Marie Virginie Kenebel, plus souvent Virginie Kenebel et plus rarement Knebel, Kennebel ou Kénébel, est une artiste de cirque française spécialiste de la voltige à cheval et de la danse, née le à Lyon[1] et morte le à Paris[2].
Virginie Kenebel naît dans une famille de cirque en 1819: ses parents sont Sophie Avrillon, et Louis Knebel, tous deux rompus au dressage équestre et à la direction de troupe[3].
En Europe, elle se serait produit dans la région de Lviv au milieu des années 1820[4]. Âgée d’à peine dix ans, son répertoire se construit à partir de reprises équestres de ballets dansés, parmi lesquels la cachucha revisitée par Fanny Elssler, puis la Sylphide et l’écossais, inspirée par Marie Taglioni[5].
Sa période d’activité coïncide avec la mise au point du "panneau", une selle plutôt plate qui permet à l’écuyère danseuse de pratiquer des pas de danse sur le dos d’un cheval; par contraste avec les écuyères de haute école plutôt portées sur les figures de dressage, et avec les spécialistes de voltige équestre, qui effectuent des sauts périlleux et des acrobaties[6].
Rosario Weiss. Virginie Kennebel à Bordeaux en 1832. Lithographie
En 1837, elle se produit au Cirque des Champs-Élysées[3], engagée par Louis Dejean(es) pour l’ouverture de la saison[7]. Kenebel épouse en 1837[7] ou en juin 1846 Victor Franconi, lui aussi écuyer[8]. Elle aurait pris sa retraite en 1845 pour se consacrer à sa famille et à l’éducation de ses enfants.
Elle est parfois comparée à une version équestre de Marie Taglioni, par exemple par Balzac[6].
1 2 Eric Darragon, «Pégase à Fernando. A propos de «Cirque» et du réalisme de Seurat en 1891», Revue de l'Art, vol.86, no1, , p.44–57 (DOI10.3406/rvart.1989.347804, lire en ligne, consulté le )
1 2 Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller, Dictionnaire des femmes célèbres: De tous les temps et de tous les pays, FeniXX, (ISBN978-2-221-24546-0, lire en ligne), p.457