Vladimir Karpov
From Wikipedia, the free encyclopedia
Biographie
Karpov est né à Orenbourg, mais il a passé son enfance et sa jeunesse à Tachkent, capitale de la république socialiste soviétique d'Ouzbékistan. Il fait ses études à l'École supérieure d'infanterie de Tachkent (1939-1941). Il est champion de boxe d'Ouzbékistan et des républiques d'Asie centrale en poids moyen, étant entraîné notamment par Sidney Jackson.
Élève officier lorsque la guerre éclate en 1941, il fait partie des condamnés politiques et sera envoyé dans un bataillon disciplinaire qui combat sur le front de Kalinine en 1942[2]. Il est réhabilité pour sa bravoure face à l'ennemi en 1943 et nommé lieutenant. La même année, Karpov rejoint le Parti communiste. Il devient Héros de l'Union soviétique le pour avoir participé à la capture de soixante-dix-neuf prisonniers. Après la guerre, il entre à l'Académie militaire Frounzé dont il sort diplômé en 1947, puis sert dans les républiques d'Asie centrale. Il est commandant de régiment dans le Pamir et le Karakoum. Il prend sa retraite en 1966 au grade de commandant et au poste de chef d'état-major de division.
Il a commencé sa carrière littéraire en 1945 et obtenu son diplôme de l'Institut de littérature Maxime-Gorki (cours de littérature par correspondance) en 1954. En 1973-1981, il est journaliste et rédacteur en chef adjoint à la revue Oktiabr, puis, journaliste et rédacteur en chef à Novy Mir de 1981 à 1986[3].
Vladimir Karpov est premier secrétaire de l'Union des écrivains soviétiques de 1986 à 1991, dont il était membre depuis 1962. Communiste fidel et figure du parti, il n'était pas très populaire parmi les écrivains plus progressifs, mais il avait des faveurs de Mikhaïl Gorbatchev[4]. Il était membre du comité central du PCUS depuis 1986, député au Soviet suprême de 1984 à 1989.
Il est enterré au cimetière Troïekourovskoïe de Moscou.
Quelques œuvres
- Vingt-quatre heures de la vie d'un officier du renseignement (Двадцать четыре часа из жизни разведчика), 1960
- Les Commandants grisonnent tôt (Командиры седеют рано), 1965
- Le Bâton de maréchal (Маршальский жезл), 1970
- Prenez-le vivant! (Взять живым!), 1974
- Jamais seul avec son épée (Не мечом единым), 1979
- Le Commandant de compagnie, (Полководец), 1984 (Étude sur le général Petrov)
- Le maréchal Joukov, ses compagnons et ses ennemis pendant les années de guerre et de paix (Маршал Жуков, его соратники и противники в годы войны и мира), 1989
- Le maréchal Joukov. La Disgrâce (Маршал Жуков. Опала), 1994
- Les maréchaux fusillés (Расстрелянные маршалы), 1999
- Le Généralissime, tomes I et II (Генералиссимус), 2002 (Biographie de Staline)
- Le maréchal Bagramian: « Nous avons beaucoup enduré dans le calme après la guerre » (Маршал Баграмян "Мы много пережили в тиши после войны"), 2006
- Le Général d'armée Tcherniakhovski (Генерал армии Черняховский), 2006
- C'est la vie (Се ля ви… Такова жизнь), 2007, nouvelles et récits
- La Grande vie (Большая жизнь), 2009, autobiographie
- Le péril et la résurrection d'un agent du renseignement (Гибель и воскрешение разведчика), 2010
Décorations et hommages
- Héros de l'Union soviétique, 1944
- Ordre du Mérite pour la Patrie, IVe classe
- Ordre de Lénine (deux fois)
- Ordre de la révolution d'Octobre
- Ordre du Drapeau rouge
- Ordre de la Guerre patriotique, Ire classe
- Ordre du Drapeau rouge du Travail
- Ordre de l'Étoile rouge (deux fois)
- Médaille du Courage
- Médaille pour le Service au combat, etc.
- Prix d'État de l'URSS (1986) pour son récit Le Commandant de compagnie
- Citoyen d'honneur de Tachkent et de Smolensk
- Prix d'État de la RSS d'Ouzbékistan (1970)
- Prix Fadeïev (1975)
- Prix du ministère de la Défense d'URSS (1977) pour son roman Prenez-le vivant!