Vol de La Joconde

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TitreVol de La Joconde
Fait reprochéVol d'œuvre d'art
PaysDrapeau de la France France
VilleParis
Vol de La Joconde
Le vol de La Joconde en illustrations.
Le vol de La Joconde en illustrations.

Titre Vol de La Joconde
Fait reproché Vol d'œuvre d'art
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Lieu Musée du Louvre
Date

Le vol de La Joconde est un vol d'œuvre d'art survenu le au musée du Louvre à Paris, au cours duquel La Joconde, le tableau de Léonard de Vinci, est dérobée par Vincenzo Peruggia, un vitrier italien souhaitant voir l'œuvre revenir dans son pays d'origine.

Le vol donne lieu à une importante enquête au cours de laquelle Pablo Picasso et Guillaume Apollinaire sont inquiétés[1]. Retrouvé en après que le voleur a tenté d'approcher un marchand d'art de Florence, le tableau est restitué à l'ambassadeur français à Rome le .

Pendant son absence du musée, il y a plus de visiteurs pour contempler l'emplacement vide de La Joconde que les années précédentes quand elle était là[2],[3]. De retour dans son musée, l'œuvre a durablement gagné en célébrité du fait de la médiatisation de l'affaire[4].

Le [5], un lundi (jour de fermeture du musée), Vincenzo Peruggia, alors que son contrat d'ancien travailleur avec la maison Gobier s'achève, rentre dans le musée du Louvre à sept heures du matin, vêtu de sa blouse de travail. Il attend d'être seul dans le Salon Carré pour y décrocher le Portrait de Mona Lisa (peinture sur bois italienne choisie non en raison de sa notoriété, moyenne à cette époque, mais de sa petite taille, donc facile à emporter) de sa boîte-vitrine suspendue au mur et l'emmener dans une cage d'escalier pour la débarrasser de son cadre et de sa vitre, avant de probablement cacher l'œuvre sous ses habits et quitter le musée sans être inquiété.

Enquête

Le vol n'est constaté que le lendemain matin, et est considéré comme l'un des plus grands vols du XXe siècle depuis que la Joconde est devenue le tableau le plus célèbre au monde. Vincenzo cache la peinture pendant deux ans dans sa chambre à Paris (cité Héron ou rue de l'Hôpital-Saint-Louis), dans le double fond d'une valise de bois blanc, sous son lit ou dans un débarras[6]. Apparemment, alors que l'inspecteur Brunet se présente à son appartement le pour l'interroger, il ne fouille pas la chambre, n'imaginant pas que le vol puisse être l'œuvre d'un modeste ouvrier[7].

Après avoir gardé l'œuvre deux ans, Peruggia retourne avec elle en Italie. Il la garde dans son appartement à Florence. Il devient impatient, si bien qu'il contacte le Alfredo Geri, le propriétaire d'une galerie d'art de la ville. Bien que les témoignages de Geri et Peruggia soient contradictoires, il est clair que ce dernier s'attendait à une récompense pour avoir rapporté la peinture dans sa « patrie ». Geri appelle Giovanni Poggi, directeur de la galerie des Offices, qui authentifie l'œuvre. Poggi et Geri gardent la peinture et informent la police, qui arrête Peruggia à son hôtel.

Après son vol, la peinture est exposée à travers toute l'Italie dans une grande tournée d'adieu avant d'être retournée en grande pompe au Louvre début [8]. Peruggia est quant à lui condamné à une peine de prison légère d'un an, réduite à sept mois.

Incarcération d'Apollinaire

Géry Pieret est un aventurier. En , il vole deux statuettes au musée, et une troisième en . Guillaume Apollinaire connait Géry Pieret depuis , sous le faux nom Vivien. Séduit par sa personnalité fantasque, il l'héberge à l'occasion. Pieret tente de lui vendre les statuettes en , mais apprenant leur origine volée, Apollinaire les lui rend. Géry Pieret se tourne alors vers Picasso, qui les lui achète.

Pendant l'enquête sur le vol de la Joconde, la police remonte assez rapidement à Géry Pieret. Cependant celui-ci a pris la fuite. Apprenant cela, Apollinaire et Picasso se concertent et décident d'aller porter les statuettes au journal Le Petit Parisien. Ils sont arrêtés immédiatement[1].

Apollinaire est maintenu en détention pendant 6 jours à la prison de la Santé avant d'être libéré. Il lui est reproché à la fois d'avoir hébergé Géry Pieret, mais également d'avoir vu et conservé les trois statuettes sachant qu'elles avaient été volées, ce qui s'apparente à du recel. Il plaide la bonne foi, argumentant que Géry Pieret avait entamé des négociations avec le journal Paris-journal pour une prime, et que lui, journaliste du même journal, n'avait donc pas l'autorisation d'interférer dans cette négociation[9].

Alfred Apollinaire, le frère de Guillaume, doit intervenir auprès de la presse.

Galerie

Dans la culture populaire

Notes et références

Voir aussi

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