Vital Bruneau, né le à Villaines-la-Juhel et mort le à Villaines-la-Juhel, est un médecin et homme politique français, député de la Mayenne de 1876 à 1885.
Jeunesse et formation
Vital Bruneau naît le 3 janvier 1835 à Villaines-la-Juhel[1], dans le département de la Mayenne. Après des études de médecine à Paris, il obtient son doctorat et retourne exercer dans sa région natale[1].
Carrière politique locale
Il est maire bonapartiste de Villaines-la-Juhel sous le Second Empire, puis maintenu dans ses fonctions sous les gouvernements suivants. En 1871, il est élu Conseiller général de la Mayenne pour le canton de Villaines-la-Juhel, puis réélu en 1874. Ses collègues le choisissent comme secrétaire du conseil général.
Carrière parlementaire
Élections et mandats
Vital Bruneau se présente comme candidat républicain aux élections législatives de 1876 dans la 2ecirconscription de la Mayenne[1], où moins connu que son concurrent Julien Bigot remporte l'élection[2]. Les républicains les plus farouches lui arrachent difficilement de ne jamais voter pour la monarchie[3]
««Je me déclare nettement partisan de la République conservatrice, et j'ai la ferme volonté de soutenir la Constitution républicaine du 25 février 1875; au cas où la révision. de cette Constitution serait demandée, je ne l'admettrai que comme moyen d'améliorer le gouvernement républicain et non de le détruire.»»
Il est élu député par 9 891 voix (10 390 votants, 21 151 inscrits[1]. Il siège à Gauche républicaine et fait partie des «363» députés qui s’opposent à la confiance au gouvernement de Broglie en 1877[1].
Il est réélu aux élections législatives de 1877. Il continua de voter avec les républicains modérés de la Chambre, le , pour l'ordre du jour de confiance en faveur du ministère Dufaure; le , pour l'amnistie partielle[1]; le , pour l'invalidation de l'élection de Blanqui; le , pour le retour du Parlement à Paris: le , pour l'ordre du jour Devès en faveur du gouvernement, etc[1].
Le , Vital Bruneau obtint, sans concurrent, sa réélection (9 501 voix sur 10 245 votants, 21 401 inscrits) aux élections législatives de 1881[1]. Il suivit la politique modérée, repoussa l'institution d'un maire de Paris élu, la proposition Boysset relative à l'abrogation du Concordat, l'élection de la magistrature, la révision, vota les crédits du Tonkin, le maintien de l'ambassade auprès du pape, etc[1].
Il se représenta, après l'établissement du scrutin de liste, aux suffrages des électeurs de la Mayenne, le aux élections législatives de 1885, mais il échoua cette fois[1].