Vitraux de Bourges

From Wikipedia, the free encyclopedia

Vitrail de la légende de Marie l'Égyptienne

La cathédrale Saint-Étienne de Bourges possède une remarquable collection de vitraux. Ils peuvent être classés en plusieurs catégories :

  • les vitraux du premier tiers du XIIIe siècle, comprenant :
- les vitraux légendaires du déambulatoire,
- les vitraux hauts du collatéral intérieur et du chœur,
  • les vitraux datant du duc Jean de Berry, à la fin du XIVe siècle,
  • les vitraux des chapelles latérales réalisés du XVe au XVIe siècle.
Position des différentes baies du déambulatoire

Le déambulatoire de la cathédrale Saint-Étienne de Bourges et les chapelles rayonnantes possèdent une collection de 22 vitraux légendaires datant du XIIIe siècle, 10 dans le déambulatoire et 12 dans les chapelles rayonnantes. François Quiévreux date la réalisation de ces vitraux entre 1215 et 1220 à partir de la fin de la construction de la partie basse du chœur de la cathédrale en 1218[1]. L'évêque Guillaume du Donjon a célébré une messe dans la cathédrale inachevée peu avant sa mort, en 1209. Dès 1214, un texte règle le fonctionnement du chœur liturgique, ce qui montre que les parties basses du chœur sont alors couvertes et vitrées[2]. Robert Branner a fixé la première phase de la construction de la cathédrale avec le chœur, entre 1195 et 1214.

Les baies sont numérotées à partir de l'axe de la chapelle d'axe en reprenant le principe de numérotation des vitraux du Corpus vitrearum. Les baies portant des numéros pairs sont à droite en regardant la chapelle d'axe, les numéros impairs sont à gauche.

Ces vitraux sont contemporains des vitraux de Chartres du XIIIe siècle.

Les trois vitraux qui se trouvent dans la chapelle d'axe - baies 0, 1 et 2 - ont été refaits au XVIe siècle, offerts par Claude de la Châtre et Jeanne Chabot[2].

Les dix baies du déambulatoire :

  • Baie no 3 : verrière de la Nouvelle Alliance
  • Baie no 4 : verrière du Jugement dernier
  • Baie no 5 : histoire de l'Enfant Prodigue
  • Baie no 6 : histoire de la Passion
  • Baie no 13 : parabole du Bon Samaritain
  • Baie no 14 : verrière de l'Apocalypse
  • Baie no 15 : histoire de l'invention des reliques de saint Étienne
  • Baie no 16 : histoire de la vie de saint Thomas
  • Baie no 23 : parabole de Lazare et du mauvais riche
  • Baie no 24 : vie du patriarche Joseph

Les douze baies réparties dans les quatre chapelles rayonnantes du déambulatoire par groupes de 3 racontent la vie des saints :

  • Première chapelle rayonnante sud (chapelle Sainte-Catherine) :
Baie no 8 : légende de saint Laurent
Baie no 10 : vie de saint Étienne
Baie no 12 : légende de saint Vincent
  • Seconde chapelle rayonnante sud (chapelle Sainte-Solange) :
Baie 18 : vie de saint Jean-Baptiste
Baie 20 : vie de l'apôtre saint Jean
Baie 22 : vie de l'apôtre saint Jacques le Majeur
La chapelle conserve des chapiteaux romans, mais les vitraux ont été réalisés en 1869 par Nicolas Coffetier.
  • Première chapelle rayonnante nord (chapelle Notre-Dame-de-Lourdes) :
Baie 7 : vie de saint Martin
Baie 9 : légende de Pierre et Paul
Baie 11 : vie de saint Denis
  • Seconde chapelle rayonnante nord (chapelle de la Sainte-Croix) :
Baie 17 : vie de Marie-Madeleine
Baie 19 : vie de saint Nicolas
Baie 21 : vie de Marie l'Égyptienne

Pour François Quiévreux, deux ateliers chartrains ont réalisé ces verrières. Pour Louis Grodecki et les historiens de l'art, les vitraux de la partie basse du déambulatoire ont été exécutés par trois ateliers :

  • l'atelier de la Nouvelle Alliance, pour les baies 3 et 4,
  • l'atelier du Bon Samaritain, pour les baies 6 et 13,
  • l'atelier de l'Invention des reliques de saint Étienne, baie 15, qui a été le plus prolifique.

Des fragments de vitraux du XIIe siècle subsistent dans les verrières composites des baies 28, 34 et 36.

Les verrières subsistantes ont été restaurées à plusieurs reprises.

Comme à la cathédrale de Chartres, des vitraux ont été offerts par des corporations de métiers qui ont été représentées en train de travailler. Les vitraux sont alors des témoins de la ville au XIIIe siècle.

Chapelle d'axe
Vitrail de l'Assomption de la Vierge

La chapelle d'axe comporte trois baies - 0, 1 et 2 - décorées de vitraux du XVIe siècle, reprenant peut-être les thèmes traités au XIIIe siècle, et racontant la vie de la Vierge Marie :

Baie 0 : Assomption de la Vierge
Baie 1 : Annonciation
Baie 2 : Adoration des Mages et fuite en Égypte
Vitrail haut représentant
l'archevêque de Bourges
saint Sulpice Sévère

Les vitraux des parties hautes de la cathédrale

Dans les parties hautes, il y a des vitraux à grands personnages des fenêtres hautes du vaisseau central et du collatéral intérieur au droit du chœur à partir de l'abside. Après la cinquième travée à partir de l'abside, il n'y a plus que des vitraux en grisaille. Dans les rosaces du collatéral ont été placés des couples de rois musiciens.

Dans la baie 216, placée dans la huitième travée, a été placé un vitrail représentant le couronnement de la Vierge, à la limite de la nef du chœur liturgique.

Les vitraux du grand Housteau offerts par le duc Jean de Berry

Le grand Housteau, occupant 150 m² de la façade occidentale de la cathédrale été refait par l'architecte du duc de Berry, Guy de Dammartin, à la fin du XIVe siècle[3].

Les vitraux de l'église basse

La Sainte-Chapelle de Bourges a été détruite en 1757. Le gisant du tombeau du duc Jean de Berry y a été déposé. Une partie des vitraux de la Sainte-Chapelle, construite entre 1395 et 1405, y ont été remontés sur cinq baies.

Les vitraux des chapelles latérales

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI