Vladimir Hirschmann, Hirschman, Guirchman, ou Girshman (en russe: Владимир Осипович Гиршман), né le à Moscou, mort le à Paris, est un homme d'affaires juif russe, collectionneur et mécène. Le peintre Valentin Serov réalise son portrait en 1911. Il se trouve aujourd'hui à la galerie Tretiakov.
Vladimir Hirschmann est né à Moscou le dans une famille de commerçants juifs. Ses parents sont des marchands de la première guilde, du nom de Ioussif Chimon Itsikovitch Hirschmann (1839—1905) et Charlotta Tetsner (1843—1925). Ils se sont installés à Moscou en provenance de Goldingen, dans le Gouvernement de Courlande. À Moscou, le père achète l'usine de production d'allumettes D. Vissotski et fonde à Kolioubakino, dans les environs de Moscou, en 1894, une fabrique d'aiguilles et la maison de commerce Hirschmann et fils. En 1865, les Hirschmann s'installent à la rue Ilinka dans la maison Voeikova[1].
Vladimir Hirschmann termine le cycle des cours de l'académie de science commerciale de Moscou, puis il reçoit de son père la fabrique d'aiguilles Hirschmann et fils à Kolioubakino dans le Gouvernement de Moscou. Sous sa direction, l'usine commence à fabriquer toutes sortes d'aiguilles depuis les aiguilles à tricoter jusqu'aux hameçons. Dans les années 1890, il devient, en plus de ses activités, collectionneur d'œuvres de peinture russe contemporaine et de meubles anciens[2].
Hirschmann disposait dans sa collection de portraits de membres de sa famille. En plus de tableaux, il rassembla aussi des meubles anciens. Il en possédait 373. Sa collection se trouvait dans son hôtel particulier, avenue Miaznitskom, n° 6 (l'immeuble n'a pas été conservé)[2].
Hirschmann est élu à vie membre du Salon d'automne. Il est un des fondateurs des salons de la libre esthétique (1906—1917). Il s'occupe, en 1915, de l'organisation d'une exposition des œuvres de Serov à Moscou quelques années après la mort du peintre [2].
Après la Révolution de Février de 1917, Hirschmann rejoint l'Union des collectionneurs d'art de Moscou, puis, en 1918, il en devient président. En 1918, il crée dans sa propriété un fonds muséal. En 1919, sa collection est confisquée et nationalisée et ses tableaux et meubles sont donnés à différents musées russes[2].
En 1918, Hirschmann ayant perdu tous ses biens émigre à Londres, puis plus tard à Paris. En France, il possède une boutique d'antiquités et d'art où il organise régulièrement des expositions de peintres russes[3].