Vittoria Ruspoli
From Wikipedia, the free encyclopedia
Maison de Dampierre (1912-1930)
Titre
–
(17 ans et 18 jours)
| Prédécesseur | Jeanne Carraby |
|---|---|
| Successeur | Enid Toone |
| Dynastie |
Maison Ruspoli Maison de Dampierre (1912-1930) |
|---|---|
| Nom de naissance | Ipsycrathea Vittoria Elisabetta Emily Ruspoli |
| Naissance |
Rome (Italie) |
| Décès |
(à 89 ans) Rome (Italie) |
| Père |
Emanuele Ruspoli prince de Poggio Suasa |
| Mère | Josephine Mary Curtis |
| Conjoint | Roger de Dampierre (1912-1930) |
| Enfants |
Emmanuelle de Dampierre duchesse d’Anjou et de Ségovie Richard de Dampierre duc pontifical de San Lorenzo Béatrice de Dampierre comtesse Luigi Miani di Angoris |
| Résidence | Palais Ruspoli |
| Religion | catholicisme romain |
Vittoria Ruspoli, née le [1] à Rome et morte le dans la même ville[2], est une princesse et peintre italienne appartenant à la Maison Ruspoli. Fille du prince Emanuele Ruspoli, elle est également la mère d’Emmanuelle de Dampierre et, à travers cette dernière, l’ascendante du chef des Capétiens, Louis de Bourbon (1974).


Ipsycrathea Vittoria Elisabetta Emily Ruspoli[3],[4] est la fille du prince Emanuele Ruspoli (1837-1899) , 1er prince de Poggio-Suasa ainsi que 1er maire de Rome, et de sa troisième épouse, l’Américaine Joséphine Mary Curtis (1861-1943)[3]. Elle est donc la demi-sœur de Eugenio Ruspoli (1866-1893), de Mario Ruspoli (en) (1867-1963), 2e prince de Poggio-Suasa, de Camille Ruspoli (en) (1882-1949), 2e prince de Candriano, des princesses Catherine (1868-1912) et Margherita (1870-1970), ainsi que la sœur de Francesco Ruspoli (en) (1891-1970), duc de Morignano et de Eugenio (1894-1978). Parmi les nombreux cousins de Vittoria figure le futur premier ministre britannique Winston Churchill (par sa mère américaine Jennie Jerome)[5], Vittoria relatera dans ses souvenirs d'enfance, avoir gagné lors d'un jeu face à Winston Churchill, chose que le futur premier ministre ne supporta pas, s'énervant peu après[5].
Vittoria qui devient orpheline de père à l’âge de 8 ans, épouse le 14 décembre 1912, à Rome, le noble français Roger de Dampierre, duc pontifical de San Lorenzo. Le couple a trois enfants[6] :
- Emmanuelle de Dampierre (1913-2012) duchesse d’Anjou et de Ségovie, qui épouse en premières noces l’infant Jacques-Henri de Bourbon (1908-1975), avant de faire annuler civilement ce mariage en 1947 puis de se remarier civilement avec le banquier Antonio Sozzani (1918-2007).
- Alphonse de Bourbon (1936-1989), duc d’Anjou et de Cadix, prétendant aux trônes de France et de Navarre, qui épouse en 1972 Carmen Martínez-Bordiú (1951). D’où deux fils, François, duc de Bourbon et Louis, duc d’Anjou et actuel prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre ;
- Gonzalve de Bourbon (1937-2000), duc d’Aquitaine, qui épouse d’abord civilement María del Carmen Harto Montealegre (1947), puis religieusement María de las Mercedes Licer García (1963) et enfin Emanuela Pratolongo (1960).
- Richard de Dampierre (1916-2004), 3e duc pontifical de San Lorenzo, qui épouse María de las Mercedes de Pedroso y Sturdza (1914-2012).
- Mahaut de Dampierre (1938-1997).
- Béatrice de Dampierre (1918-1990), qui épouse le comte Luigi Miani di Angoris (1896-1953).
- Famille Miani di Angoris
Vittoria et Roger se séparent dès les années 1920 et divorcent en 1930.
Biographie
Vittoria grandit au palais Ruspoli situé à Rome, jusqu'à ses 7 ans où elle déménage à Paris, dans l'hôtel particulier que possèdent ses parents avenue Élisée-Reclus[5]. Bien qu'ayant principalement grandi dans la capitale française, Vittoria dira qu'elle s'est « toujours sentie italienne »[5]. La jeune fille effectue également de nombreux séjours en Angleterre durant son enfance, rencontrant régulièrement ses cousins tel que le futur premier ministre Winston Churchill[5]. Vittoria assistera par ailleurs au couronnement d'Édouard VII à Westminster en 1902[5].
Vittoria qui devient orpheline de père à l’âge de 8 ans, épouse le 14 décembre 1912, à Rome, le noble français Roger de Dampierre, duc pontifical de San Lorenzo, ils eurent trois enfants. C’est sa tante maternelle Elizabeth Beers-Curtis, ancienne marquise de Talleyrand qui organise son mariage[5].
Vittoria et Roger se séparent dès les années 1920 et divorcent en 1930. Ainsi après avoir vécu de 1913 à 1920 à Paris, Vittoria rentre à Rome où elle s’installe avec ses enfants dans la résidence de sa mère, le palais Ruspoli[6]. Vittoria compte parmi ses amis le roi et la reine d’Italie ainsi que le roi Alphonse XIII d’Espagne, avec qui elle arrange le mariage de sa fille aînée Emmanuelle avec le second fils d’Alphonse, Jacques-Henri en 1935[6].
Selon l'écrivain et homme politique français Jacques Bardoux, Vittoria Ruspoli a été chargée de « faire tenir au Gouvernement des renseignements sur l'Italie, donnés par la reine d'Espagne qui s'est fixée, elle aussi, à Rome »[7].
Vittoria assiste aux somptueuses noces de son petit-fils Alphonse, avec Carmen Martínez-Bordiú, petite-fille aînée de Franco, en 1972[8]. Elle meurt finalement le 13 janvier 1982 à Rome[1].