Vojtěch Saudek

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Décès
(à 52 ans)
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Vojtěch Saudek
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Biographie
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Décès
(à 52 ans)
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Genre artistique

Vojtěch Saudek (né le à Prague et mort le à Paris)[1] est un compositeur français et tchèque de la fin du XXe siècle[2].

Enfance

Fils de Věra Saudková, traductrice et d’Erik Saudek, traducteur et dramaturge[3], il nait  en 1951 et grandit à Prague avec ses trois frères, Vladimir, Frantisek, Josef et sa sœur Anna. Il évolue dans un climat littéraire par ses parents, et musical par son grand père Josef David qui l’initie très jeune au violon et au piano. À l’adolescence, la pianiste Eliška Kleinová, proche de la famille, le forme pianistiquement pour qu'il puisse mieux se préparer à la composition musicale. En parallèle,  il suit des cours de violon au conservatoire de Prague.

Études et premières compositions

Après des études d'anglais et de tchèque à l'Université Charles IV de Prague, il obtient un doctorat, puis décide de se consacrer entièrement à la composition et entre à l'Académie des Art Musicaux de Prague (HAMU) en 1977. Il étudie la composition avec Jiri Dvoracek, le piano avec Anna Machova ainsi que la musique de film avec Ivan Kurz. Pendant cette période, il écrit ses premières œuvres importantes : (Quatuor no 1, Sinfonietta, Co  Nepomine (Ce qui ne meurt pas) pour soprano et orchestre, créés à Prague. Il rédige un mémoire sur l'œuvre du compositeur Havelka.

Musique de la mémoire

Ses études achevées, il compose en 1984 son Concerto  A la mémoire de Gideon Klein. Cette œuvre rend hommage au compositeur et à sa dernière œuvre, le trio a cordes, en reprenant par l'orchestre symphonique le thème du Lento.

La volonté de célébrer la mémoire des victimes de la Shoah, qui a marqué le destin de sa famille, est constante dans l'œuvre de Vojtech Saudek. Radio France lui confie en 1990, une carte blanche, où il fait jouer la sonate de Gidéon Klein (par Thomas Visek). Saudek créé à cette occasion le quatuor no 2  interprété par le quatuor Martinu. En 1994,  il écrit Eine Gemeinschaft von Schurken (une communauté de scélérats),  cantate à la mémoire d'Ottla Davidova Kafka, sa grand mère, assassinée à Auschwitz, pour mezzo soprano et ensemble instrumental, créée par l'Ensemble 2E2M et dirigée par Paul Méfano[4].

Influences familiales et littéraires

C'est par les traductions de son père qu'il va acquérir une connaissance intime des textes  de Shakespeare. De cette influence, Il compose Co nepomine  puis, Postavy ze Shakespeara (Caractères de Shakespeare) en 1983, Cycle pour mezzo-soprano et piano.

La deuxième influence importante est l'œuvre de Franz Kafka, dont il est le petit neveu par sa mère. Il compose d'abord L'Excursion en montagne en 1986 pour Mezzo soprano, onze instruments et voix parlée, puis Les recherches d'un chien en 1990 pour violon solo et dispositif électronique, œuvre créée par l'Ensemble l'Itineraire[5].

Parmi les autres influences littéraires, Memnon cili o lidské moudrosti (Memnon ou la sagesse humaine), opéra de chambre tchèque d'après le conte de Voltaire dont il fait l'adaptation pour le livret, (1986),  avec des textes de Weckerlin, Pedro Calderón de la Barca, Hoffmann von Hoffmannswaldau et de Charles Baudelaire. Il compose La grande Lalula et autres chansons du gibet  en 1999 d'après Christian Morgenstern[6].

En parallèle, il réalise un travail de réédition des traductions de Shakespeare par son père et traduit en tchèque les lettres de Kafka à sa famille[7].

Départ pour la France, musique électronique et musique de théâtre

Il s'installe à Paris en 1983. Il obtient une bourse d'études dans la classe de musique électroacoustique de Guy Reibel au CNSMD de Paris, puis reçoit des commandes de divers ensemble musicaux, (Camerata de Versailles, Verdehr Trio, Ensemble L'Itinéraire, Ariam Île-de-France (commande d'état)). Parallèlement, il obtient le CA de Direction pour les conservatoires.

Il écrit pour le théâtre, notamment pour Les Acharniens/Lysistrata, un diptyque d'Aristophane interprétée sur scène par les musiciens de l'Ensemble 2E2M, mise en scène d'Agnès Delume (avec qui il est marié de 1981 à 1994) au Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine[8].

L'année qui précède sa mort, il suit un programme de l'Ircam destiné aux compositeurs, et commence de nouvelles recherches, tout en continuant à composer pour les ensembles, par exemple son Concertino pour deux trompettes. Élégie, écrite en 2002, est sa dernière œuvre.

Œuvres

Références

Liens externes

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