Vimy-Ridge

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Vimy-Ridge
L'ancienne église Notre-Dame-de-Vimy.
Géographie
Pays
Province
Région administrative
Municipalité régionale
Municipalité
Coordonnées
Histoire
Origine du nom

Vimy-Ridge est un village situé dans le territoire de la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine dans Les Appalaches, au Québec (Canada).

Le village doit son existence aux mines d'amiante avoisinantes, aujourd'hui fermées. Devenu un secteur résidentiel, il est l'un des points d'accès du réseau de sentier des Trois-Monts dans la réserve écologique de la Serpentine-de-Coleraine.

Le village est nommé d'après la crête de Vimy (« Vimy Ridge »), dans le Pas-de-Calais, en France. Au moment où est construit le village, l'armée canadienne gagne la bataille de la crête de Vimy contre l'armée impériale allemande[1].

Le bureau de poste est nommé Vimy Ridge Mine. En 1955, la Commission de géographie officialise ce nom pour désigner le village. Le nom « Vimy-Ridge » remplace Vimy Ridge Mine dans la Banque de noms de lieux du Québec en 1983[1].

Géographie

Situation

Le village de Vimy-Ridge est situé dans la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine, dans Les Appalaches, au Québec (Canada). Il se trouve à km au sud-ouest de Black Lake[1].

Topographie

Le village est entouré par les monts King et Caribou[1].

Hydrographie

Démographie

En 2002, le village compte 35 résidences[2], soit environ 84 personnes[note 1].

Évolution démographique
1941 1946 1951 1956 1961 1966 1971 1976 1981
287n.d.317272230207184150129
1986 1991 - - - - - - -
125113-------
(Sources : Statistique Canada et Bureau fédéral de la statistique, population des localités non constituées)

Aménagement du territoire

Un périmètre d'urbanisation[note 2] d'une superficie de 24 ha a été identifié au schéma d'aménagement et de développement de la MRC des Appalaches et correspondant aux limites du noyau villageois Vimy-Ridge[2].

Entre 1996 et 2002, aucune nouvelle résidence n'a été érigée dans le village[2].

Le village est entouré au nord d'aires affectés aux activités minières, au sud-ouest à la foresterie et au sud-est à la récréation et à la conservation[3]. L'aire d'affectation récréative, complémentaire à la réserve écologique de la Serpentine-de-Coleraine, comprend des bâtiments offrant de l'hébergement touristique[4].

Histoire

En 1915, quatre prospecteurs découvrent de la chrysotile à 7 milles (11 km) au nord du village Saint-Joseph-de-Coleraine, dans le canton d'Ireland. Les ouvriers de la compagnie Bennett-Martin Asbestos & Chrome Mines Limited débutent l'exploitation du filon l'année même, au pic et à la pelle, et le minerai est acheminé à Thetford Mines avec une voiture tirée par un cheval[5].

En 1916, la Martin-Bennett fait construire un concasseur pour extraire l'amiante du roc à même la mine. Télesphore Roy est nommé gérant de la mine et planifie l'établissement d'un village autour du moulin, de l'entrepôt et du garage. En 1917, un village émerge autour des installations : en plus la maison de la famille Roy, on construit une résidence pour l'ingénieur, une maison de pension, un camp, des bureaux administratifs ainsi que trois autres habitations. Rose-Anna, la femme de Télesphore Roy, s'occupe de la vie communautaire. En 1921, la compagnie construit 25 maisons additionnelles ainsi qu'une école primaire d'une capacité de soixante élèves. Le village compte alors une cinquantaine de travailleurs de la mine en plus de leurs familles[5].

L'église Notre-Dame-de-Vimy est construite par la Martin-Bennett en 1922[5]. Un bureau de poste est ouvert dans le magasin général en 1923[1],[6].

La mine Normandie est en opération de 1955 à 1985.

En difficultés financières, la Martin-Bennett est tour-à-tour rachetée par Johns-Manville en 1924, puis par Asbestos Corporation en 1927. Les activités de la mine ralentissent dès le début de la Grande Dépression et jusqu'en 1933[5]. Entretemps, en 1931, le territoire du village est rattaché à la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine.

La production de la mine de Vimy-Ridge est arrêtée définitivement en 1955, à l'ouverture d'une autre mine à proximité, la mine Normandie. La nouvelle mine embauche les 125 mineurs qui travaillaient à la mine de Vimy-Ridge. Les habitants du village, qui jusque là louaient leur maison à leur employeur, peuvent racheter leur résidence[5].

En 1963, lors des travaux de construction du centre sportif, un camion Euclid se renverse et tue cinq enfants qui observaient ses manœuvres. Le parc où est situé le centre est nommé « parc des 5 » pour commémorer les victimes[7].

Les décennies 1970 et 1980 marquent le déclin du village. Le bureau de poste est fermé en août 1970[6] et la population chute de près de 40 % entre 1971 et 1991[8],[9]. La mine Normandie est épuisée en 1977 et la production cesse en 1985[10].

Services

Notes et références

Annexes

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