Virginie Griess-Traut, née le à Colmar et morte le à Colombes est une militante féministe et pacifiste française, oratrice et actionnaire de plusieurs entreprises fouriériste.
Virgine Griess-Traut naît dans une famille protestante aisée[1].
Le , elle épouse Jean Griess, un représentant de commerce qui partage son intérêt pour l'organisation sociale phalanstérienne (inspirée des principes fouriéristes d'autosuffisance et de coopération.)[2]. Tous deux prennent le nom de Griess-Traut et quittent la France pour l'Algérie, où ils restent vingt-cinq ans[1]. À Alger, ils forment une communauté avec d'autres fouriéristes et financent de nombreuses initiatives grâce à sa fortune personnelle créant une école[3], une boulangerie, une épicerie et un jardin d'enfants selon la méthode de Friedrich Fröbel[1] .
Au début de la guerre franco-prussienne de 1870, Virgine Griess-Traut demande à la presse de dénoncer cette guerre marquant ainsi le début de son activisme pacifiste[1]. Le couple rentre en Europe vers 1874 pour habiter en Suisse.
↑ (en) James McMillan et Professor James F. Mcmillan, France and Women, 1789-1914: Gender, Society and Politics, Routledge, (ISBN978-1-134-58958-6, lire en ligne), p.128