Vincent P. de Poix
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| Vincent P. de Poix | ||
Vincent P. de Poix | ||
| Naissance | Los Angeles |
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| Décès | (à 98 ans) Oregon |
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| Arme | ||
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| Années de service | 1939 – 1974 | |
| Commandement | USS Enterprise (CVN-65) | |
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Vincent Paul de Poix ( – ) était un vice-amiral dans la Marine des États-unis. Il était le fils d'Elzear Paul de Poix et de Grace L. Howard. Il fréquenta la Horace Greeley High School (Chappaqua), la Severn School (en) et le Lafayette College, avant d'entrer en 1935 à l'Académie navale d'Annapolis, d'où il sortit en 1939 26e sur 581 diplômés. Il a commencé sa carrière en tant que pilote dans l'aéronautique navale de l'US Navy et participa aux combats de la Seconde Guerre mondiale à bord du porte-avions USS Enterprise. Diplômé de l'Académie navale d'Annapolis, il est devenu en le premier commandant de l'USS Enterprise alors tout récemment mis en service[1]. Plus tard, il participa à la Guerre du Vietnam, et commanda la Deuxième flotte des États-Unis[2]. Il fut Directeur de la Defense Intelligence Agency à partir d' et jusqu'en [3].
Après avoir été nommé enseigne de vaisseau le , De Poix rejoignit le croiseur USS Minneapolis ; puis, un an plus tard, le destroyer mouilleur de mines USS Sicard (DM-21). Après sa formation d'aviateur naval, il fut attaché à l'Advance Carrier Training Group, à San Diego, en Californie. De à , il a servi dans le Pacifique Sud[4] ; ce laps de temps comprit des affectations à l'Escadron de Chasse 6 (VF-6), à bord des porte-avions USS Enterprise et USS Saratoga, avec une affectation à terre à Guadalcanal[5], et participa aux opérations dans les Îles Salomon[6].
Ses affectations ultérieures ont compris une tournée avec l'unité de contrôle des incendies de l'aviation à la station d'essai des munitions navales, à Inyokern, en Californie. De janvier 1948 à juin 1950, il fut commandant de l'Escadron de Chasse No 172 (VF-172)[7] basé en Floride.
De 1950 à 1952, il a été affecté au Bureau of Ordnance Research and Development de la Division Aviation (Ordnance Branch), à Washington, D.C..
À partir de 1952, il a servi comme officier de préparation de l'aviation et des munitions d'aviation pour le commandant en chef de la flotte américaine du Pacifique. Il a occupé des postes de direction dans la division des missiles guidés du Naval Operation Office jusqu'en juin 1957, date à laquelle il a pris le commandement de l'Escadron de Développement no 4 (VX-4), à Point Mugu, Californie.
En mars 1959, il devint commandant du tender d'hydravions USS Albemarle (AV-5), avant de suivre une formation au bureau de la division du développement des réacteurs de la Commission de l'énergie atomique du directeur adjoint des réacteurs navals.
En , il fut programmé pour prendre le commandement du porte-avions USS Enterprise[8] (CVA(N)-65, ultérieurement reclassé CVN-65). Lancé le , c'était à l'époque le plus grand bâtiment de guerre jamais construit[9] et le premier porte-avions au monde à propulsion nucléaire[10]. Lorsque ce bâtiment a été mis en service, le , de Poix en devint son premier commandant[11].
Après l'Enterprise
En juillet 1963, il fut détaché pour suivre une formation à l'École nationale de guerre à Washington, D.C.
De Poix fut ensuite affecté au Bureau du chef des opérations navales en 1964, puis occupa les fonctions de directeur adjoint de l'administration et de la gestion au sein du département de la recherche et de l'ingénierie de la défense, et de directeur adjoint des essais et de l'évaluation opérationnels.
En août 1966, il prit le commandement de la 7e division de porte-avions, en route pour le Vietnam.
En septembre 1967, de Poix devint adjoint au Chef des opérations navales (Division Développement)[12], puis, en février 1969, directeur adjoint du département de la recherche et de l'ingénierie de la défense (Administration, Évaluation et Gestion) au sein du Bureau du secrétaire à la Défense. En août 1971, il prit le commandement de la Deuxième flotte[13].
Agence de renseignement de la défense
En juillet 1972, de Poix fut nommé directeur adjoint de l'Agence de renseignement de la défense[14] et en devint le directeur le mois suivant.
