Fils de l'archimandrite Mesrop Papazian, à l'âge de quatre ans, il déménage avec ses parents à Agulis, où il reçoit son enseignement primaire. Il poursuit ses études à l'école arménienne de Tabriz (1875-1878) et au séminaire théologique Gevorkian d'Etchmiadzin (1878-1879). Il étudie ensuite à l'Université de Genève, où il se spécialise en lettres et sciences sociales et obtient son diplôme en 1894.
Contraint de commencer à travailler dès l'âge de 15 ans, Papazian parcourt différentes villes et pays, exerçant divers métiers : ouvrier, photographe, télégraphiste. Pendant une longue période, il enseigne dans des écoles de plusieurs villes (Van, Karin, Tbilissi, Téhéran, Choucha et Bucarest). Il travailla comme rédacteur du journal révolutionnaire de langue arménienne Lutte (1894, Tbilissi), de l’hebdomadaire clandestin Mashtots (1894-1896, Téhéran) et de l’hebdomadaire Karabakh (1911-1912, Choucha). De son vivant, il collabore à plusieurs publications russes et européennes de langue arménienne, dont la revue Ardzagank et les journaux Mschak et Murch. Il commençe à écrire des articles journalistiques en 1883. Pour son ouvrage Mashtots (1899), consacré aux Roms, il fut admis à la Société littéraire impériale de Moscou un an plus tard. Il participe activement au mouvement de libération nationale arménien en Arménie occidentale. Condamné à trois ans de prison pour ses opinions pro-russes et sa propagande anti-ottomane, il fut ensuite libéré. Il passe les dernières années de sa vie à Erevan.
L'œuvre de Papazian comprend des ouvrages variés : romans, nouvelles, pièces de théâtre, essais sur l'histoire littéraire, et bien d'autres ; le thème principal de nombre de ses œuvres est la lutte arménienne contre l'oppression turque. Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent Lettres d'Arménie turque (« Նամակներ թուրքաց Հայաստանից », 1889) et l'ouvrage littéraire monumental Histoire de la littérature arménienne de l'Antiquité à nos jours. Il a également traduit en arménien les œuvres d'écrivains russes classiques tels que Saltykov-Chtchedrine, Léon Tolstoï, Alphonse Daudet et plusieurs autres, ainsi que Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche.