Fondée en 1976, et succédant au titre Plural créé en 1971[1], cette revue a été non seulement un magazine littéraire et culturel, mais aussi, pour reprendre la formule de Mario Vargas Llosa, «une tribune civique, depuis laquelle ont été dénoncés la censure, le dogmatisme, les dictatures, la terreur politique et intellectuelle, et défendus la tolérance, le pluralisme et l'option démocratique.»[2]. La revue a ainsi défendu des points de vue critiques sur la révolution cubaine ou la révolution sandiniste au Nicaragua, se montrant méfiance vis-vis des leaders issus de ces mouvements, et a dénoncé des collusions entre certains intellectuels et le pouvoir au Mexique ou dans d’autres pays d’Amérique latine. Ceci vaut à l'équipe de rédaction la suspicion d’une partie de l'intelligentsia latino-américaine[1].
La revue s’est arrêtée en 1998, à la mort d’Octavio Paz. La société éditrice a préféré interrompre la publication, dont le contenu était profondément lié, depuis le départ, à la personnalité de l’écrivain, et a lancé quelques mois plus tard un autre magazine, Letras Libres[4].
Mario Vargas Llosa, «La passion de Paz. Le dernier mandarin.», Libération, (lire en ligne).
René Solis, «La passion de Paz. Mort à 84 ans, le poète mexicain, Nobel de littérature, fut de tous les combats du siècle.», Libération, (lire en ligne).
Rédaction Le Monde, «Mexique: Letras Libres remplace Vuelta», Le Monde, (lire en ligne).
(en) Daniel Balderston, Mike Gonzalez et Ana M. Lopez, Encyclopaedia of Contemporary Latin American and Caribbean Cultures, Routledge, , 1800p. (ISBN978-1-134-78852-1, lire en ligne), p.1576.