De Poix poursuivit la réorganisation de l'Agence entreprise par son prédécesseur, le général Donald V. Bennett. La rationalisation de l'organisation était devenue cruciale, les importantes réductions d'effectifs ayant durement affecté l'agence. Les effectifs de la DIA avaient été réduits d'un tiers après la guerre du Vietnam. En 1973, la quasi-totalité des services avaient été regroupés et réorganisés.
En septembre 1972, le secrétaire d'État William Rogers déclara que les États-Unis et l'Union soviétique s'éloignaient d'une politique d'endiguement pour s'orienter vers un dialogue constructif. Pourtant, malgré l'apaisement des relations et l'entrée en vigueur d'une période de détente, le besoin de renseignements militaires demeurait intact. Ces renseignements constituaient une composante essentielle de la puissance militaire et, comme le réaffirma le président Nixon au printemps 1973, les États-Unis devaient conserver une force militaire suffisante pour que les négociations avec les pays communistes aboutissent.
L'affaire du Watergate
Le président Nixon remporta de nombreux succès en politique étrangère, mais essuya un tout autre sort sur le plan intérieur. Si certaines de ses décisions diplomatiques et militaires – dans le cas de cette dernière, par exemple, concernant les modalités et le calendrier de la fin de l'engagement américain en Indochine – furent controversées, rien n'ébranla autant la confiance des Américains dans l'exécutif que le scandale du Watergate et la complicité du président dans sa dissimulation. L'imbrication des services de renseignement et du pouvoir exécutif contribua à cette méfiance et altéra la perception qu'en avait le public. De plus, de nombreux Américains pensaient que les services de renseignement s'étaient eux-mêmes livrés à des actions inappropriées, voire illégales, à l'étranger (des soupçons planaient sur l'implication de la CIA dans le coup d'État chilien de septembre 1973). De Poix dut donc relever le défi de guider la DIA en eaux troubles.
Le quatrième conflit israélo-arabe majeur, la guerre du Kippour ou guerre d'Octobre, débuta le 6 octobre 1973. Les attaques massives lancées par la Syrie et l'Égypte prirent les Israéliens par surprise et furent perçues comme un grave échec des services de renseignement, tant pour les États-Unis que pour Israël.
Dans le contexte de la controverse qui suivit le scandale du Watergate et qui entourait les activités des services de renseignement américains, la DIA et son directeur répondirent aux critiques en restant concentrés sur la fourniture de services de qualité aux décideurs politiques nationaux. La réputation de l'agence s'accrut à mesure que ses services étaient de plus en plus reconnus, au sein du gouvernement, comme un outil précieux pour la prise de décision. L'agence parvint à maintenir ce niveau de performance malgré une pénurie de personnel, un problème majeur lors de la conférence de Williamsburg de 1972. Les participants à la conférence ont examiné la réduction des ressources de la DIA, tout en insistant sur les technologies et la modernisation du Centre national de renseignement militaire (NMIC). La fonction de conseiller juridique général a également été créée.
Entre l'été 1972, date de l'arrivée de de Poix, et l'automne 1974, les analystes de l'agence se sont penchés sur de nombreux problèmes variés. Ils ont étudié le Liban, la Chine (afin de contribuer à la normalisation des relations), la formation du Sri Lanka et, bien sûr, le régime de Salvador Allende au Chili. L'agence disposait également d'analystes chargés de résoudre la question des prisonniers de guerre et des disparus au Vietnam. Ils ont dû relever les défis du renseignement liés au maintien de la détente, à la mise en place d'accords de contrôle des armements (tels que les négociations SALT II en 1974) et aux accords de paix de Paris (Vietnam). Parmi les autres enjeux importants figuraient les préoccupations énergétiques mondiales (comme les pénuries de pétrole qui ont entraîné de longues files d'attente aux stations-service) et les troubles en Afrique. Ces événements, parmi d'autres, ont incité les décideurs à accorder une plus grande importance aux produits de la DIA.
Le président Gerald Ford souhaitait assurer la continuité de la politique étrangère américaine et promit donc au Congrès, en août 1974, de poursuivre ses efforts pour améliorer les relations avec l'Union soviétique et la Chine. Le renseignement de défense continuerait de jouer un rôle dans l'élaboration de la politique américaine et dans les négociations. La DIA et son directeur, de Poix, étaient parvenus non seulement à maintenir la continuité des opérations durant ces années cruciales, mais aussi à améliorer les performances de l'agence.
L'un des axes prioritaires de la direction de de Poix à la DIA fut le renforcement des capacités de renseignement humain de l'agence, notamment par l'amélioration de l'efficacité du système des attachés de défense.
