Voltuan
militant français
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Biographie
Fils d'un professeur d'anglais, Jean-Baptiste Reddé grandit[1] au Mans. Après l'école normale d'instituteurs d'Angers, il devient instituteur remplaçant[1].
En parallèle, il participe, à partir de 1995, à de nombreuses manifestations en France et à l'étranger et prend, en 2001, le nom de Voltuan. Il est alors connu de Libération pour ses diverses annonces et convoque des manifestations au nom du « Collectif lycéen étudiant enseignant pour de réelles démocraties » qu'il a créé[1].
Il obtient une notoriété en 2010, lorsqu'une photo le représentant portant une pancarte « Écoutez la colère du peuple » est reproduite dans des journaux français et étrangers[1].
Il devient alors de plus en plus reconnu pour ses pancartes dans différentes capitales européennes[2]. Il y est souvent photographié ou interrogé[3].
Il explique vouloir défendre trois causes principales : la justice sociale, l'environnement et les droits de l'homme pour une culture de la Paix[4].
Ses pancartes sont reconnaissables car composées de slogans écrits en lettres capitales où chaque mot est d'une des quatre couleurs de sa palette (noir, rouge, bleu foncé et vert foncé).
« [Il explique qu']il faut un minimum de mots, les mots justes, les couleurs qui vont avec et que le tout rentre dans le thème de la mobilisation[5]. »
En 2015, après avoir vécu d'un héritage, il est criblé de dettes[6],[1] et lance une collecte en ligne pour « échapper à ses créanciers »[7]. Depuis, il a pu faire valider sa retraite partielle d'instituteur ce qui lui permet de financer ses déplacements pour se rendre en manifestation et de vivre « chichement » dans un pied-à-terre en Bourgogne[8].
Il participe à partir du , chaque soir, au mouvement Nuit debout[9] qui vise à bâtir une convergence des luttes.
Il est présent en 2017 à Toulouse en soutien aux faucheurs de chaises contre la fraude fiscale et le blanchiment[10].
Il a également organisé ses propres manifestations notamment contre l’utilisation des pesticides, obtenant une rencontre avec les conseillers du ministre de l’Environnement en 2017[11]. Il a organisé des manifestations contre le régime d'Assad en Syrie et contre les exactions infligées aux Ouïghours en Chine[12].
Dès le , il soutient le mouvement des Gilets jaunes et défile fréquemment dans les cortèges des manifestations qui ont lieu tous les samedis, dans plusieurs villes de France[13],[14]. Sa pancarte « Macron dégage », montrée lors d'une manifestation le place de l'Opéra à Paris, fera l'objet d'une controverse médiatique, à la suite de l'effacement du mot « dégage » sur une photo diffusée par le journal télévisé de France 3[15].
Se réclamant de gauche, anarchiste, végétarien, croyant et anticlérical, il participe à un maximum de manifestations françaises défendant la justice sociale, le respect de l’environnement, des êtres humains et des animaux[16]. Il s'est également impliqué dans le mouvement des indignés à Madrid puis ceux de Bruxelles et Londres ainsi qu'à Athènes[16].
Critiques
Jean-Baptiste Reddé est parfois critiqué pour sa confiscation de la parole. Il défend toutes les causes « quitte à confisquer la parole et l'image, et à défendre n'importe quoi », estime Frantz Durupt de Libération[17]. Le collectif Les Effrontées répond à l'article en expliquant : « Nous on l'a toujours vu aux manifs féministes même les moins médiatisées, et on le remercie »[18]. Lors d'une interview menée par Le Parisien TV, des militants expriment devant la caméra combien ils tiennent à sa présence lors de manifestations afin d'aider à médiatiser les causes qu'ils défendent[19].
À chercher à transformer les revendications sociales en art, il lui est reproché de défendre tout et n'importe quoi, par exemple les buralistes lorsqu'ils s'opposent aux paquets de cigarettes neutre[20], en dépit de son engagement écologique. Il s'explique sur ses choix au micro de BFM TV le , invoquant pour ce cas la recherche « du bon mot », et rappelant sa motivation pour la justice sociale, le respect environnemental et la paix dans le monde[21].
Il a participé à la manifestation « Black Lives Matter - Paris to Ferguson » au Trocadéro le samedi [22]. Lors de la marche de la Dignité le , il arbore une pancarte portant le slogan « All Lives Matter », dont certains manifestants ont jugé qu'elle minimisait « la situation des noirs dans le monde et particulièrement aux États-Unis »[23].
Ouvrages
Sous son nom
- En doux bosquets d'amour pur, Paris, Saint-Germain-des-Prés, coll. « À l'écoute des sources », , 45 p. (ISBN 2-243-03192-2, BNF 35043665)
- Elle chevauche à jamais les gouffres de l'oubli, Paris, Saint-Germain-des-Prés, coll. « À l'écoute des sources », , 53 p. (ISBN 2-243-03420-4, BNF 35593278)
- Sources à flanc d'abîme : Sarah ou l'origine, Paris, Saint-Germain-des-Prés, , 53 p. (ISBN 2-243-03512-X, BNF 35807018)
Comme « Voltuan »
- Manifeste du mouvement poétique OSAIS : opposants aux systèmes d'abrutissement et d'infantilisation sociaux : prose et poésie, Paris, librairie-galerie Racine, coll. « Saint-Germain-des-Prés », , 56 p. (ISBN 2-243-03711-4, BNF 37003516)
- Héloïse et Abélard : poésie lyrique du IIIe millénaire, Paris, librairie-galerie Racine, coll. « Saint-Germain-des-Prés », , 73 p. (ISBN 2-243-03773-4, BNF 37710909)
- Laëtitia (Aliza) Reinhart : mystère poétique de l'amour, Paris, librairie-galerie Racine, coll. « Saint-Germain-des-Prés », (réimpr. 2006), 84 p. (ISBN 2-243-04251-7, BNF 40186933)
- Virginia Woolf : célébration poétique, Paris, librairie-galerie Racine, coll. « Saint-Germain-des-Prés », , 147 p. (ISBN 2-243-04434-X, BNF 42159711)
- Sylvia Plath : célébration poétique : zikaron charuzim, Paris, librairie-galerie Racine, coll. « Saint-Germain-des-Prés », , 177 p. (ISBN 2-243-04497-8, SUDOC 800838434)
- Amour à vif : love on the edge : anthologie poétique, Paris, librairie-galerie Racine, , 193 p. (ISBN 2-243-04537-0, SUDOC 835341092)