Vitesse de circulation de la monnaie
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La vitesse de circulation de la monnaie (ou vélocité de la monnaie) est la vitesse à laquelle une unité monétaire circule dans un système économique.
La vitesse de circulation de la monnaie désigne la vitesse à laquelle la monnaie est échangée entre les agents économiques. Il s'agit donc d'un taux de rotation, c'est-à-dire le nombre de fois où une même unité monétaire passe dans la main d'un autre agent économique au cours d'une période donnée[1]. Elle dépend de facteurs aussi divers que les habitudes de paiement des consommateurs et de la structure générale de l'économie[2]. La mondialisation financière et la financiarisation des économies ont aussi eu des effets sur la vélocité de la monnaie[3].
Le concept est mobilisé par les économistes dans le cadre de plusieurs théories, dont, notamment, la théorie quantitative de la monnaie, qui établit un lien direct entre la masse monétaire et l'augmentation du niveau des prix. À court terme, la vitesse de circulation de la monnaie est considérée comme constante[2]. Elle est tenue pour ne se modifier que lentement et sur le long terme[4].
La monnaie est au cœur des débats entre les écoles de pensée économique. Les classiques et les néoclassiques considèrent que la vitesse de circulation de la monnaie (tout comme le volume des transactions) est insensible aux variations de la quantité de monnaie. Ils admettent que la vitesse diminue en période de crise économique. En effet, de manière mécanique, si , alors ou bien les prix, ou bien le nombre de transactions, ou bien les deux à la fois, diminuent en période de crise.
On parle de hot money lorsque la vitesse de circulation de la monnaie est élevée, c'est-à-dire lorsqu'un agent économique cherche à se séparer de sa monnaie aussitôt qu'il entre en sa possession. Ce phénomène caractérise les situations d'hyperinflation : la hausse continue du niveau des prix dévalorise constamment toute unité monétaire nominale, ce qui incite les agents à s'en séparer rapidement[1].
Au cours d'une crise économique, la possession de monnaie pour motif de précaution augmente, ce qui réduit la vitesse de circulation de la monnaie[1].
Formalisation
Le calcul de la vitesse de circulation de la monnaie nécessite de connaître pour une période, le volume des transactions , la quantité de monnaie disponible et le niveau général des prix à cette période. et doivent être dans la même unité (devise).
Le taux de liquidité est égal à l'inverse de la vitesse de circulation de la monnaie, soit et le taux de liquidité de l'économie, mesuré par le rapport entre la masse monétaire d'agrégat M3 et le PIB. Mais attention, si les échanges concernant les actifs financiers et immobiliers sont intégrés à l’équation, alors ne représente pas le PIB.
La valeur a une borne inférieure nulle (la vitesse ne peut pas devenir négative) mais n’a pas de raison d’être bornée supérieurement. Elle peut être supérieure ou inférieure à 1, qui ne représente aucune signification particulière : lorsqu'une unité de monnaie est dépensée par un agent économique, celui-ci ne va pas forcément garder cette monnaie pour lui, mais va lui-même en dépenser tout ou partie. La même pièce peut ainsi servir plusieurs fois, et la vitesse de 1 (où elle ne sert en moyenne qu'une fois dans l'année) n'est qu'un cas particulier improbable.