Virginie Sampeur
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Marie Angélique Virginie Sampeur, née en 1839, morte en 1919, est une institutrice et une poétesse haïtienne. Elle est considérée comme la première femme écrivain haïtienne, la première à être publiée tout au moins.
Virginie Sampeur est née le 28 mars 1839 à Port-au-Prince[1], fille de Géroline Jérôme et Surpris Sampeur[2].
Elle commence à écrire des vers à 17 ans[1]. Les poèmes de Virginie Sampeur sont publiés dans les revues littéraires haïtiennes, notamment La Ronde (1898-1902) et Haïti Littéraire et Scientifique (1912-13)[3]. Elle est considérée comme la première femme haïtienne publiée[3].
Virginie Sampeur épouse à 23 ans, en 1862, le poète Oswald Durand, croyant ainsi « réaliser l’amour dans la poésie et la poésie dans l’amour »[2]. Puis, constatant les infidélités de son époux, elle en divorce après neuf ans de mariage[2]. Par un mariage ultérieur avec un pianiste, Tacite Lamothe, elle devient la mère du musicien et pianiste Ludovic Lamothe[2]. Entre ces deux mariages, elle vient en France en 1876 et y vit quelque temps[2].
Cette même année 1876, elle écrit un de ses poèmes les plus connus, L’Abandonnée[4]. Pour Stéphane Martelly, dans ce poème, elle subvertit par sa véhémence une esthétique romantique[1]. Elle écrit, outre de la poésie, un roman semi-autobiographique resté inédit comme ouvrage (mais édité dans des revues), Angèle Dufour, et différentes nouvelles telles Le songe d’Estelle, Francine, Vierge veuve et Fleur révélatrice[1],[2]. Institutrice, elle dirige un établissement scolaire à Port-au-Prince de 1901 à 1909, le Pensionnat National des Demoiselles, tout en se consacrant à l'écriture[2].
Elle meurt à Port-au-Prince le 8 juin 1919[2].