Vincent Gontier
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De 1982 à 1987, il est élève de l’École des Beaux-Arts de Cherbourg puis de l’École des Beaux-Arts de Rouen où il obtient le Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP) en juillet 1987; il s’installe à Grenoble cette même année. C’est pendant cette période d’apprentissage qu’il réalise son premier assemblage de papier, une technique et une esthétique qui deviendra emblématique de son œuvre. Le papier, journaux ou bulletins de vote, traversé et comprimé par l’acier fait naitre des formes par le jeu des contraintes mécaniques.
De 1991 à 1997 il est représenté par la Galerie Antoine De Galbert à Grenoble avec laquelle il participe à divers salons expositions collectives et personnelles.
Vincent Gontier travaille le métal et le papier. Il allie, écrit Pierre Péju, « la minutie d’un 'origamiste' à la puissance d’un forgeron ». Il ajoute : « Dans chaque sculpture de Vincent Gontier, qu’elle soit massive ou toute petite, il existe un 'point d’équilibre'. Ce point (ou cet axe invisible) réalise une « coïncidence des opposés. »[3] Les brassées de papier prennent des formes géométriques complexes, douces et parfaites[4]. Parce qu’il s’agit, souvent, de papier journal, ces œuvres fonctionnent comme des métaphores de la mémoire : la compression du temps inscrit les souvenirs dans une forme qui associe accélération et étirement, singularité et continuité.
