Virobiote
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Le virobiote (ou virome humain) constitue la composante virale du microbiote. L'ensemble de ces virus présents dans la flore intestinale, et sur le derme contribueraient, parmi d'autres facteurs à la régulation (homéostasie) du microbiote et du système immunitaire[1]. Le microbiome désigne l'« aire biotique » (aire de vie) d'un microbiote, ce dernier terme caractérisant les organismes qui prédominent ou sont durablement adaptées « à la surface et à l'intérieur » d'un organisme vivant. On devrait donc, par analogie, employer le plus souvent le terme de « virobiote », mais, par abus de langage, on parle plus couramment de virome humain (en) pour le désigner.
On[Qui ?] estime qu'il y a dans le corps humain 100 fois plus de virus (1015) que de cellules humaines (1013)[2]. Chaque être humain en bonne santé porte en moyenne plus de 10 espèces de virus responsables d'infections virales systémiques chroniques et asymptomatiques[3].
Une étude du virobiote intestinal a dénombré 13 000 espèces de virus dont 96 % sont des bactériophages[4],[5].
Certaines dysbioses du virobiote ont été associées à des situations pathologiques, liée à une absence ou la présence de certains bactériophages. Ainsi, par exemple :
- La présence de phages Propionibacterium et d'autres modifications sont associées à des infections respiratoires récurrentes chez les enfants[6]
- Les infections à Clostridium difficile ont été associées à un déficit en virus caudovirales[7]. En effet, ces derniers bactériophages empêcheraient la formation de biofilms bactériens dans l'épithélium intestinal[8].
- Un phagéome spécifique (on composition en bactériophages du virobiote) est corrélé au diabète de type 2[9].