Vote sanction
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le vote sanction est, dans la démocratie représentative moderne, un vote punitif, destiné à manifester son mécontentement aux responsables politiques au pouvoir.
Le vote sanction est donc une perversion de la procédure électorale démocratique[non neutre] : au lieu de choisir un projet politique qui lui semble dans l'intérêt général, l'électeur vote pour un représentant ou une liste de représentants parce que c'est le meilleur moyen à ses yeux de se payer le pouvoir en place[non neutre]. Le vote sanction est donc un vote éliminatoire. Il faut le distinguer du vote protestataire qui consiste à voter, par mécontentement, pour les extrêmes. Le vote sanction ne se traduit pas forcément par un vote extrême.
La pratique du vote sanction est donc liée à la désaffection des citoyens vis-à-vis du pouvoir politique et va de pair avec la progression du vote protestataire et de l'abstention : c'est un autre signe de la perte de confiance dans le pouvoir à la suite d'affaires de corruption, de promesses trahies ou encore de longues périodes d'inaction (reproche d'« immobilisme »)[réf. nécessaire].
Il est également favorisé par une culture politique de classe. D'après Richard Hoggart en 1957, « en politique, les classes populaires sont dans leur masse portées à un réalisme à courte vue qui leur fait dire que ça ne changera rien à la vie de tous les jours - La politique, ça ne sert à rien... Parler, c'est tout ce qu'ils savent faire. - Tous les politicards, c'est des voleurs »[1]. Ainsi, un électeur sur trois des classes populaires aurait utilisé le scrutin des municipales de 2008 pour voter contre le président d'alors, Nicolas Sarkozy (et pas pour un projet municipal)[2].
