése (litt. « La Seconde erreur du gardien de la couronne »), 2014. Le personnage central de ce roman est le premier-lieutenant[27] Miklós Wertheimer, le père de Miklós Wertheimer du roman précédent. Démobilisé après la fin de la Première Guerre mondiale, il vit en 1919 à Budapest où le pouvoir a été pris par les bolcheviks hongrois. Ils ont fondé la république des conseils et terrorisent le pays. Wertheimer apprend que la couronne de saint Étienne risque d'être démembrée pour que ses joyaux soient vendus en Europe occidentale. Il convainc un ancien officier de la garde de la couronne qu'il fera tout pour sauver la couronne. Le roman est écrit sous la forme d'un texte destiné à son fils encore enfant[28].

A korona ügynöke (litt. « L'agent de la couronne »), 2018. Le personnage principal, Miklós Gyra, est un avocat qui commence à avoir des succès professionnels dans la Budapest des années 1870. Il reçoit un paquet contenant un cahier avec un texte qui lui est adressé par quelqu'un qui affirme être son véritable père. Au centre des relations du texte se trouve la couronne de saint Étienne. En 1849, après la défaite de la révolution hongroise de 1848, elle a disparu, et les Autrichiens veulent la retrouver pour couronner l'empereur François-Joseph Ier quand il sera proclamé roi de Hongrie. Quelques années après sa disparition, la couronne est tombée aux mains des Autrichiens avec l'aide de l'auteur du texte, considéré par certains comme le traître, par d'autres comme le sauveur de la couronne. Gyra cherche à apprendre la vérité sur ce qui est affirmé dans le texte. Le roman est l'histoire de la première génération des Wertheimer, dévoués à la couronne de père en fils[29].

Série Ferenczy

Le personnage principal de cette série est Tibor Ferenczy, officier de police en groupe criminel, dans la Hongrie d'après la chute du communisme. L'action des romans part d'événements fictifs, tout en reflétant le pays et l'époque tels qu'ils sont vus par l'écrivain. Elle comprend les romans :

A bűntől keletre (litt. « À l'est du crime »), 2015. En 2015, le premier ministre de la Hongrie meurt empoisonné en plein déjeuner où il fête son anniversaire en présence de nombreux invités, dans un restaurant en plein air de Budapest. Ferenczy fait partie de l'équipe que s'occupe du cas. On annonce officiellement que les tueurs sont les membres d'une organisation d'extrême droite mais Ferenczy soupçonne autre chose et démarre tout seul une investigation que la police cherche à empêcher[30].

Értetek teszem (litt. « Je le fais pour vous »), 2018, roman écrit en collaboration avec Zsófi Kemény. Une émeute a éclaté à Budapest, et le chaos règne dans la ville. En même temps, un tueur en série est recherché par Ferenczy qui ne peut compter que sur sa collaboratrice, une jeune étudiante dans une école supérieure de police. Au début, le tueur semble être un fou mais en fait, il agit en suivant un plan exact. Si on n'arrive pas à l'arrêter, la capitale et le pays vont devenir méconnaissables[31].

Örvényben (litt. « Dans le tourbillon »), 2021. Ce roman suit la vie de Ferenczy de 1989, quand il est officier de police débutant, jusqu'en 2020. Il s'occupe d'homicides dont les racines se trouvent loin dans le passé et qui ont à voir également avec sa vie privée passée et actuelle[32].

Série Második Magyar Köztársaság (litt. « Deuxième République hongroise »)

Cette série contient des romans policiers uchroniques. Ils se situent dans une Hongrie qui est arrivée vers la fin de Seconde Guerre mondiale à conclure une paix séparée avec les Alliés occidentaux et ainsi à s'intégrer dans l'Occident. Son président de la république est Miklós Horthy fils (en). Dans le pays, il n'y a ni communistes ni membres du Parti des Croix de Fer mais la délinquance est présente comme sous n'importe quel régime. Le personnage central est l'officier de police Albert Nemes.

Második Magyar Köztársaság, 2022. En 1966, on aménage le Stade national de Budapest pour le premier concert des Beatles en Hongrie. Un technicien est trouvé assassiné derrière les haut-parleurs. C'est Albert Nemes qui est chargé de l'investigation du cas, auquel se joint un détective écossais excentrique. Au début, ils ne s'entendent pas bien. On soupçonne du meurtre le chef d'une bande de contrebandiers mais on découvre aussi des faits beaucoup plus graves. La clé de l'énigme se trouve dans les profondeurs les plus sombres de l'âme humaine et parmi les secrets des orphelinats du temps de la guerre[33].

Pour ce roman, Kondot a reçu en 2023 le prix Péter-Zsoldos[34].

Az első budapesti olimpia (litt. « Les Premiers Jeux olympiques de Budapest »), 2023. En 1968, le Mexique renonce à organiser les Jeux olympiques et la Hongrie en obtient l'organisation. Un membre d'origine américaine de l'équipe de natation hongroise, avec des chances d'obtenir une médaille, meurt dans la piscine juste après avoir pris le départ d'une épreuve. On constate qu'il a été empoisonné. Nemes, secondé par un autre officier, procède à l'investigation dans l'atmosphère du scandale international provoqué par le meurtre, sous la pression de leurs supérieurs en conflit les uns avec les autres, et de la diplomatie américaine[35].

Az utolsó magyar akcióhős (litt. « Le dernier héros hongrois de films d'action »), 2024. En décembre 1968, Nemes arrête et envoie devant la justice un cambrioleur sans envergure, dont on apprend qu'il a été mercenaire en Afrique et qu'il pourrait avoir été impliqué sept ans auparavant dans l'assassinat de Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l'ONU. L'ancien mercenaire est cherché par des inconnus qui menacent de se venger sur sa fillette de neuf ans. Nemes sembre être le seul à pouvoir la mettre en sécurité. Il se lance dans le labyrinthe des théories du complot pour trouver des preuves convaincantes. Sa patience et résistance sont mises à l'épreuve également par les jeux de pouvoir des grandes puissances européennes. De plus, il a des problèmes dans sa vie privée[36].

La nouvelle Az otthontalanság otthona (litt. « La patrie de l'absence de patrie »)

Cet écrit publié en 2015 est le seul de Vilmos Kondor ne faisant partie d'aucune série ni d'aucune des catégories de ses autres écrits. Son héros est le Hongrois Miksa qui a quitté son pays. Il erre par le monde en vivant de travaux occasionnels de jardinier, avec le temps il devient Max, il oublie sa langue, il s'éloigne des pensées et des connaissances qu'il avait dans sa patrie. Le plus souvent, il ne comprend pas le tohu-bohu babélien qui l'entoure dans les situations nouvelles où il se trouve, c'est pourquoi, pour répondre aux questions, il recourt toujours, à tout hasard, au seul mot « oui ». Il croit que cela ne peut lui causer aucun ennui mais il se trompe[37].

La nouvelle a été publiée seulement au format numérique et tous les bénéfices de sa vente, ceux de l'auteur comme ceux de l'éditeur, ont été cédés à une fondation humanitaire[38].

Notes et références

Annexes

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