Virgínia Amposta Amposta
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Virgínia Amposta Amposta |
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Adolf Casé Pitarque (d) |
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Virgínia Amposta Amposta, née le 2 avril 1903 au Pinell de Brai et morte le 8 août 1939 à Barcelone, est une syndicaliste et institutrice républicaine espagnole.
Elle est exécutée par le régime franquiste dès la fin de la guerre civile, au camp de la Bota, dans le nord de Barcelone.
En Catalogne, pendant la République et la guerre d'Espagne, Virgínia Amposta est une dirigeante politique et syndicale, qui a une importante présence et visibilité publique au niveau local, aussi bien au Pinell de Brai (province de Tarragone), qu'à Sant Vicenç dels Horts puis à Viladecans (province de Barcelone), jusqu'au début de 1939[1].
Le 10 août 1936, Virginia Amposta est représentante pour le compte de la République du Comité de Défense et Contrôle de Sant Vicenç dels Horts. Elle est l'une des représentantes de la Section de Métiers Divers du syndicat Union générale des travailleurs (UGT). Le 3 août 1936, elle signe un document comme représentante du Comité d'Approvisionnements de la localité, avec son compagnon, lui aussi syndicaliste, Adolf Casé Pitarque[2]. Avec lui, Virginia habite à Viladecans, à partir du mois d'octobre 1936. Elle y poursuit ses activités syndicales, écrivant dans le bulletin local de la Confédération nationale du travail (CNT). Elle est également institutrice à l'école publique unifiée de Viladecans, à partir de 1937.
Le 25 janvier 1939, les troupes du général Franco sont entrées à Viladecans. C'est là qu'elle est arrêtée par la Phalange de Sant Vicent[3] et envoyée d'abord à Molins de Rei et ensuite à la prison de L'Hospitalet de Llobregat. En mars, elle est soumise, avec vingt autres inculpés, à un jugement sommaire où elle a été condamnée à mort. L'acte d'accusation indiquait qu'elle a « exercé comme institutrice de maternelle, et qu'elle en a profité pour faire de la propagande ». Transférée à la prison de Les Corts, elle est fusillée, avec son compagnon Adolf Casé Pitarque, au camp de la Bota, le 8 août 1939[4].
Postérité
Son corps, comme tant d'autres dépouilles de républicains, est enterré dans la fosse commune du cimetière de Montjuïc, le Fossar de la Pedrera[5].
Un mémorial, édifié après le franquisme par l'architecte catalane Beth Galí, y rappelle son nom aux côtés de nombreux autres, enterrés dans ce lieu, victimes de la répression franquiste, dont le président catalan Lluís Companys.
Dans la comarque du Baix Llobregat, un prix[6] Virgínia Amposta[7] est décerné chaque année pour l'égalité de genre et les droits sociaux[8].
Un centre civique de Sant Vicenç dels Horts[9] et un espace vert de la mairie de Barcelone[10] sont nommés en sa mémoire.